Arlette Farge est une historienne spécialiste du XVIII. Directrice de recherche au CNRS, elle s’attache plus particulièrement à l’étude des gens de peu de la capitale du siècle des Lumières et, par la micro histoire, s’emploie à donner une image vivante et passionnante des comportements d’une humanité parisienne industrieuse.
Arlette Farge a exhumé des archives judiciaires une ténébreuse (et scabreuse) affaire… Dans l’île de la Cité, en ce début des années 1770, un ferblantier, Mr Branchu, ... Lire la suite.
Arlette Farge est une historienne spécialiste du XVIII. Directrice de recherche au CNRS, elle s’attache plus particulièrement à l’étude des gens de peu de la capitale du siècle des Lumières et, par la micro histoire, s’emploie à donner une image vivante et passionnante des comportements d’une humanité parisienne industrieuse.
Arlette Farge a exhumé des archives judiciaires une ténébreuse (et scabreuse) affaire… Dans l’île de la Cité, en ce début des années 1770, un ferblantier, Mr Branchu, accuse devant les tribunaux sa femme d’adultère ; ainsi, Anne-Sophie Branchu aurait été surprise par pas moins de dix sept témoins, réunis par son mari, en des postures fort peu raisonnables avec le pâtissier-liquoriste et le plumassier. Elle aurait été vue portant sans vergogne bracelets, portraits en médaillons et se serait roulée dans des lits de rose : attributs du libertinage qui n’a pas cour, à priori, dans le milieu de l’artisanat. Le verdict vaudra à la malheureuse Anne-Sophie le couvent, puis la prison…Avant que l’affaire, montée de toute pièce par le ferblantier et par un commissaire peu scrupuleux éclate au grand jour.
Ce texte, poignant et fort bien écrit, nous éclaire sur l’effroyable condition des femmes, en dépit de la diffusion de l’esprit des Lumières et sur la fascination, le phantasme teinté de mépris, d’un milieu populaire à l’égard des mœurs de la cour.
L’ultime révérence du prince des monte-en-l’air !
Alexandre Jacob mania tel un orfèvre la pince monseigneur... Et sa plume ne fut pas en reste ! Pour preuve, ce joli petit ouvrage contenant deux de ses textes :
Quelques jours après le procès d’Amiens qui le condamne en 1905 à vingt ans de bagne (d’où il reviendra ), la feuille anarchiste « Germinal » publie « Pourquoi j’ai cambriolé ». Il s’agit du discours que l’accusé devait adresser aux magistrats qui le jugèrent. On ne lui en laissa... Lire la suite.
L’ultime révérence du prince des monte-en-l’air !
Alexandre Jacob mania tel un orfèvre la pince monseigneur... Et sa plume ne fut pas en reste ! Pour preuve, ce joli petit ouvrage contenant deux de ses textes :
Quelques jours après le procès d’Amiens qui le condamne en 1905 à vingt ans de bagne (d’où il reviendra ), la feuille anarchiste « Germinal » publie « Pourquoi j’ai cambriolé ». Il s’agit du discours que l’accusé devait adresser aux magistrats qui le jugèrent. On ne lui en laissa pas l’occasion. Jacob y revendique avec panache l’illégalisme contre les puissants d’une époque qui ne fut pas belle pour tous.
Suivent les « Souvenirs d’un révolté » - écrit en cellule et publié en 1907 en feuilletons par le même canard - qui réjouira le lecteur en mal d’aventures picaresques ! Dans un style alerte, souvent drôle, emprunt de satyre sociale, le roi de la cambriole relate ses dernières heures de liberté employées à tenter de semer les argousins lancés a ses trousses à travers la campagne picarde.
A dévorer sans plus attendre.
Un reste d'insouciance dans un monde qui s'effondre...
Historienne de formation, Nathalie Bauer nous offre une bouleversante histoire d'amitié entre deux médecins étudiants, officiers, responsables d'un bataillon de brancardiers, au plus fort des combats de la Somme et de Verdun.
Un énième ouvrage sur la première guerre mondiale, penserez-vous. Et pourtant...
L'auteur, historienne de formation, nous dévoile, en s’inspirant de l’abondante correspondance laissée par son grand-père, un aspe... Lire la suite.
Un reste d'insouciance dans un monde qui s'effondre...
Historienne de formation, Nathalie Bauer nous offre une bouleversante histoire d'amitié entre deux médecins étudiants, officiers, responsables d'un bataillon de brancardiers, au plus fort des combats de la Somme et de Verdun.
Un énième ouvrage sur la première guerre mondiale, penserez-vous. Et pourtant...
L'auteur, historienne de formation, nous dévoile, en s’inspirant de l’abondante correspondance laissée par son grand-père, un aspect singulier de la guerre. Le lecteur pénètre le quotidien d’hommes qui œuvrent à quelques centaines de mètres des lignes, établissent, dans des granges abandonnées ou des ruines, au gré des combats, des hôpitaux d’urgence qui recevront les poilus blessés. A l’attente angoissée quand tonne à quelques encablures le déluge de feu et de fer, succèdent les périodes d’accalmie, l’ennui, le doute, le désœuvrement. Dans un récit documenté, précis, à l’écriture classique, Nathalie Bauer nous dit cela.
Mais elle fait aussi la part belle aux permissions, aux quelques jours de repos, des moments de grâce, tels ces brèves incartades à l’arrière où aux côtés de la belle Zouzou, les garçons retrouvent un peu de leur insouciance.
Une très belle découverte de cette rentrée littéraire !