Arthur Machen

  • « Dans Le Grand Dieu Pan Machen combine le thème de Frankenstein avec Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde et L'Aventure de Mr Waldemar de Poe en une oeuvre à sensation, mais terne en même temps, pour éviter de donner un sentiment concret d'horreur, se retranchant derrière le voile de l'indicible. Helen Vaughan, l'héroïne (née d'une jeune fille que le docteur Raymond soumet à une expérience, l'opérant du cerveau de manière à lui faire voir le Dieu Pan ; elle devient idiote et neuf mois plus tard donne le jour à Helen) est un monstre, une femme fatale. Paul-Jean Toulet aima le livre et le traduisit.
    Laurent Tailhade l'appelait ''cauchemar de luxure démoniaque''. » (Mario Praz)

  • Machen's weird tales of the creepy and fantastic finally come to Penguin Classics. With an introduction from S.T. Joshi, editor of American Supernatural Tales, The White People and Other Weird Stories is the perfect introduction to the father of weird fiction. The title story "The White People" is an exercise in the bizarre leaving the reader disoriented and on edge. From the first page, Machen turns even fundamental truths upside-down, as his character Ambrose explains, "there have been those who have sounded the very depths of sin, who all their lives have never done an 'ill deed'" setting the stage for a tale entirely without logic.

  • Au coeur du pays de Galles, haut lieu des légendes arthuriennes, Lucian, enfant solitaire et rêveur, a fait des forêts et des collines entourant le presbytère de son père, le cadre de ses errances. Il y découvre les vestiges d'un fort romain qui sera, par un torride après-midi d'été, le cadre de visions fulgurantes et fantasmagoriques qui ne cesseront plus de l'habiter.
    Sa pauvreté l'empêchant de fréquenter l'université, au grand chagrin de son père, il commence alors à écrire un livre qu'il considère comme son grand oeuvre.
    Une nuit d'été, égaré, à bout de forces, il est secouru par Annie, la fille d'un fermier, qui a déjà cristallisé ses rêveries amoureuses.
    Il connaîtra là sa première et, néanmoins, sa plus funeste et terrible expérience...

  • " A vrai dire, cela s'agitait et bouillonnait à l'intérieur comme dans un chaudron infernal.
    Sur les parois et sur le fond, se tordaient et se pressaient des formes vagues qui s'agitaient sans cesse, allant çà et là dans un bruit de pas, se massant en certains points et semblant se parler un langage sibilant et horrible, qui faisait penser au sifflement des serpents. " Saisissante vision d'une assemblée du " Petit Peuple ", vestige d'une race préhistorique qui hante les cavernes et les collines du pays de Galles et que l'on confond, à tort selon Arthur Machen, avec les inoffensifs elfes de Shakespeare.
    Le mythe des fées masquerait-il une terrifiante réalité qui expliquerait les substitutions d'enfants et les disparitions mystérieuses ? Cette hypothèse a inspiré à Arthur Machen quelques-uns de ses meilleurs récits fantastiques. D'après Jorge Luis Borgès, l'un de ses plus fervents admirateurs, " Arthur Machen peut, parfois, nous proposer des fables incroyables, mais nous sentons qu'elles ont été inspirées par une émotion véritable.
    Il n'a presque jamais écrit pour étonner autrui : il l'a fait parce qu'il se savait habitant d'un monde étrange ".

  • Précédant la littérature réaliste, la littérature fantastique est d'une composition ardue, le lecteur ne devant pas oublier que si les histoires narrées sont des fables, elles n'en possèdent pas moins une véracité symbolique et essentielle. Résignons-nous à admettre que la littérature est un jeu, qui procède par combinaisons de mots, pièces conventionnelles, mais sans oublier que pur ses maîtres - et Machen est l'un d'eux - cette sorte d'algèbre ou de partie d'échecs doit rentrer en correspondance avec une émotion. Arthur Machen peut, en certaines occasions, nous proposer d'incroyables fables, mais nous sentons que c'est une émotion véritable qui les a inspirées. Presque jamais il n'écrit pour forcer l'étonnement, il écrit parce qu'il se sait l'hôte d'un monde étrange Jorge Luis Borges.

  • Arthur Machen est un écrivain britannique qui a eu une influence sur Lovecraft, au même titre que Robert W. Chambers, Abraham Merritt ou Lord Dunsany. Howard Phillips Lovecraft en fait une courte présentation dans « Epouvante et surnaturel en littérature » . Nous avons choisi de rééditer ce texte sous forme d'un livre illustré par deux artistes afin d'inaugurer une collection autour des textes qui ont nourri l'imaginaire du reclus de Providence pour sa construction du Mythe de Cthulhu. « On parlera de lui, je crois, un jour ou l'autre, comme de l'un des grands décadents, car il a su cristalliser en argile et saura bientôt traduire dans le marbre les cauchemars et les visions fantastiques qu'Arthur Machen évoque en prose et que Clark Ashton Smith nous dévoile dans ses poèmes et sa peinture. » Howard Phillips Lovecraft. Juan Asensio livre une préface magistrale qui s'apparente à un essai : « Le Grand Dieu Pan ou les voies de la « dévolution ». Quelques aperçus sur une filiation entre Arthur Machen, Paul-Jean Toulet et Georges Bernanos » ( http://www.juanasensio.com/ ) . Coralie Doublet et Pierre Émilien Grenier, artistes des Hauts-de-France, partagent leurs visions du récit au travers d'une série d'illustrations qui viennent prendre place à la fin de chaque chapitre, sur la couverture et à la fin de l'ouvrage.

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