Claire Metz

  • Des bouleversements sans précédent ont profondément transformé les liens familiaux, et l'augmentation des divorces a produit de fait une absence du père dans la vie quotidienne de l'enfant.
    La fonction paternelle en est-elle pour autant affectée ? Que signifie l'augmentation des consultations pour des enfants et des adolescents lors des séparations conjugales ? Il ne s'agit ici ni de stigmatiser les familles divorcées, ni de regretter un paterfamilias historiquement révolu. Le statut du père a profondément évolué et ses fonctions se sont disjointes. Cet ouvrage se propose d'étudier la fonction paternelle dans le champ de la subjectivité, à l'aide d'exemples cliniques, et dans le champ social, dans le but de définir toutes les modalités de l'absence du père et de produire des outils de compréhension pertinents pour l'accompagnement des familles.

  • Comment envisager les difficultés de l'enfant (scolaires, comportementales, physiologiques, génétiques, etc.) sans vouloir tout expliquer par un diagnostic qui le stigmatise et l'enferme ? Comment faciliter son évolution ? Les auteurs questionnent la normativité sociétale actuelle qui pèse sur l'enfant et les souffrances psychiques qu'elle génère.

    L'enfant, être en construction, se voit de plus en plus contraint de correspondre à un modèle normatif, chaque écart se formulant en termes de trouble qu'il s'agit alors de rectifier ou supprimer. À travers de multiples situations emblématiques, les auteurs illustrent comment ces prescriptions normatives, appuyées sur le présupposé d'une étiologie neuro-développementale, cérébrale ou génétique, négligent les investigations psychiques et privilégient le traitement médical, rééducatif, voire chirurgical, au détriment de la prise en compte d'une souffrance psychique toujours susceptible de se manifester. Agitation hyperactive, suspicion de haut potentiel : la demande familiale et scolaire soumet le corps de l'enfant à des investigations pour, au final, le voir normé ou même rectifié. Les auteurs déclinent cette problématique dans des situations contemporaines que rencontre l'enfant à l'école, dans sa famille, dans les structures hospitalières, dans son usage des écrans, des réseaux sociaux... Les expériences relatées démontrent l'importance de tenir compte du psychisme de l'enfant quel que soit le trouble avancé, fût-il organique comme dans le syndrome de DiGeorge.

  • Faire face aux violences conjugales. approches croisees d'un phenomen e complexe Nouv.

    Chercheurs en psychologie, en sciences sociales, juridiques et historiques, et praticiens de terrain croisent ici leurs points de vue, afin de décrypter ce phénomène complexe et multifactoriel que sont les violences conjugales.Outre les récentes avancées juridiques, analysées et recensées ici, deux niveaux de réflexion et d'action s'imposent pour les comprendre et y faire face. En effet, les violences conjugales sont d'abord et principalement des « violences de genre » exercées à l'encontre des femmes. Pour en établir l'étiologie, il faut donc analyser les rapports sociaux de sexe qui sous-tendent et structurent nos sociétés. Mais, en complément de cette approche théorique, les praticiens insistent sur la nécessité d'un accompagnement personnalisé des victimes de ces violences, surtout là où le dispositif juridique ne permet pas encore de les y soustraire.Mieux lutter contre les violences conjugales reste un défi majeur de notre société. Ce livre s'adresse à tous ceux, chercheurs et acteurs sociaux, que cette question interpelle.

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