Daniel Cohen

  • Chronique (fiévreuse) d'une mutation qui inquiète.
    L'hystérie du monde du travail, la grande protestation des peuples, l'enfermement des nouvelles générations dans une espèce de présent perpétuel sont les conséquences de l'effondrement d'une civilisation : celle de la société industrielle. L'une après l'autre, les utopies de gauche et de droite se sont fracassées sur une réalité qu'il est désormais possible de désigner par son nom : la société digitale.
    Une immense frayeur traverse la société. Le travail à la chaîne d'hier a-t-il laissé la place à la dictature des algorithmes ? Les réseaux sociaux sont-ils le moyen d'un nouveau formatage des esprits ? Par un formidable retour en arrière, les questions de l'ancien monde sont en train de resurgir au coeur du nouveau. Les temps changent, mais vont-ils dans la bonne direction ?

  • L'invention de l'agriculture il y a dix mille ans a engendré l'explosion démographique de la population humaine. La révolution scientifique du xviie siècle a permis le développement exponentiel du savoir humain et l'entrée dans l'ère industrielle. Nous abordons aujourd'hui un troisième moment : la société numérique. Or, paradoxalement, malgré de brillantes perspectives technologiques, ce nouvel âge ne s'accompagne d'aucune accélération de la croissance. Dès lors, comment construire un modèle économique vertueux dont la croissance ne serait pas le moteur principal ?
    Daniel Cohen passe au crible le modèle économique de nos sociétés modernes et propose des pistes pour en inventer un nouveau.

  • Ce livre étonnant est un voyage, voyage à travers le temps et l'espace, voyage inquiet, hanté par une question : comment l'Occident, qui a arraché l'humanité au règne de la faim et de la misère, a-t-il pu finir sa course dans le suicide collectif des deux guerres mondiales ? Quel est le vice caché qui a anéanti l'Europe ? La question est toujours d'actualité.
    Le monde s'occidentalise aujourd'hui à vive allure : les tragédies européennes pourraient-elles se répéter, en Asie ou ailleurs ? La planète pourra-t-elle éviter un nouveau désastre, écologique cette fois ? Comme la crise financière l'a brutalement rappelé, une incertitude d'ordre systémique plane sur le capitalisme : sait-il où il va, où il entraîne le monde ? Alliant érudition et pédagogie, concision et sens des formules, Daniel Cohen retrace pour nous l'histoire de l'humanité.
    Un livre passionnant.

  • : À plusieurs reprises dans Le 1, Daniel Cohen s'est prêté à l'excercice exigeant du grand entretien sur des thèmes économiques et sociaux concernant de nombreux Français. Il a ainsi répondu en profondeur à des questions autour du Smic (Peut-on vivre avec le Smic?), du chômage (La France a-t-elle choisi le chômage?), du Revenu Universel (Quels problèmes pourrait-il régler ?), ou encore de la dimension économique du mouvement des Gilets jaunes.
    L'économiste analyse également le rôle toujours majeur et mal régulé de la finance, dans un entretien où il précise pourquoi les risques d'une nouvelle grande crise financière restent importants.

  • La société est de plus en plus compétitive ; l'économie guide le monde. Vers quelle destination ? Le bonheur ? Les indicateurs de satisfaction et de bien-être stagnent ou régressent, dans les entreprises comme dans les couples. L'efficacité ? Les crises financières et les risques écologiques montrent qu'elle laisse à désirer ! La liberté ? Tous ceux qui ont parié que la prospérité mènerait à la démocratie se sont trompés : ce sont les crises qui renversent les tyrans. En vérité, l'économie tend à imposer partout son propre modèle : celui où la compétition l'emporte sur la coopération ; où la richesse acquise renforce le besoin d'en accumuler davantage ; où une espèce étrange - l'Homo economicus - se hisse au-dessus des autres, propageant partout sa logique néo-darwinienne. Une réflexion sur le rapport entre la quête du bonheur individuel et la marche des sociétés par l'auteur de La Prospérité du vice.

  • «Tout est faux ou presque des peurs qui attribuent à la "mondialisation", les crises que connaissent les pays riches. Les transformations en cours s'observent en effet dans n'importe lequel des métiers, des secteurs, qu'ils soient en contact ou pas avec l'économie mondiale.» Par ce diagnostic, l'auteur invite à réinterpréter les transformations du monde contemporain à l'aune d'une nouvelle révolution industrielle. C'est à celle-ci qu'il faut imputer la responsabilité du chômage et des inégalités contemporaines, et non au commerce, aujourd'hui encore si mince, avec les pays pauvres. Ce renversement de perspective oblige à repenser les moyens de combattre la crise. Ce livre d'une grande clarté a été salué par la presse comme «le livre le plus clair et le moins ennuyeux que l'on ait eu depuis longtemps» (Sabine Delanglade, L'Express).





  • La mondialisation actuelle est la troisième mondialisation.
    Les deux premières, la conquête de l'Amérique au XVIe siècle, puis celle des comptoirs anglais au XIXe siècle, se sont terminées en tragédie pour les populations concernées. Les ennemis de la mondialisation se recrutent aujourd'hui dans deux camps que tout oppose, mais qui se nourrissent de ce témoignage de l'histoire. Celui des " mollahs " qui résistent à " l'occidentalisation du monde ", et celui des anticapitalistes qui luttent contre l'exploitation des peuples.
    Le premier groupe mène une guerre des civilisations, le second, une lutte des lasses à l'échelle planétaire. Ce livre montre que leur combat commun se trompe de cible. La véritable faille de la troisième mondialisation est ailleurs : elle fait naître des attentes auxquelles elle est incapable de répondre. La conscience planétaire est mondialisée, tandis que les forces économiques sont en retard sur celle-ci.
    C'est parce qu'elle n'advient pas, et non parce qu'elle est déjà advenue, que la mondialisation aiguise les frustrations. Se méprendre sur ce point, c'est construire la critique du monde contemporain sur un formidable malentendu.

  • Qu'est-ce qui a changé dans le capitalisme ces trente dernières années ? Comment est-on sorti de l'économie industrielle et comment décrire le nouveau monde qui s'ouvre devant nous ? C'est à ces questions que répond Daniel Cohen dans ce livre. Mais une autre interrogation traverse ces trois leçons : comment enrayer la dynamique de dissociation qui éloigne progressivement la sphère économique et la sphère sociale ? La « société industrielle » avait apporté ses propres solutions à ce problème. La « société post-industrielle » cherche encore les siennes.

  • Nos temps modernes On voyait, jadis, la télévision en famille, on la regarde aujourd'hui chacun pour soi. Le travail était standardisé, rigide, il est devenu polyvalent, flexible. Les institutions étaient paternalistes, autoritaires ; elles sont devenues permissives, voire libérales. Un sentiment d'unité habitait le monde, c'est celui d'insécurité qui domine. D'aucuns dénoncent le « capital financier », laissant intacte la question de savoir comment, pourquoi ce mauvais génie est sorti de sa bouteille. D'autres incriminent la « fin du travail », tombeau d'une civilisation capitaliste emportée par son propre producdvisme. D'autres enfin s'en remettent à une explication purement culturelle, l'âge de l'individualisme, qui expliquerait à elle seule la tentation néolibérale. Chacune de ces théories désigne un aspect du problème, mais aucune ne peut expliquer la force du renversement à l'oeuvre. Pour trouver le sens caché de notre époque, il faut rien moins que les affronter toutes. Non pas « fin du travail » mais « travail sans fin », parfois jusqu'à l'épuisement psychique. Non pas fin des valeurs, mais fin des relais (la « première chaîne », la famille...) qui les soudaient auparavant aux valeurs privées. Ère, enfin et surtout, non pas du capital financier mais du « capital humain » tout juste commencée, par quoi « nos » temps modernes peuvent trouver une signification qui les porte.

  • Dans le contexte économique actuel, il est utile de comprendre tous les rouages du sauvetage et du redressement des entreprises et des emplois qui y sont liés. C'est ce que propose Daniel Cohen dans cet ouvrage qui combine habilement approche théorique et conseils pratiques liés à des expériences concrètes.
    "Cet ouvrage s'adresse à tous les acteurs impliqués dans la sauvegarde et le redressement d'une entreprise : les actionnaires, les administrateurs, les banquiers, les investisseurs, les cadres et salariés de l'entreprise et leurs représentants, les consultants opérationnels et les acteurs de la sphère publique... Il a pour ambition de les accompagner dans la compréhension d'un univers souvent difficile à comprendre et à maîtriser.
    Véritable guide pratique, l'ouvrage détaille la chronologie des étapes possibles pour anticiper les actions nécessaires conduisant à une meilleure gestion et évitant, autant que possible, le redouté dépôt de bilan. L'on va ainsi découvrir les dates clefs, les décisions à prendre. les actions à mettre en place, les acteurs à faire intervenir. Un ouvrage à lire et à conserver "en cas d'urgence".

  • Concret et fondé sur l'expérience de son auteur, ce guide opérationnel complet présente en 76 fiches les outils indispensables aux dirigeants, quels que soient le secteur et la taille de leur entreprise. Sans prétendre à l'exhaustivité, cet ouvrage couvre en dix modules l'ensemble des sujets-clés auxquels le dirigeant est confronté. Il se veut être une référence en combinant approches théoriques et conseils pratiques sur les principaux thèmes.

    - La création et l'identité d'une entreprise, les challenges du dirigeant.
    - La mise en place d'une démarche stratégique.
    - La gouvernance de l'entreprise : les relations dirigeant-actionnaires, le management.
    - La croissance de l'entreprise, sa structuration et son financement.
    - La fonction ressources humaines et les dialogues entre les instances représentatives.
    /> - L'adaptation de l'offre aux nouvelles technologies.

    Ont collaboré à cet ouvrage : plusieurs cadres dirigeants de grands groupes et experts sectoriels, faisant autorité dans leurs domaines d'expertise technique.

  • "Nafala Weille-Breslau, princesse Waller von Schwartzenberg, née à Prague en 1897 et meurt en lieu inconnu, entre 1939 et 1945. Son époux, diplomate, suibit le même sort. Leur fils, Nal, né en 1920, part en exil en 1938 et s éteint septuagénaire. Pauline-Lamballe Violet, leur amie, disparaît à Venise, centenaire, trois ans avant l amorce du XXIe siècle. - Altère Nafala écrivaine d envergure, une Lou Andrea Salomé s il en est, plus romanesque et plus politique. Sombre et resplandissant Nal, bondé de paradoxes, coeur et esprit trempés de noir ou assagis. Pauline, conservatrice d un musée dévolu à la mémoire d une femme et de son palais. - Tout cela serait peu dans l hommage rendu à la littérature, sans la galerie de personnages historiques dans un Prague trahit et abandonné au lendemain des accords de Munich."

  • Eaux dérobées

    Daniel Cohen

    • Orizons
    • 2 Novembre 2010

    «Eaux dérobées», pour l'origine des mots, étranges et poétiques, ont une source : le livre des «Proverbes». Le détournement irrigue un travail, sans plan concerté ; l'autofiction, le roman, la traversée de soi et un ensemble de mémoires« : »une biographie intellectuelle dont l'Allemagne est le profond, le sombre bois, et, par ses immenses auteurs, l'illumination créatrice. L'écriture «D'humaines conciliations», de «Psoas», d'«Un Saharien en son dire allemand» (anciennement «Lettre à une amie allemande»), et de «Où tes traces... »tisse, en filigrane, un lien entre ces textes. «Où tes traces...» prend la mesure de cette unité à la lumière d'un deuil qui réactive les autres.

  • D'Humaines conciliations ? C'est d'abord un titre : il reprend un vers du poète américain Wallace Stevens. C'est ensuite l'itinéraire chaotique d'un remords. C'est enfin le roman du remords. Histoire d'une journée à Prague, qu'une voix narre à haute voix - mais ne serait-ce pas, en réalité, un reflet : une narration à distance qu'une grande bourgeoise française s'est inventée ?

  • Invité par son hôtesse allemande à évoquer les impressions de son séjour berlinois au printemps 1998, Daniel Cohen, se prenant au jeu, a finalement rédigé une longue lettre " biographique " sur ce pays pour lequel il éprouve tout à la fois fascination, intérêt et répugnance. Privilégiant une forme de conversation franche, grave et référencée, l'auteur y dit le mal d'être après la Shoah et tente d'éclairer un lieu tout en s'éclairant lui-même.


  • à quelques mois d'intervalle, deux visages de la jeunesse française ont fait irruption dans le débat politique : la jeunesse des banlieues à l'automne 2005, puis la jeunesse étudiante, au printemps 2006.
    ils ont rappelé à l'opinion publique ce que sociologues et économistes soulignaient depuis longtemps
    la jeunesse est en première ligne des ruptures qui ont accompagné les mutations de la société.
    cet ouvrage vise à approfondir le diagnostic. deux thèmes principaux sont analysés : la précarité de l'emploi pour les jeunes, l'allongement de la durée des études. contrairement à une idée qui tend à prévaloir, l'allongement des études a été une bonne chose, en moyenne, tant du point de vue des salaires que de celui des emplois.
    mais son effet principal pour les jeunes est de retarder l'âge où l'on dispose d'un emploi stable : l'insertion hier réservée aux 20-25 ans s'est désormais décalée dans le temps, parfois jusqu'à l'âge de 32 ans. et cet effet se conjugue avec la précarité de l'emploi.
    comment être jeune si longtemps ? grâce aux solidarités familiales, mais à condition d'en bénéficier. dès lors que s'allonge la durée d'accès à un emploi stable, la dépendance à l'égard de la famille se trouve renforcée.
    aider les jeunes, aujourd'hui plus encore qu'hier, c'est leur donner les moyens d'échapper aux inégalités familiales.

  • Lire, lorsqu'il fut enfant, avait été, pour l'auteur, comme un lien et un lieu quasiment lunaires. Né dans un foyer pauvre, le livre, sacralisé dans son absence même, deviendra l'univers qu'il fallait conquérir. Il ne s'agit ni d'un essai, ni d'une pratique du lire, mais une histoire personnelle. Lectures portées par un objet légendaire, le fameux hexa-gone de la bibliothèque babélienne, chère à Borges.

  • "L'argent, pour l'auteur de ce livre, a été, presque toujours, une expérience pénible. Plutôt que d'en décrire la lèpre en essayiste ou en romancier, il a composé un texte décalé. Il a choisi l'Écrivain comme personnage de sa discussion. Daniel Cohen rapporte de ses lectures et de sa casquette d'éditeur, un texte personnel, court et incisif, sur ce dieu fascinant et mortifère."

  • "La lecture, pour Daniel Cohen, a été et ascèse et affranchissement. C'est auprès des écrivains qu'il a appris à regarder le monde. Dans leur giron, il s'est efforcé de surmonter épreuves et échecs. Voici une réflexion sur le trio prestigieux Proust, Gide, Claudel. Ce livre est un témoignage passionné : comment des écrivains inscrivent leur matricule insigne sur la peau de leur lecteur."

  • "Le ""Trésor régulier des rythmes"" témoigne de la pulsation de l'écriture à laquelle un jeune garçon a cédé dans un milieu dépourvu de livres. Il dégage d'abord une fresque, pittoresque et altière, de son enfance passée au Sahara. Il en prolonge le foyer à l'autre point de l'ellipse : Paris - solitude de l'écrivain face à la maladie, à son destin, aux crises qui les transcendent et les réparent - c'est la seconde moitié de l'ouvrage. Cette autobiographie est un récit. Elle clôt un quintette mémoriel ouvert avec ""Psoas"" et ""Où tes traces... ""(parus), poursuivi avec ""Aux Allemand""s et ""Au Pays de Blanche"" (à paraître)."

  • Vendeur

    Daniel Cohen

    La vente est un art que Julien Bénichou exerce en virtuose. À douze ans, il s'est déjà fait tout seul, à la dure, dans la rue où les voyous repèrent son talent de vendeur et l'exploitent... Sa brève amitié avec un taulier qui sera assassiné puis un rappel à l'ordre de la justice le ramène à la réalité et le font radicalement changer d'orientation. Livreur de meubles, il se range et façonné par ses blessures d'enfant nul à l'école, s'intéresse à tout ce qui génère du profit et s'élève dans la société. Il crée et invente des astuces pour arrondir ses fins de mois et soutenir sa famille. Faisant prospérer spectaculairement son activité de négoce dans le meuble, il est à trente ans à la tête d'un empire commercial et immobilier qu'il quitte du jour au lendemain pour s'installer à Genève. Il perd en quelques minutes le fruit de ses nombreuses années de travail. Presque ruiné, il se reconvertit dans la finance où il explore la possibilité de truquer les dés, utilisant son génie pour fomenter des délits d'initiés.

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