Jean-Pierre Lebrun

  • À partir de diverses entrées - le social, la clinique, l'institution, le déclin du politique, l'épisode des Gilets jaunes, la fin de la loi du père... - se déplie la thèse du livre : vingt-cinq ans après Un monde sans limite, c'est un immonde sans limite que nous avons fait émerger.
    Le livre décrit le changement d'hégémonie culturelle qui nous emporte depuis une quarantaine d'années. Fin du patriarcat et fin de la religion comme mode de vie en société nous ont entraînés vers un individualisme exacerbé qui a déconnecté le citoyen de son implication dans le lien social. L'avènement de « l'individu total », de celui qui ne doit rien à la société mais peut en revanche tout exiger d'elle, construit notre société de « l'immonde », caractérisée par la disparition de la limite reconnue collectivement. L'auteur en analyse les conséquences sur la vie psychique, la vie politique, la clinique, l'éducation et montre la place que les psychanalystes ont encore à y tenir.

  • Le psychiatre et psychanalyste identifie les mutations sociales et techniques qui, en contribuant à la disparition des figures d'autorité, ont conduit à une modification de l'équilibre psychique des individus et du lien social.

  • Cet ouvrage a été le premier à montrer en quoi la psychanalyse contribue à éclairer le malaise dans la civilisation d'aujourd'hui. Il a généré nombres de colloques, rencontres, formations, et reste une référence pour les psychanalystes, les psychiatres mais aussi les travailleurs sociaux. Augmenté d'une partie parue dans Les désarrois nouveaux du sujet (érès, 2001), cette version constitue un document de travail de première valeur, qui a ouvert un champ entier pour la psychanalyse : analysant les conséquences de la mutation que nous vivons passage du primat de la religion à celui de la science il fournit au lecteur des repères pour comprendre les enjeux de notre monde actuel.

  • L'école est en difficulté. En témoignent au quotidien, accrocs et dérapages d'être ensemble : harcèlement, phobie scolaire, violence « gratuite », affaiblissement de la légitimité des adultes...
    A l'heure où le lien social est façonné par le diktat de la liberté individuelle au détriment du collectif, le processus de socialisation s'en trouve affaibli.
    Désormais, l'école est devenue le lieu où s'affrontent deux forces contradictoires : l'individualité de l'enfant maintenu dans sa toute-puissance première et l'exigence de la vie scolaire irréductiblement référée au fonctionnement du collectif. Cette opposition n'est pas nouvelle. Mais, l'auteur indique en quoi l'état des forces en présence s'est modifié au détriment de l'éducation et donc du développement même de l'enfant et de l'adolescent.?

  • Les moments vécus au Jardin Couvert constituent la matière de ce livre. Ils font entendre combien pour grandir, il est important que enfants, parents et accueillants se laissent porter par la parole.
    L'enfant vient au jardin couvert avec son père, sa mère ou tout autre adulte proche pour rencontrer les autres, apprendre à vivre avec eux dans la sécurité d'une présence familière. Quelquefois les familles, plus ou moins conscientes de difficultés minimes ou plus sérieuses, viennent chercher des repères, un éclairage neuf, une direction à inventer. Elles sont assurées d'y être entendues dans leur singularité. Elles s'expriment comme elles le peuvent et mettent parfois en avant des détails qui masquent les vrais sujets. La demande d'aide, de conseils est un évitement à s'engager dans ce que le parent sait. C'est aux accueillants de lui faire découvrir qu'il a en lui les possibilités de trouver les solutions adéquates et de s'occuper d'une façon juste de son enfant.

  • Jean-Pierre Lebrun a imaginé d'écrire la réponse féminine de Monique à Alexis qui, dans le livre de Marguerite Yourcenar lui explique qu'il la quitte sous le prétexte de son homosexualité.
    Ce texte devenu introuvable, aujourd'hui réédité donne "par anticipation" un éclairage sur ce que l'auteur s'essaie à décrire dans ses ouvrages plus récents, et notamment cette possibilité d'absence à soi-même à laquelle les sujets sont aujourd'hui invités, du fait même de l'évolution sociale qui nous emporte.

  • A partir de sa place de psychanalyste, l'auteur interroge l'évolution de la médecine depuis qu'elle est devenue - pour le bonheur de tous - « scientifique » ; depuis qu'elle est passée, comme le disait Claude Bernard, d'un « art » de guérir » à une « science » de guérir. Et l'auteur d'ajouter : d'un art de guérir les « malades » à la science de guérir les « maladies ».

    Cet ouvrage est la réédition du premier ouvrage de Jean-Pierre Lebrun, De la maladie médicale , publié en Belgique en 1993, alors peu di?usé en France et épuisé depuis longtemps.
    Paru quelques années avant Un monde sans limite (érès, 1997) qui a marqué un tournant dans le monde analytique lacanien, De la maladie au malade constitue le socle à partir duquel l'auteur a développé sa pensée sur l'importance du lien social sur la subjectivité. Il y interroge les conséquences de l'évolution scientifique de la médecine jusqu'à mettre en évidence comment celle-ci s'est introduite dans les camps d'extermination. Aujourd'hui, le changement de société alors décrit par J.-P. Lebrun - l'horizontalité de singularité remplaçant la verticalité du monde d'hier - s'est considérablement amplifié. Il était important d'en actualiser les enjeux dans une postface conséquente.

  • Comment les auteurs, psychanalystes, soutiennent-ils leur pratique concrète avec ces patients - enfants aussi bien qu'adultes - pour lesquels Melman avait introduit le terme de nouvelle économie psychique ?
    Sans doute la clinique contemporaine impose à l'analyste de " savoir y faire ". Non pas de " savoir faire ", au sens où elle demanderait un savoir technique descriptible. Mais de se mettre dans la position éthique d'accepter que les réalités cliniques nouvelles puissent le déranger, d'accepter d'inventer sans trop bien savoir ce qu'il invente. À cette seule condition, il pourra " faire avec " : faire avec ce qui, quotidiennement, vient interroger son désir, et sa responsabilité. À partir de leurs assises théoriques et de leur pratique clinique, les auteurs contribuent, chacun, à élaborer l'éthique qui leur permet de se constituer un lieu d'adresse pour ces sujets en mal de parole.

  • Le désir d'inceste est partout présent dans nos existences. Car il est ce à partir de quoi se construit à l'origine le désir. Mais pour que l'enfant s'humanise, qu'il devienne un véritable sujet, un être de parole, il lui faut renoncer, non pas comme on le dit communément à coucher avec sa mère, mais à la jouissance qu'il partage avec elle. Et à laquelle celle-ci doit également renoncer. Or, de nos jours, l'interdit odipien, impliquant de prendre de la distance avec le premier Autre de l'enfant, avec l'univers maternel, et de ce confronter à la perte, va de moins en moins de soi.
    Car la délégitimation dans notre environnement néolibéral de toutes les figures d'autorité, à commencer par celle du père, rend ces opérations difficiles. D'autant plus difficiles que tout, dans le discours dominant, tend à renforcer l'évolution vers une société qui prône, au nom d'une légitime aspiration à la démocratie, l'égalité sans limite - notamment entre le père et la mère, entre les générations.
    Et la mise en avant du seul individu, sinon d'un éternel enfant-objet. Ce qui conduit à confondre différence et altérité et incite d'autre part à récuser toutes les contraintes, à abolir toutes les limitations à la jouissance. Non sans conséquences, comme le montre par exemple l'apparition de nouvelles pathologies et en particulier l'essor spectaculaire des addictions de toutes sortes. Que faire pour affronter cette crise de l'humanisation qu'a entraînée l'estompement de l'interdit de l'inceste sous toutes ses formes ? Comment, en particulier, restaurer pour chacun la capacité de se déprendre du maternel ? De pouvoir désirer ? Comment éviter que, de plus en plus, le singulier ne l'emporte sur le collectif ? Des questions cruciales, que l'auteur explore cas cliniques à l'appui.

  • Pour chaque enfant, c'est la famille conjugale qui est le lieu de l'humanisation. Les fonctions de la mère et du père restent différenciées et asymétriques même si, aujourd'hui, le mot de parentalité laisse souvent entendre le contraire : la mère est le premier autre, le père intervient en deuxième, et il s'agit pour lui d'inverser la prévalence naturelle donnée à la mère, non pas à son profit - comme le voulait souvent le patriarcat - mais au profit de l'inscription de l'enfant dans le langage, capacité qui définit notre espèce. La parentalité est alors l'indice d'une défense inédite contre le sexuel. La société néolibérale du tout possible prétend se débarrasser de la dissymétrie entre père et mère. Elle ne s'aperçoit pas qu'elle rend ainsi plus difficile le travail d'humanisation que la génération du dessus assume à l'égard de celle qui suit. S'en suivent des conséquences cliniques qui méritent d'être identifiées.

  • Y a-t-il un directeur dans l'institution ? Une quinzaine de directeurs d'établissements d'une association d'action sociale de la région parisienne, l'AVVEJ, participent à un groupe de supervision animé par un psychanalyste. Au bout de cinq ans, Jean-Pierre Lebrun - le psychanalyste - les invite à écrire un texte sur leur expérience de directeurs. Ainsi est né cet ouvrage, qui détonne dans le paysage des écrits habituels sur la fonction de direction. On y parle peu de gouvernance, de management ou d'usager. On y parle beaucoup en revanche de place à tenir, de rencontre, d'éducation et de sujet. En ces temps de contestation systématique de toute autorité et d'individualisme forcené, la « place d'exception » qui est celle du directeur est-elle encore tenable ? Oui, répondent les auteurs de ce livre, à condition de la repenser de fond en comble et de payer de sa personne. Ce à quoi ils s'efforcent ici.

  • Erasme l'avançait : " On ne naît pas humain, on le devient.
    " Mais comment peut-on le devenir ? Quelles évolutions. quelles contraintes doit-on accepter. dès l'enfance puis tout au long de son existence, pour pouvoir vivre véritablement comme un homme ? Et en quoi la société dans laquelle nous vivons favorise-t-elle ou empêche-t-elle ce parcours vers l'humanisation ? Autant de questions que Jean Pierre Lebrun travaille à clarifier depuis de très nombreuses années.
    Refusant à la fois la nostalgie d'un passé idéalisé et d'être aveuglé par les sirènes du " progrès". il se demande si nous sommes encore capables. voire soucieux. de désirer. Sachant que le désir, le propre de l'homme, a affaire au langage et au manque. Et qu'il se différencie de la jouissance. comblante et par là même mortifère. Or notre société dite néolibérale, imposant la recherche éperdue de ladite jouissance.
    Confondant égalité et égalitarisme. affaiblissant la fonction paternelle au nom du rejet, certes légitime, du patriarcat, tend à dévaloriser tout ce qu'implique la condition humaine. Ce qui a des conséquences majeures. et très concrètes. qu'explore ici Jean-Pierre Lebrun. dans tous les domaines de la vie individuelle et collective : la politique. l'éducation. la culture. le psychisme et ses pathologies. mais aussi la vie conjugale ou les modes de consommation.
    Une réflexion profonde mais accessible, du point de vue de la psychanalyse. sur les problèmes cruciaux que doit affronter l'homme contemporain.

  • Partant d'évènements du quotidien et de références cliniques, Jean-Pierre Lebrun, psychiatre, psychanalyste, « met à plat » son analyse de la haine, composante inhérente à la condition humaine. Comment la haine de l'enfant a besoin de rencontrer dans son parent un digne représentant de l'alliage désir/loi pour se transformer en supplément d'humanité. Il a pris le parti de démontrer en quoi la fonction d'éducateur (au sens large) connaît actuellement une crise de légitimité et de repères qui met en péril l'avenir de cette haine dans l'enfant.
    Celui-ci ne trouve dès lors plus de limites posées, voire opposées, contre lesquelles se construire et parvenir « à faire avec » cette perte qu'impose la condition humaine, ce renoncement à la jouissance complète pour que se crée le vivre ensemble.

  • Si nous pouvons convenir que l'institution doit toujours être en position de tiers, en surplomb de ses membres, il faut bien admettre que ce tiers n'est aujourd'hui bien souvent plus garanti par la tradition. S'il est toujours de mise, il est désormais, sinon à inventer, au moins sans cesse à élaborer et à construire. Mais se repose alors la question de la légitimité pour cette construction : comment faire, non pas d'un établissement une institution, mais d'un groupe, d'un collectif, une institution ? Quelle voie frayer qui ne soit pas pur et simple rétablissement de l'autorité d'hier, mais qui, en revanche, reconnaisse la différence des places et ne dénie pas l'impossible auquel elle nous met en demeure de nous confronter ? Avec l'appui de Freud et de Lacan, l'auteur fait de ces questions l'enjeu de ce livre qui est rien de moins, sans doute, que penser comment réinventer la vie collective.

  • J-P Lebrun rend compte des élaborations théoriques nouvelles survenues depuis et grâce à la parution de Un monde sans limite qui a généré de multiples discussions et débats. Des psychanalystes confrontés dans leur clinique aux effets de la configuration actuelle du social sur le sujet apportent ici leur contribution et témoignent de leur difficulté à faire face aux conséquences du déclin de la fonction du Père dans le social, sans céder à une quelconque nostalgie mais sans non plus sous-estimer les conséquences que ce déclin engendre. Tout ceci dans le but de comprendre les caractéristiques des comportements actuels autrement qu'en termes de déficit d'une fonction par essence même déficitaire.

  • Ce guide de terrain est la synthèse de plus de quinze années de pratique en aménagement forestier. Il vient combler une lacune dans la documentation sur la flore des zones sèches d'Afrique de l'Ouest. Ses 1300 photographies en couleurs des fleurs, des fruits, des feuilles et de l'écorce facilitent l'identification de chacune des 360 espèces ligneuses présentées. Parce que l'arbre participe à l'équilibre des paysages et remplit nombre de fonctions et de services, un inventaire actualisé des usages traditionnels des différentes parties de la plante est aussi proposé. Les clés de reconnaissance, comme les fiches descriptives, sont accessibles aux non-spécialistes de la botanique, qu'ils soient techniciens, enseignants ou étudiants. Ce guide constitue un ouvrage de référence pour toute personne appelée à connaître la flore arbustive et forestière de la région.


  • la référence à la norme spontanément admise et reconnue par tous, à l'idéal implicitement partagé, à la hiérarchie véhiculée par la tradition que les générations se donnent la charge de transmettre, autrement dit au tiers, est aujourd'hui remise en cause.
    nous voulons être une société pluraliste, évoquant des références diverses, prenant en compte différents modèles culturels et donnant place aux singularités. la coordination de l'action collective en est rendue d'autant plus complexe. il faut désormais arriver à construire des normes à plusieurs, en fonction des situations, avec les protagonistes eux-mêmes, au cas par cas. dans le même mouvement, nous entendons de plus en plus qu'" il manque du tiers ", qu'" il faudrait davantage faire tiers ", qu'" il y a moyen de faire tiers autrement qu'en se référant au grand tiers d'hier " ! mais en un mot comme en cent, la question se pose avec acuité : qu'est-ce encore que le tiers, qu'un tiers ? c'est cette interrogation qu'ont soutenue, pendant cinq ans,
    des psychanalystes, philosophes, sociologues.
    , au sein d'un groupe de travail dans le cadre du département de communication de l'université de louvain. ils font ici le point sur leurs débats.

  • Des changements majeurs, accélérés par divers progrès techniques, ont mis à l'épreuve tous les repères jusqu'ici les plus stables dans la vie en société: le mariage, la procréation, les rapports entre les générations, la différence des sexes, l'éducation, l'autorité dans la famille, à l'école et dans toute la vie collective, le passage à l'âge adulte, etc. Léquilibre psychique des individus - leur subjectivité - s'en retrouve modifié d'une manière inédite dans l'histoire de l'humanité. C'est à une réelle mutation du lien social qu'on assiste. Parmi les conséquences majeures de ce phénomène, on peut notamment repérer la prévalence accordée à la jouissance par rapport au désir, le rejet de la nécessité de se confronter à la dimension de la perte, le refus du recours au tiers au profit des simples situations duelles, l'illusion d'une nouvelle autonomie subjective et même une tentative, en fin de compte, de vivre ensemble sans autrui. On peut voir là à l'oeuvre un fonctionnement psychique fondé sur un mécanisme - le déni - que Freud considérait central dans la perversion. Sommes-nous donc tous en train de devenir perversoe Certainement pas si l'on veut parler du renversement du rapport à la Loi que l'on constate chez Sade ou Sacher-Masoch. Mais les évolutions en cours nous invitent à adopter des comportements qui relèvent de ce qu'on pourrait appeler une " perversion ordinaire ", propre à notre époque, qui vient se substituer en partie à la " névrose ordinaire " d'hier.

  • Réinventer l'autorité ; psychanalyse et sociologie Nouv.

    À la différence de la domination et de la coercition, l'autorité est la parole du collectif, elle est le Tiers qui conditionne tout ensemble le langage et le rapport à autrui. Comment faire autorité dans la famille, à l'école, au travail ou en politique lorsque toute position d'exception se trouve par avance récusée, contestée, sinon méprisée ? Qu'est-ce qu'une société dans laquelle plus personne n'assume la position d'exception et les normes de la vie ensemble, chacun renvoyant les contraintes sociales à des formes de domination impersonnelle ? Quelles conséquences sur la construction psychique de l'autonomie et de la responsabilité ? Dans un échange constructif, les auteurs, issus d'horizons professionnels différents, s'essaient à concevoir de nouvelles formes d'autorité au service du commun, plus respectueuses de nos valeurs démocratiques.

  • Les auteurs témoignent d'une pratique clinique avec des travailleurs sociaux et tentent d'en tirer les leçons : il s'en dégage à quel point le management est en train de tuer dans l'oeuf ce qui fait la spécificité du travail social.

    Que dit-on à un patient alcoolique qui vient s'écrouler parce qu'il va perdre sa femme ? À une caissière de supermarché qui ne peut plus suivre la cadence ou ne parvient pas à retourner travailler sans « la boule au ventre » ? Aux parents qui viennent consulter avec un adolescent, le casque sur les oreilles, et qui décrivent une addiction aux écrans et des résultats scolaires en chute libre... ? À un éducateur qui doit faire face à un enfant autiste en crise ? Que dit-on à ces jeunes sujets qui se décrivent harcelés sur Facebook ou abandonnés par un copain et incapables de vivre ? ... Dans le séminaire « Pour une clinique du quotidien », un participant tiré au sort est invité à décrire son service et sa mission, à énoncer sa fonction et à parler d'une situation avec laquelle il/elle rencontre une difficulté, est traversé(e) par une question ou un doute. Le postulat de base est qu'il n'y a pas de « bonne réponse » mais qu'il y a néanmoins quelque chose à en dire, que ce quelque chose rend compte d'une rencontre unique entre un intervenant social et un patient et que, de cette rencontre seule, un soulagement, peut-être, surgirait.

  • Nicole Malinconi échange avec Jean-Pierre Lebrun autour des questions de l'écriture, de la langue et de l'altérité.
    Dans un dialogue vivant et accessible, les auteurs ouvrent un champ de questions qui intéressent autant les professionnels de la santé mentale que tout citoyen s'interrogeant sur ce que parler veut dire. Utilisant des références littéraires, cinématographiques, psychanalytiques, linguistiques, sociologiques, philosophiques, ils se demandent comment une société traite la langue et comment la langue transforme la société.
    Jean-Pierre Lebrun est psychiatre, psychanalyste à Namur et Bruxelles. Il a publié de nombreux ouvrages chez érès, et Denoël.
    Il est également directeur de trois collections Humus, Psychanalyse et écriture et Singulier-pluriel aux éditions érès.
         

  • Un psychanalyste, Jean-Pierre Lebrun, et un bibliste, André Wénin, se risquent au dialogue. Le premier parce qu'il est intéressé par la capacité des textes fondateurs de notre culture à dire la spécificité de l'humus humain, le second parce qu'il est convaincu que la psychanalyse développe une approche de l'être humain qui n'est pas étrangère aux textes qu'il travaille.

  • Les concepts aujourd'hui promus par les neurosciences - causalité ascendante et descendante, émergence, plasticité... - permettent mais aussi obligent à réaborder autrement des questions anciennes comme les relations corps/esprit ou encore le débat nature/culture. Évitant tout réductionnisme, ce livre mène un dialogue rigoureux entre psychanalyse et neurosciences autour du fonctionnement du cerveau pensant.

    Jean-Pierre Lebrun échange avec Marc Crommelinck, professeur émérite à l'Université de Louvain, neurophysiologiste et épistémologue à propos de la psychanalyse et du développement des neurosciences. Les progrès incontestables de celles-ci ces dernières années mettent-elles en question la discipline que Freud a « inventée » et que Lacan a « ré- inventée » ? Leurs avancées ne contraignent-elles pas à revisiter les rapports du corps et du langage ? Ces questions sont abordées sous la forme d'un entretien vivifiant qui ne se contente pas des réponses simplistes auxquelles nous ont habitué les médias.

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