Martial Foucault

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

  • En cette période pré-présidentielle, les Français manifestent une profonde fatigue citoyenne : la lassitude est le sentiment qui ressort en tête des enquêtes de confiance.
    Néanmoins, dès le printemps 2016, ils étaient déjà 74 % à se dire intéressés par les élections de 2017. Entre attentes et rejets, méfiances et capacité à la résilience, quelles formes prendront les votes des Français ? Quels seront les priorités politiques et les enjeux sociétaux qui structureront la campagne et les résultats ? Peut-on prédire qui votera quoi ?

    Autour de Martial Foucault, l'équipe des chercheurs du Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) analyse les logiques de la décision électorale. S'appuyant notamment sur une enquête d'une ampleur inégalée (un panel de 25 000 Français, un autre de 1 000 jeunes de 16 à 18 ans et un dernier de 2 500 personnes non inscrites sur les listes électorales interrogées durant vingt mois), cet ouvrage étudie les dynamiques politiques et l'évolution des rapports de forces politiques. Il permet ainsi de saisir les principaux enjeux des élections à venir, de décrypter l'offre politique et d'interroger les formes de mobilisation politique émergentes.

  • Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d'un immense ressentiment contre les partis et les institutions politiques. Face à l'échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité « anti-système » a brisé les compromis que l'un et l'autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d'une société d'individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les « confiants » des « méfiants » envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d'une double méfiance - à l'égard des institutions politiques et à l'égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l'avenir des sociétés démocratiques.

  • Qui doit produire les normes sociales en France?? L'État, les partenaires sociaux?? Ces questions, les mouvements sociaux contre la réforme du Code du travail en?2016 et?2017 puis ceux sur les retraites en ont montré l'actualité. Depuis quelques années, on voit évoluer, parfois radicalement, des situations dont certaines sont issues de lointains héritages historiques comme celui de la Révolution ou le programme du Conseil national de la Résistance.
    Longtemps, en France, le politique et les partenaires sociaux ont relevé d'un rapport de subordination?: le politique croyait en sa «?toute-puissance?» et l'État décidait, intervenant systématiquement dans le domaine social et dans les relations professionnelles. Longtemps aussi, une défiance mutuelle a régné entre syndicats et représentants du patronat. Aujourd'hui, l'autonomie et l'initiative gagnent les partenaires sociaux, et souvent la confrontation ou l'opposition laissent place à d'autres formes de relations, voire à des compromis autrefois considérés comme des compromissions.
    Cet ouvrage propose une mise en perspective des rapports entre la démocratie sociale et le politique tels qu'ils se développent du xixe?siècle à nos jours, dans les débats d'idées, les échanges théoriques. Il précise le rôle de ses acteurs, les syndicats bien sûr mais aussi celui de certaines institutions sociales ou de certaines forces politiques. Il aborde aussi l'environnement international de la France, afin de mieux situer son expérience singulière, la place de l'entreprise et son émergence comme «?enjeu sociétal?». Il considère enfin les tendances plurielles qui se définissent aujourd'hui pour former la «?démocratie sociale à la française?» de demain.

    Avec : Éric Aubry, Alain Bergounioux, Sophie Béroud, Antoine Bevort, Rémi Bourguignon, Jean-Denis Combrexelle, Cyril Cosme, Alexandre Escudier, Sandrino Graceffa, Marcel Grignard, Alain Laquièze, Michel Noblecourt, Jérôme Pélisse, Jean-Emmanuel Ray, Udo Rehfeldt, Jean-Christian Vinel.

  • La V e République a 60 ans. Née d'un coup d'État, elle résiste trois ans après à un putsch.
    En 1968, elle semble sur le point de disparaître. Depuis, sa plasticité lui a permis d'absorber révisions, alternances et cohabitations, dissolutions hasardeuses ou encore renouvellements partisans.

    En mêlant les approches d'économistes, d'historiens, de politistes, de juristes, cet ouvrage dresse un portrait renouvelé de cette V e République qui suscite aujourd'hui tant de débats. Il se penche sur tout ce qui a changé, pour permettre que tout change.

  • Les villes de gauche réclament-elles plus d'impôts à leurs administrés ? Les communes de droite sont-elles moins endettées ? Trouve-t-on moins de policiers municipaux dans les villes de gauche ? Moins de logements sociaux dans celles de droite ? Ces éléments suffisent-ils à faire pencher la balance quand l'électeur entre dans l'isoloir ?

    Les réponses apportées par Villes de gauche, villes de droite réservent quelques surprises. L'ouvrage décortique les élections municipales de 1983 à 2014 dans les 236 communes françaises les plus peuplées pour analyser les éventuelles différences selon la couleur politique. Il propose l'analyse la plus systématique menée à ce jour sur les élections municipales en France.

    La richesse des données collectées met en lumière, de manière inédite, les facteurs locaux (sociologie de l'électorat, qualité de gestion municipale, niveau de chômage, logement, concurrence politique et triangulaires, etc.) et nationaux (popularité de l'exécutif) susceptibles d'expliquer les succès et les défaites des candidats.

  • Fort d'une analyse conjointe des quatre élections présidentielles de 1988,1995, 2002, 2007, cet ouvrage dresse le portrait d'un électorat français qui tour à tour élit Mitterrand, Chirac et Sarkozy, de L'évolution de ses opinions, de ses orientations idéologiques et de ses choix.
    Son intérêt est de montrer dans quelle mesure les variables dites "lourdes" (classe, patrimoine, âge, genre, religion, etc.) structurent ces choix et comment elles se combinent avec les facteurs propres à chaque scrutin (enjeux économiques, sécurité et immigration, images des candidats, vote sanction) pour influencer les résultats électoraux au premier et au second tour. En cartographiant sur deux décennies les éléments de continuité et de rupture inhérents au comportement des électeurs français, cette équipe internationale de chercheurs fournit non seulement une synthèse inédite, mais encore une grille d'interprétation privilégiée pour entrevoir la dynamique de la vie politique actuelle et les enjeux de l'élection présidentielle de 2012.

  • Cet ouvrage présente de manière claire et accessible, les enjeux, les tenants, les résultats et les applications de l'analyse économique de la décision publique.

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