Orlan

  • À l'origine de ce livre, une exposition personnelle d'Orlan présentée à l'École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre à Bruxelles au terme d'un projet de plusieurs mois associant Orlan à un groupe d'étudiants.
    Ce projet, mis en perspective d'autres travaux récents de l'artiste et de la lecture critique qu'en proposent l'historienne Anne Morelli et l'historien de l'art Pierre-Olivier Rollin, met en lumière la dimension profondément politique et volontairement polysémique de l'oeuvre d'Orlan - une artiste qui, entre autres vertus, cultive "le doute, l'impertinence et la provocation".

  • Texte remanié d'une conférence qu'Orlan effectua en 2009 à l'Académie Royale des beaux arts de Bruxelles, où l'artiste commente son travail, de ses débuts à aujourd'hui, en le liant à l'histoire contemporaine. Ouvrage abondamment illustré. Le travail qu'Orlan déploie depuis de nombreuses années, avec une cohérence et une rigueur exemplaires est une source d'inspiration et de réflexions pour ses contemporains. Ceci d'autant plus que personne mieux qu'elle commente et met en critique l'histoire qui sous-tend son travail. Cet écho manifeste aussi une admiration et une fascination. Ce qui fait qu'ORLAN est une star vient des questions qu'elle se pose et qui rencontrent nos obsessions : elle est un livre ouvert séparant ce qui est crucial de ce qui ne l'est pas, le corps d'une femme en est le centre. Ses hybridations de soi, sa mue, son manteau d'Arlequin donnent à penser ce que sont pour elle comme pour nous, des marqueurs de notre temps: la place de l'anthropologie dans son oeuvre témoigne d'un de ces marqueurs.
    La violence a repris. Les trente dernières années n'ont été qu'une trêve pour le corps des femmes et la représentation de cette violence reste aussi imperceptible dans les religions contemporaines que dans l'histoire de l'art chrétien. Certaines femmes en redemandent (du voile, encore du voile), certaines rêvent de devenir des criminels ou des terroristes au regard des sévices commis à leur endroit : le viol et l'excision. Une seule, ORLAN loin de tout masochisme et de toute victimisation conçoit et réalise l'Art Charnel qui s'oppose à la délectation de la vision du corps des femmes martyrisé dans bien des pièces du Body Art.

  • Strip-tease : tout sur ma vie, tout sur mon art Nouv.

  • À quels sombres trafics se livrent les clients de l'auberge du Bon Chien Jaune? Une nuit, le jeune Louis-Marie surprend une conversation entre matelots. Il y est question du «Hollandais-Volant», ce vaisseau fantôme qui sème la terreur sur les mers. Impossible de résister à l'appel de l'aventure: Louis-Marie embarque aussitôt avec la bande pour une mystérieuse expédition... Drapeau noir et abordages en série: un grand classique du roman de piraterie.

  • C'est la seule femme dans cette salle dont la chevelure ne soit pas coupée sur la nuque.
    L'odeur secrète du dancing, comme celle de l'année 1919, est encore l'odeur doucereuse et fade du sang. nelly est belle, d'une beauté nettement parisienne. c'est vraiment une fille de la rue élevée au grand pouvoir. la bouche est une bouche pâle de la rue, et les yeux, durs et gris, ont pris leur éclat définitif dans un autre décor que celui-là.

    Le roman de pierre mac orlan, de l'académie goncourt, qui a inspiré le film inoubliable de marcel carné, avec jean gabin, michèle morgan, pierre brasseur, michel simon.

  • Ce petit manuel est destiné à ne tromper personne. En le lisant, un jeune homme, un peu mou, sans vocation précise, peut devenir un aventurier de bon ton, sans se compromettre, ce qui n'est pas plus sot que de gémir en prison pour avoir trop présumé de l'élasticité des lois en matière commerciale.

    Partant du principe que l'aventure n'existe que dans l'esprit de celui qui la poursuit, Mac Orlan invente dans ce petit bréviaire, écrit en 1920, un moyen unique de parer aux inévitables dangers et déceptions qui menacent les nostalgiques d'horizons lointains.

  • Pierre Gilieth fuit Rouen pour Barcelone après avoir commis un meurtre. Sans le sou, il s'engage dans la bandera, la Légion étrangère espagnole et se retrouve au Maroc, à Dar Riffien. Gilieth démarre une nouvelle vie, prend du galon, et rencontre Aïscha la Slaoui, dans la «maison» de Kadidja. Mais un indicateur a découvert sa véritable identité, il veut le dénoncer, par jalousie...

    Célèbre roman d'aventures de Mac Orlan, inspiré de ses voyages et de ses reportages sur la Légion, La bandera est aussi un classique du cinéma.

  • «La somme réunie en 1954 sous le titre Poésies documentaires complètes a été composée pour l'essentiel de 1919 à 1925 ; de la fin de la guerre à la célèbre exposition des Arts Décoratifs. Elle s'articule autour des cinq grands poèmes ou recueils : L'Inflation sentimentale (1923), devenu Inflation sentimentale ; Simone de Montmartre (1924) ; Abécédaire des filles et de l'enfant chéri (1924), devenu Abécédaire ; Boutiques (1925) ; Boutiques de la foire (1925), devenu Fêtes foraines. [...] Période de transition, de mutation, de rupture entre l'ancien monde détruit par la guerre et le nouveau qui cherche à émerger de ses ruines. Elle se caractérise par une fièvre de modernisme d'abord sensible avec la promotion de médias nouveaux ou récents : cinéma, photographie, T.S.F., phonographe que Mac Orlan est l'un des premiers à introduire dans l'espace poétique. [...] La poésie de Mac Orlan ne fait qu'enregistrer la mutation des moeurs et le brassage social et cosmopolite entraîné par la première guerre. "Ici la reine Dactylo se mêle comme l'eau tiède au vin généreux des hommes" (Inflation sentimentale). La gigolette de Bruant a fait place à la garçonne aux cheveux courts et coiffés d'une cloche de feutre noir, comme un casque guerrier. Derrière elle le champ de la poésie s'ouvre à des personnages jusque-là confinés dans le roman ou la rubrique des faits divers.» Francis Lacassin.

  • Romans maritimes

    Pierre Mac Orlan

    • Omnibus
    • 1 Avril 2004

    L'etoile matutine, l'ange du léon, la rose-marie, l'ange du nord, la rose de savannah, entourés du remorqueur iroise et du baliseur léon bourdelles, ce sont les navires de pierre mac orlan que l'on retrouve dans ce volume.
    L'homme demeure aujourd'hui un écrivain plein de mystères, à la célèbre silhouette de forban à la retraite, coiffé d'un béret à pompon comme on en porte dans les highlands, et accompagné d'un perroquet nommé dagobert. la réunion inattendue de ses " romans maritimes " permet peut-être d'en percer quelques-uns. pierre mac orlan, qui fut journaliste, savait saisir de façon incomparable l'âme des lieux.
    Il connaissait " tous les secrets de l'aventure, depuis celle qui accompagne les matelots à leur insu jusqu'à celle qui marche à pas feutrés sur l'aire des chaumières et sur les carreaux des petits bars embrumés ". il disait aussi : " l'aventure est dans l'imagination de celui qui la désire.".

  • Fanny Hill est une coquine.
    Elle naquit en 1790 dans un petit village de la Somme. A dix ans, ses parents étant morts de la petite vérole, elle rencontre un vagabond qui l'initie à des procédés qui ne sont pas de son âge. Bientôt, nous la retrouvons à Boulogne. Elle est la maîtresse du matelot La Carline, un joyeux drôle qui lui fait connaître Mylord Coloquinte. C'est ainsi que la fillette passe en Angleterre ; Trois ans de concubinage avec Mylord Coloquinte, espion britannique, c'est beaucoup.
    Fanny l'empoisonne. La voilà lâchée dans Londres. Après quelques années de misère dans le sordide quartier de Whapping, elle a l'idée d'aller à King's Place, centre luxueux de la vie galante londonienne. A King's Place, les " maisons " sont accueillantes. Fanny Hill fait fortune. Elle parvient même à avoir une de ces maisons à elle. Mais ses aventures pour autant ne sont pas finies.

  • Le 2 août 1914, Pierre Mac Orlan reçoit son ordre de mobilisation. Sa jeune carrière littéraire est brutalement interrompue. Les combats se succèdent alors en Lorraine, en Artois, à Verdun et enfi n dans la Somme où il est blessé. Réformé en décembre 1917, il termine la guerre comme correspondant aux armées. Mais la réalité de ces années d'horreurs, de souffrances et d'éloignement est gravée en lui de manière indélébile. Demeure un ensemble d'impressions que Mac Orlan réunira par la suite sous le terme de « fantastique social », et qui qualifi e l'ensemble de son oeuvre.
    La lecture des écrits de guerre de Pierre Mac Orlan, remarqués en leur temps par des écrivains majeurs comme Céline, est donc fondamentale pour comprendre l'ensemble de son oeuvre. Les Poissons morts , publié pour la première fois en 1917 chez Payot, compte parmi les journaux de guerre importants de la littérature française. Paradoxalement, il n'a jamais été réédité depuis les oeuvres complètes de l'écrivain en 1960, aujourd'hui épuisées. Ce texte est donc absent des rayons de librairie. Cette nouvelle édition, illustrée par des planches de David B., grand dessinateur appartenant à la mouvance des auteurs de la « nouvelle bande dessinée », comme Marjane Satrapi, vient combler ce vide.

  • Un soir de décembre 1837, dans le sud algérien, au seuil d'une contrée dominée par la mystérieuse " rose des sables ".
    Un feu allumé par un voyageur en attire un autre, puis un autre. avant de repartir dans la nuit, chacun de leur côté, les inconnus s'échangent des confidences. tous trois suivent la trace d'une femme. le premier pour la tuer, le second pour l'épouser, le troisième pour qu'elle lui rende son honneur. ils se rencontreront une nouvelle fois mais dans la mort. les cadavres de deux d'entre eux seront abandonnés aux charognards du désert.
    Seul le dernier aura droit à une tombe recouverte de pierres. devinez lequel.

  • Roi rose

    ,

    En sauvant de la noyade un nouveau-né, les pirates du Holandais Volant, vaisseau fantôme errant sans fin sur les mers, retrouvent goût à la mort. Roi Rose, comme ils le surnomment, grandit parmi les squelettes en rêvant du jour où à son tour il sera mort. Mais le voyage de l'enfance a pour lui une autre fin.

    « Roi Rose » est une nouvelle extraite de « Chronique des jours désespérés ».

  • Écrits entre 1911 et 1920, les cinq romans réunis dans ce volume signent l'entrée en littérature de Mac Orlan, grand voyageur de l'imaginaire. Depuis La Maison du retour écoeurant, merveille de nonsense dont Boris Vian revendique l'héritage, jusqu'au Nègre Léonard et Maître Jean Mullin, admiré par Artaud et Proust, le jeune écrivain élabore une oeuvre où les résonances autobiographiques font écho à des univers fantasmés : Le Rire jaune montre l'humanité décimée par une épidémie de rire, tandis que La Bête conquérante annonce George Orwell. Dans La Clique du café Brebis, texte inclassable et roman-manifeste, l'auteur rend hommage à ses maîtres en aventures, Schwob, Kipling, Defoe ou Stevenson.

  • Dans leur maison de Santenay, les deux frères Gohelle, Nicolas l'écrivain et Simon le peintre, sont les témoins d'une époque historique, pendant laquelle l'Europe et le monde subissent une étrange transformation. Visionnaire lyrique, mais aussi humoriste, tel se montre Mac Orlan dans ce livre prophétique, écrit en 1923, et dont la dernière et hallucinante image fait apparaître le corps d'une petite femme de 1920, avec son chapeau cloche, crucifiée au milieu d'une immense plaine couverte de neige.

  • Marguerite de la nuit (1925) est une transposition contem-poraine du célèbre mythe de Faust dans le Montmartre des années 1920.
    Dans un meublé de la place du tertre un vieillard, Georges Faust, professeur à la retraite achève sa vie en compagnie de son chat Murke. Baignant dans ses souvenirs, se remé-morant ses premières années d'enseignement, le vieil homme de 82 ans passe ses journées à observer les piles de livres qui entourent sa chambre, lui rappelant ainsi les belles heures d'une vie achevée.
    Un soir, Georges décide d'aller au Saharet, un genre de boîte de nuit du quartier de Pigalle où mac et prostitués côtoient des hommes en perdition. A cet endroit, il ren-contre Léon, un dealer de cocaïne qui deviendra le nouveau Méphistophélès, prêt à lui offrir une nouvelle jeunesse en échange de son âme. Au cours de la même soirée, Georges rencontre Marguerite, une jeune femme qui hante les cafés de la place Pigalle du soir au matin. La vision d'une si jolie fille convainc Faust de signer la vente de son âme en échange d'une jeunesse lui permettant de conquérir Mar-guerite.
    Le charme de cette transposition de Mac Orlan réside autant dans l'humour de l'auteur que dans le rajeunissement de la légende de Faust ; son génie de l'atmosphère nous restitue miraculeusement le Paris des années vingt.

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