Edk

  • Les psychothérapies cognitivo-comportementales (ou thérapies cognitivo-comportementales, TCC) regroupent un ensemble de traitements des troubles psychiques (phobies, addictions, psychoses, dépressions, troubles anxieux.) qui partagent une approche selon laquelle la thérapeutique doit être basée sur les connaissances issues de la psychologie scientifique et obéir à des protocoles relativement standardisés dont la validité est dite basée sur la preuve. Les TCC ont pour particularité de s'attaquer aux difficultés du patient dans « l'ici et maintenant » par des exercices pratiques centrés sur les symptômes observables au travers du comportement et par l'accompagnement par le thérapeute qui vise à intervenir sur les processus mentaux dits aussi processus cognitifs, conscients ou non, considérés comme à l'origine des émotions et de leurs désordres. La standardisation de la pratique des TCC a contribué à la reconnaissance de leur efficacité par leur caractère reproductible qui est une des exigences de la démarche scientifique.

  • Notre système vasculaire irrigue chaque parcelle de tissu dont il assure l'oxygénation, l'approvisionnement en nutriments et l'évacuation des produits des échanges métaboliques.
    Chez l'homme, plus de 80 maladies sont liées à un dysfonctionnement de ce système. Comprendre comment il se forme est donc un enjeu majeur de la recherche médicale.
    L'auteur nous invite à un voyage passionnant à travers l'histoire et les concepts les plus actuels concernant les recherches sur le vaisseau sanguin.
    L'ouvrage est facile à lire, bien illustré, et cherche à comprendre et à faire comprendre les enjeux de la recherche sur l'arbre vasculaire en développement et en pathologie.

  • Un nouvel ouvrage vient de paraître dans la collection APM le Corps à ses raisons , qui regroupe les textes de psychanalystes chevronnés, connus pour leurs travaux, et qui s'intéressent depuis longtemps aux maladies de "l'âme" et aux maladies des corps.

    Freud a mis en lumière les interactions entre somatique et psychique, dans les conversions hystériques, là où "l'organe se mêle à la conversation".
    « Rejet n'est pas refoulement », écrivait-il. En effet, les "phénomènes psychosomatiques", les délires lésionnels des "somatoses" ne semblent pas relever du refoulement secondaire mais de ce que Lacan théorisa autour de la notion de forclusion ( Verwerfung ), et témoignent du discord entre organique et psychique.
    Lorsque la chaîne signifiante est rompue, qu'une irruption massive de réel excède le corps érogène, le sujet se trouve livré à un déchaînement pulsionnel, soumis à un plus-de-jouir qui le déborde, le dévaste.

    Que la maladie organique survienne en cours d'analyse ou que la prise en charge analytique fasse suite à l'irruption de celle-ci, ce sont les "états de corps" et les mécanismes à l'oeuvre qui sont ici explorés et mis au travail, au travers d'études de cas, de réflexions et d'avancées théorico-cliniques.

    Un outil de travail et de recherche.

  • Cet ouvrage explore les contradictions, accords et différences entre le terme guérison à connotation médicale : «restaurer l'état d'avant la maladie ou l'accident», comme le stipule le serment d'Hippocrate, et le travail de symbolisation, de transformation et d'humanisation par la «cure par la parole» avec la psychanalyse, renouvelant la question de la guérison, en lui offrant une autre dimension.
    Qu'est-ce que guérir ? et de quoi guérir ? peut-on parler de « guérison psychanalytique » ? Autant de questions auxquelles tentent de répondre plusieurs psychanalystes d'aujourd'hui, impliqués dans le champ médical (somatique et psychique). Ce livre est le résultat d'une confrontation qui rend compte d'un cycle de Conférences organisées sur ce thème ces deux dernières années. Il propose une approche théorique mais l'illustre largement par des exemples cliniques.

  • Dans ce contexte, le fonctionnement psychosomatique est déterminé par rapport à l'activité onirique, qui est l'imaginaire si important à l'adolescence. Il peut être présent, absent, ou alternant entre ces deux états. L'activité onirique englobe ici non seulement le rêve nocturne mais également tous ses équivalents diurnes (la rêverie, le jeu, l'hallucination, le délire, la relation, l'affect, etc.) qui constituent autant de variations où se reconnaît la même fonction de l'imaginaire. Pour ce qui est de la situation relationnelle à l'adolescence, il faut surtout considérer que de conflictuelle, susceptible dès lors de trouver une issue possible, elle peut également évoluer vers autre chose, qui comporte plusieurs formes (dont la contraction, le cercle vicieux et l'alternative absolue), interdisant l'ouverture du conflit, dans lequel l'autre aussi est impliqué, en quelque sens que ce soit. Aussi la pathologie organique doit être vue sous l'angle du relationnel, comme si la même difficulté se projetait simultanément au niveau biologique et relationnel.

  • Cet ouvrage reproduit les vingt-neuf chroniques parues de fin 1991 à 2002, accompagnées de commentaires qui les résultent dans leur contexte et examinent si, avec le recul, elles se révèlent ou non pertinentes. C'est donc un document qui fournit un éclairage sur ces dix années au cours desquelles la séquence de l'ADN humain, pur fantasme à usage politique au début, est devenue une réalité scientifique- sans pour antant, bien sûr, répondre à toutes les questions que pose la biologie.

  • « Les Parisiens sont pris de convulsions sur une tombe au cimetière Saint-Médard... Moreau de Tours fait essayer le haschich à ses amis écrivains... Charcot scrute les miracles de Lourdes... Les Surréalistes recommandent aux fous d´assassiner leur psychiatre... Les théories de Freud débarquent en France en pleine Affaire Dreyfus... » Ces « Petits moments de l´histoire de la psychiatrie en France » sont jalonnés de personnages remarquables par leur compassion et leur dévouement. Pinel, Cabanis et Lasègue ont légué une oeuvre écrite pleine d´humanisme. Itard nous émeut de ses observations auprès de Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron. Franz Fanon n'a manifestement pas obtenu la reconnaissance qu'il aurait méritée. On y découvre aussi des figures insolites, comme la princesse Marie Bonaparte ou Henri Baruk, qui ont occupé en leur temps une place incontournable.



    La naissance des médicaments relève parfois de l'épopée, comme le succès inattendu des neuroleptiques et l'échec du LSD. Un Prix Nobel vient couronner la vogue des lobotomies, alors qu'ailleurs, idées politiques ou idéologiques vont souvent à l'encontre de l'intérêt du malade.



    D'essais inspirés en entreprises hasardeuses, la psychiatrie s'est constituée par l'amalgame successif d'épisodes épiques, parfois tragiques, souvent passionnés, qui ont été le fait de quelques hommes, des idées qui les animaient et du contexte historique qu'ils traversaient.



    Un livre passionnant pour vivre de merveilleux moments d'histoire de la psychiatrie.

  • Cet ouvrage présente les liens étroits et complexes qui unissent ces trois grands domaines, physiologique, physiopathologique et clinique, que sont le stress, les traumatismes et les insomnies, et aborde d'importantes questions neurobiologique et thérapeutique. Une réflexion philosophique et sociétale y est présente. Cette approche très interdisciplinaire comme l'est d'ailleurs la médecine du sommeil suit une tendance profonde de l'enseignement universitaire actuel. Un ouvrage qui fait le point sur la physiologie et physiopathologie du stress, les liens entre stress et insomnie, les traumatismes psychiques, les liens entre traumatismes psychiques et insomnie et engage une réflexion sur les questions cliniques, neurobiologiques et thérapeutiques posées par les liens entre sommeil et émotions d'une part et entre émotions et insomnies de l'autre. Les enjeux cliniques, neurobiologiques, thérapeutiques et philosophiques sont abordés et discutés.

  • Les articles qui constituent cet ensemble proviennent d'un colloque particulièrement riche et poignant organisé à Chambéry au cours duquel fut débattue la destructivité particulière qu'entraînent dans la psyché régimes totalitaires et états de guerre.
    Ce colloque prolongeait une précédente journée d'études consacrée au « Malaise dans la civilisation ». La richesse des expériences convoquées dans ce volume contribue à élargir le champ de cette question, cruciale en un temps de crise où les conflits ne cessent d'être meurtriers tant pour le corps que pour la psyché. Certains textes de ce volume montrent que, même dans les pays où la psychanalyse a été largement combattue, la réflexion et la pratique analytique ouvrent un espace de liberté psychique éminemment nécessaire.

  • Placé sous l'angle de la psychomotricité relationnelle, le travail en psychomotricité que présente cet ouvrage s'attache au développement de la vie onirique et de ses équivalents, lesquels deviennent des outils thérapeutiques (jeu, créativité, expressivité, dessin...) servant à dépasser l'impasse relationnelle.
    Dans cette perspective, le psychomotricien tente de percevoir chez le patient, enfant, adolescent ou adulte, des signes corporels et émotionnels avec lesquels il essaiera d'entrer en résonnance tant au niveau sensoriel et corporel qu'à celui du langage.

  • Depuis cinquante ans, Michel de M'Uzan occupe une place à part dans la psychanalyse française. Grand clinicien, chercheur infatigable, théoricien de la pensée freudienne, cofondateur de la psychosomatique, il n'a cessé de remettre en question les données freudiennes de base, tout en restant strictement et rigoureusement freudien. Cet ouvrage présente l'état des derniers débats sur les questions qui l'animent. Son texte inaugural reprend ses derniers renouvellements, tout à la fois révolutionnaires et controversés, de la métapsychologie, dont la proposition de réserver la notion de pulsion au seul ordre psychosexuel, celle de substituer au dualisme freudien classique l'opposition psychosexualité/« vital-identital », ou bien encore l'idée que la pulsion « s'invente » par l'intermédiaire de la séduction de l'infans. Une discussion des avancées théoriques proposées par Michel de M'Uzan et le débat que ces avancées produisent chez ses collègues.

  • Sofocle Aristotelides enquête par des voies étranges. Son esprit vagabonde, de sorte qu'il laisse placidement la vérité se dégager d'elle-même, sans en gêner l'éclosion par du raisonnement.
    Mais Rose, sa mère, s'inquiète:
    - Allo mon chéri, je voudrais des nouvelles, j'ai toujours peur que tu soies sur une affaire dangereuse.
    - Mais non maman, rien de dangereux, juste de l'ordinaire, quelqu'un qui s'est suicidé à Neuilly...
    - Ah, c'est la banlieue ?
    - Mais non ! Neuilly c'est près de Paris, mais c'est peuplé de gens riches...
    - De la racaille ?
    - Non, enfin, peut-être, mais bien habillée... Ne t'inquiète pas maman, c'est juste une histoire de meurtre et d'inceste, la routine...
    - Ah bon, mon chéri, ça me rassure...

  • À n'en pas douter Balthus (1908-2001) aura été l'un des peintres les plus singuliers du XXe siècle. Les décors étranges où évoluent ses personnages l'ont longtemps inscrit dans la mouvance surréaliste, influence pourtant qu'il rejetait. Les poses suggestives de ses modèles, jeunes filles en fleur, adolescentes à peine pubères, ont incité maints commentateurs à le considérer comme un peintre érotique. Mais là encore Balthus réfutait pareille définition réductrice de son art, lui qui se revendiquant fervent catholique, affirmait : « Le peintre doit être religieux ou n'être pas. » Philippe Gutton, psychanalyste spécialiste de l'adolescence, reprend la question à ses racines dans un souci de ne pas réduire à une interprétation simplificatrice une création si originale. Quelle énigme recèle cette oeuvre ? Que nous disent les figures troublantes qui la hantent ? Que révèlent celles-ci de ce temps charnière qu'est l'adolescence ? Qu'en tant qu'âge de découverte de la génitalité et de la mort, elle est paradigmatique de la créativité à laquelle tout être humain est tenu de croire s'il veut échapper à la mélancolie ; qu'elle ouvre au mystère de la femme advenante, au secret du vivant, bref qu'interrogeant la puberté féminine en tant qu'elle symbolise l'origine, Balthus, selon la meilleure esthétique, tente et réussit à rendre visible l'invisible de l'humain se faisant.

  • La chimie des saveurs

    Haim Tapiero

    • Edk
    • 6 Mars 2014

    La cuisine est une science. Il existe une relation étroite entre élaborer une recette et entreprendre une recherche scientifique. Quelle que soit l'origine d'une recette, d'un livre ou inventée, il faudra faire le choix des ingrédients, les mélanger et les cuire de manière appropriée afin de ne pas altérer les substances actives qui composent les ingrédients. Une fois la cuisson terminée, il faudra analyser le goût et si nécessaire prévoir son amélioration. Améliorer une recette nécessite de connaître le ou les processus qui interviennent dans le développement des arômes, des saveurs et de la texture. Cette approche est similaire à celle développée par le scientifique.

    La relation entre l'élaboration des recettes, les substances nutritives qui composent les ingrédients et la santé de l'homme est issue de plusieurs disciplines de la recherche fondamentale et clinique. Au cours des dernières années, de nombreux travaux scientifiques ont été publiés sur le rôle de la nutrition et la réduction des risques dans les pathologies comme les maladies cardiovasculaires ou les cancers.

    Le but principal de cet ouvrage a été d'identifier la structure chimique des composants actifs des ingrédients utilisés en cuisine (légumes, herbes aromatiques, épices) et qui entrent dans la préparation des recettes pour « végétariens » et «omnivores».

  • Ce numéro tente d'introduire l'écart qui va de la jouissance et de l'envie, au désir qui ménage la prise en compte d'un impossible.

    Ce numéro dans l'air du temps fait réfléchir :
    -sur les difficultés de l'enfant moderne à saisir sa place quand il est l'objet élu d'un parent, à l'exclusion ;
    De tout autre, les conditions qui génèrent que l'enfant soit un objet de marché, de maltraitance, voire de perversion ;
    -sur la nécessité que soit tempérée la jouissance de la mère, pour que l'enfant puisse y crocheter sa subjectivité ;
    -sur le dénuement des enfants sans recours symbolique dans le rapport au réel, dans une situation de psychose sociale.

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