Littérature générale

  • Nouvelle traduction à une seule voix de l'oeuvre poétique complète de Federico García Lorca.

    On ne présente plus l'oeuvre poétique de Federico García Lorca, qui a été abondamment traduite et publiée en français, par divers auteurs et à des époques différentes. Pour la première fois l'intégralité de son oeuvre poétique se trouve ici traduite à une seule voix. Se dégage, de cette vision d'ensemble, la richesse thématique et stylistique de son écriture.

  • Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée.
    Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.
    Danièle Linhart est sociologue, directrice de recherches émérite au CNRS, membre du laboratoire GTM-CRESPPA UMR-CNRS-Universités de Paris 8 et Paris 10. Elle a publié de nombreux livres dont La comédie humaine du travail (2015), Perte d'emploi, perte de soi (érès 2002, rééd. 2009), Pourquoi travaillons-nous ? (érès, 2008), Travailler sans les autres ? (Le Seuil, 2009), La modernisation des entreprises (La découverte 1994, rééd. 2010).

  • Voici réunies, pour la première fois en édition française intégrale, les Voix d'Antonio Porchia, cette oeuvre exceptionnelle d'un "écrivain secret", au parcours éditorial atypique, dont Roger Caillois, son premier traducteur, a dit, lorsqu'il l'a découverte en Argentine dans les années 1940 : J'échangerais contre ces lignes tout ce que j'ai écrit.

    Ni aphorismes ni hallucinations ou visions mystiques, ces phrases donnent à entendre l'échange incessant qu'entretient avec lui-même un être "en disponibilité de penser" - "un homme solitaire, lucide et conscient du singulier mystère de chaque instant", comme le décrivait Borges.

    Et Roberto Juarroz : "Je crois que Porchia est sur la ligne fondamentale où se rejoignent la pensée et l'image, la poésie et la philosophie, dont la séparation artificielle constitue peut-être un de nos plus grands lests."

  • Un peintre décrit à la manière d'un poète sa démarche, son expérience, ses sensations, en prise directe avec le visible. Cette 5e édition augmentée de 80 pages prolonge sa réflexion jusqu'à aujourd'hui.

  • Mieux comprendre comment se construisent les bébés, et mieux aider ceux qui présentent des difficultés évolutives et leurs parents, telle est la démarche de Bullinger, qui propose dans le domaine du cognitif, une éthique du sujet compatible avec une éthique du savoir. Cet ouvrage complet et original allie théorisation de premier plan et présentation concrète du bilan sensori-moteur. Il retrace un parcours de recherche et un travail clinique auprès d'enfants porteurs de déficits variés. La perspective présentée est développementale et cherche à décrire un processus : l'Enfance où se tissent des dimensions physiques, biologiques, émotionnelles et sociales.

  • L'hôpital psychiatrique dans lequel vous séjournez est en proie à l'agitation. Vos voisins de cellule sont fébriles, le personnel soignant tendu ; les rumeurs se répandent, les incidents se multiplient. Vous ne voyez pas le rapport entre le trafic d'organes orchestré par l'infirmière en chef et la dénommée Buffy Summers aka la Tueuse, héroïne de série télévisée. Pourtant vous allez devoir enquêter, survivre, et peut-être même sauver le monde. Enfin si vous êtes prêt à jouer. Après Corpus Simsi et Certainement pas, Chloé Delaume poursuit son exploration du jeu en littérature. S'inspirant des traditionnels livres dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers est un roman interactif où humour, fantastique et détournements littéraires proposent au lecteur de singulières pérégrinations en terre d'amnésie.

  • Où la poésie de Saadi se transforme en poèmes de Kiarostami.
    Kiarostami a puisé dans l'oeuvre poétique de Saadi, figure majeure du panthéon poétique iranien, quelques vers qui, isolés et remaniés typographiquement, deviennent des poèmes brefs à sa manière. L'humour narquois, les jeux verbaux, le travail rythmique, sont partout présents. Le geste poétique de Kiarostami est à la fois anthologique et typographique. A travers ce recueil apparai^t un sujet poétique tout a` la fois enclin au concret, moraliste au vrai sens du terme, amoureux et anticlérical.

  • Non,  la littérature jeunesse n'est pas un petit genre, une toute petite littérature à la mesure de ceux à qui elle est destinée, n'en déplaise à tous les François Busnel de la terre !
    Patrick Ben Soussan nous offre là un beau plaidoyer pour la littérature jeunesse.

    Patrick Ben Soussan est pédopsychiatre. Il exerce à l'institut Paoli-Calmettes, Centre régional de lutte contre le cancer Provence-Alpes-Côte-d'Azur à Marseille, où il est responsable du département de psychologie clinique. Auteur de nombreux ouvrages sur la petite enfance, la parentalité, les livres et la culture, il a présidé l'Agence Quand les livres relient de 2010 à 2012. Il est également directeur de collections et de la revue Spirale, la grande aventure de Monsieur Bébé aux éditions érès.
     

  • Une trentaine de poètes et artistes contemporains, invités au fil des saisons dans l'Espace Andrée Chedid, rendent hommage à la femme de lettres, avec un texte en résonance avec des vers de la poète choisis par eux.
    « Il faut du courage pour se colleter aux grandes énigmes, pour se montrer tel qu'on est, pour crier son ignorance, sa soif de certitude... » écrivait Jacques Izoard au sujet d'Andrée Chedid, dans la première monographie consacrée à cette dernière et publiée en 1977 aux éditions Seghers. De la jeune Libanaise partie tôt en France découvrir l'inconnu, à la grande dame de lettres affrontant, avec une lucidité sans pareille, la maladie et cette « perte dans l'oubli de tous [ses] lendemains », la figure d'Andrée Chedid (1920-2011), témoigne d'une forme de bravoure qui la rend si singulière, si parlante, si actuelle. L'oeuvre est au diapason de l'existence. Une vie marquée par le passage d'une rive à l'autre : l'Orient natal et l'Occident ; le poème et le roman ; soi-même et l'étranger... Avec la célébration inlassable de ce qui nous est commun et doit nous unir par-delà les différences d'âges, de cultures, d'origines.

  • En photographe (150 photos), Jacqueline Salmon se met en quête des traces poétiques et personnelles de Misuzu Kaneko (1903-1930), qu'elle complète par des notations écrites sous forme de carnet de voyage.

    La poésie de Misuzu fait désormais partie des programmes de l'école primaire japonaise, elle est souvent chantée. Si elle s'adresse, certes, tout d'abord aux enfants, on ne saurait la réduire à de la simple littérature enfantine. Bien que souvent très courts, ses poèmes développent une trame narrative présentant une ouverture métaphysique et un regard intimiste sur la nature. Le vocabulaire est simple et les poèmes sont écrits dans un style facilement mémorisable. La réaction à la lecture est quasi instantanée : réflexion, retour sur soi, émotion. Jacqueline Salmon propose ici une sélection de poèmes de Misuzu, dans les deux versions japonaise et française, largement illustrés par ses photographies, et complétés par la contribution de la philosophe Christine Buci-Glucksmann, spécialiste de l'esthétique japonaise.

  • Une galerie de portraits de malades et de nombreuses anecdotes dans lesquels les aidants et les soignants reconnaîtront forcément leurs proches mais, au-delà, un regard neuf, non médical, humain et drôle, sur la maladie et l'animation en EHPAD.
    Voici le récit d'une banquière devenue animatrice en EHPAD par hasard. Elle décrit sa découverte de la maladie d'Alzheimer à travers les animations qu'elle propose et qui, jour après jour, l'attachent à ces malades. Au fil des pages, se constituent les portraits attachants, souvent drôles et toujours émouvants d'hommes et de femmes qui, à mesure qu'ils perdent leurs capacités cognitives, gagnent, grâce à l'animation, en sincérité, en profondeur, en authenticité et parfois même en candeur...

  • My America

    Phyllis Yordan

    • Ere
    • 15 Janvier 2014

    My America est un récit autobiographique où Phyllis Yordan, dans une langue précise, minimaliste, poétique et violente, convoque les fantômes de son passé, sa famille, ses rêves, son Amérique.

  • Avec ce presque millier de "réduits de parole", le lecteur découvrira la matière discrète dont se nourrit l'ouvre du cinéaste, photographe, peintre et poète Abbas Kiarostami.
    Le présent ouvrage rassemble la totalité des poèmes publiés à ce jour en Iran par Abbas Kiarostami. Toute son ouvre est tendue vers le retrait et l'épure : soustraire pour mieux montrer, s'abstraire de la narration pour inventer des formes d'écriture en résonance plus grande avec la nature qu'il associe au sacré, en droite ligne des poètes et des peintres persans, mais aussi des expressions poétiques traditionnelles de la Chine et du Japon.
    Abbas Kiarostami est né à Téhéran en 1940. Surtout connu en Europe comme réalisateur, scénariste et producteur de cinéma, il a signé plus de 40 films, parmi lesquels : La trilogie de Koker (Où est la maison de mon ami ? (1987), Et la vie continue (1991), Au travers des oliviers (1994) ), Close-up (1990), Le goût de la cerise (1997 - Palme d'or du Festival de Cannes), Le vent nous emportera (1999 - prix de la Mostra de Venise), Ten (2002), Five (2005), etc.. C'est aussi un photographe reconnu, dont les ouvres sont exposées dans le monde entier.
    Consultez la page dédiée à l'auteur sur le site de la collection P0&PSY en suivant ce lien.

  • Dans l'ensemble de l'oeuvre poétique de Federico García Lorca, sont ici privilégiés les poèmes juvéniles, les moins connus. Ils sont le banc d'essai du style propre au poète, de la musicalité et de l'exubérance d'images que l'on retrouvera par la suite dans ses " morceaux de bravoure ".

    L'oeuvre de Federico García Lorca est unique, exempte d'influences étrangères, représentative de son temps, ainsi qu'expression de l'hispanisme éternel. Les poèmes sélectionnés ici ont été choisis pour leur forme brève, leur musicalité, mais aussi et surtout parce qu'ils sont les moins bien connus en France. Ils bénéficient d'une traduction nouvelle.
    Les poèmes présentés ici ont été écrits entre 1921 et 1928. Extraits principalement de Chansons et de Suites, ils relèvent de ces mêmes " justifications " par lesquelles le poète ouvrait son Livre de poèmes : " J'expose dans ce livre, tout d'ardeur juvénile, de tourment et d'ambition démesurée, l'image exacte de mes jours d'adolescence et de jeunesse [.] Chacun des poèmes que tu as entre les mains, lecteur, correspond à la naissance même d'un bourgeon nouveau de l'arbre musical de ma vie en fleur. Ne dédaigne pas cette oeuvre qui est tellement entremêlée à ma propre vie. " (FGL)

  • Jacques Ellul, penseur indépendant, à l'écart des modes et des fausses querelles, internationalement connu, poursuit avec cet ouvrage paru à la fin de sa vie sa réflexion et son analyse de notre société technicienne foncièrement intolérante.
    Au-delà du juriste, du philosophe, du sociologue, du théologien, c'est plutôt l'homme qui bouscule ici les idées reçues concernant tous ceux qui dérangent l'ordre établi (délinquants, malades mentaux mais aussi chômeurs, personnes âgées et tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent produire) et nous engage à changer le cours de choses et à réagir contre l'exclusion, la ségrégation de membres du corps social qui, de plus en plus nombreux, pourraient devenir majoritaires.

  • Secondes

    Yannis Ritsos

    Malgré les divers exils et enfermements qu'il eut à subir de 1948 à 1974 du fait de ses engagements politiques, le poète grec Yannis Ritsos (1909, 1990) a produit une ouvre considérable : plus de cent recueils de poèmes publiés (traduits en plus de 40 langues), des proses, des pièces de théâtre, des essais ainsi que des traductions. En 1974, il acquiert, avec la liberté, le statut de "poète national". Secondes est le dernier des quatre recueils réunis sous le titre Tard bien tard dans la nuit et qui ont fait l'objet d'une publication posthume à Athènes en 1991.


    Poèmes traduits du grec par Marie-Cécile Fauvin

  • La poésie de Francesco Scarabicchi, qualifiée de « réaliste », se consacre à la « petite vie » des choses et des lieux, resurgie de souvenirs infimes. Cette attitude, à la fois lyrique et éthique, n'exclut pas pour autant l'« humaine présence ».

  • Pepetuna

    Apirana Taylor

    Ce recueil de 56 poèmes inédits du poète et conteur maori Apirana Taylor a été proposé par ses traducteurs. Il entend faire découvrir des poésies peu connues du domaine étranger.
    Apirana voyage sur le territoire néo-zélandais et de par le monde en qualité de poète et de conteur. Il propose ici une poésie simple, d'expression brève, très marquée par un sentiment de proximité avec la nature et les éléments cosmiques.

  • Humour rose

    Malcolm de Chazal

    Malcolm de Chazal livre là de très courts poèmes tout imprégnés d'humour rose : « C'est l'humour des enfants, que l'on retrouve chez les amants, par la moquerie amoureuse, une douce taquinerie, montant jusqu'à la caresse de l'âme. L'humour est céleste dans son faîte ; c'est le sel des cieux. »

  • Le titre donné au recueil incarne tout l'imaginaire de Weöres, très inscrit dans la tradition orale et folklorique hongroise, mais aussi dans une sorte de fausse innocence que le poète tenterait de retrouver à travers les vicissitudes de son temps et de son propre parcours.

    Les poèmes traduits pour le présent recueil, inédits en version française, ont été choisis par la traductrice dans l'immense production poétique de Sándor Weöres (plus de mille pages). Elle a voulu montrer tout l'éventail de l'écriture, de l'inspiration du poète, sur toute la durée de son oeuvre (une cinquantaine d'années entre les premiers et les derniers poèmes). Elle a aussi opté pour des variations sur la forme brève, allant de l'épigramme ou de l'aphorisme aux comptines, en passant par des haïkus détournés ou des ballades.

    La vision très moderne qu'a Weöres des fonctions de la poésie l'a amené à reconsidérer l'histoire de la poésie de son pays et à en publier une anthologie très originale (Három veréb hat szemmel, Trois moineaux avec six yeux , 1977), qui modifie radicalement les traditions et les perspectives en insistant sur des valeurs censurées jusque-là : mysticisme, folie, érotisme, féminisme ; cette anthologie ayant eu un grand succès, Weöres s'est trouvé à l'origine des tentatives de renouveler l'histoire littéraire.

  • Cette vue

    Rutger Kopland

    Le présent volume comporte la version française inédite des poèmes « Stel », « Verder », « In de bergen », « Drentse A », tirés du volume Dit uitzicht (Cette vue). Cinq dessins au crayon de Jean-Pierre Dupont, présentés en pleines doubles pages, alternent avec les quatre suites de poèmes, dans une très grande résonance de thème (vues de ciels, montagnes, rivières) et de manière.

    « Le poète ne cherche pas à exprimer quelque chose qui semble déjà être là, tout prêt, dans sa tête. Il cherche au contraire à écrire quelque chose qu'il n'a jamais lu auparavant. Au moment où le poète pense : 'maintenant que je lis ceci, je lis autre chose que ce que je voulais dire un jour', c'est à ce moment précis que le poème est terminé. Il reconnaît une partie inconnue de lui-même. Et quand on lui demande de quoi il s'agit dans le poème, il répond : 'je ne sais pas, seul le poème est capable de le dévoiler'. La parole dans ma poésie n'est donc pas au poète mais aux poèmes. » Rutger Kopland

  • Avant les mots

    Claudine Bohi

    Avant les mots se risque au plus près de l'énigme du langage, s'emploie à rendre cette approche dans une langue réduite à sa plus simple et juste expression. On touche là à l'essence même du poétique.

  • Suis-moi à la trace de mon poème/ moi je n'ai pas d'empreintes de pas/ va sur les traces de la douleur/ et tu parviendras jusqu'à moi.

    Il faut croire que cette invitation d'un jeune poète de Téhéran, encore non édité à ce jour, a été entendue, puisque depuis deux ans, plus d'un millier de personnes suivent et commentent assidûment chaque jour ses publications sur Internet. Sa poésie, tout en étant moderne dans la forme, plonge indubitablement ses racines dans le terreau de la poésie classique et de la mystique iraniennes, où prédomine la thématique de l'amant et de l'aimée habités par des amours fous, parfois impossibles. La poésie a toujours été constitutive de " l'âme iranienne " mais, en ces périodes troubles et douloureuses que traverse l'Iran, elle resurgit avec d'autant plus d'acuité qu'elle semble être l'une des rares planches de salut d'une jeunesse par ailleurs profondément meurtrie.


    Une poésie jeune, actuelle, concrète, qui n'en rejoint pas moins les grands thèmes universels - ici cette inévitable mixture de désir/séparation/souffrance qui fait le charme et la plaie de l'existence humaine et que la poésie, partout et de tout temps, s'est employée à transcender.

  • L'un des beaux poèmes d'amour composé dans la seconde moitié du XXe siècle aux États-Unis.

    Les poèmes d'amour de Marichiko sont-ils, comme le prétend Rexroth, la traduction en anglais de pièces écrites par une jeune japonaise ? Qui est, finalement, Marichiko ? Son amant, appartient-il au monde physique ? Est-il un bien-aimé sacralisé ? Le Bouddha universel ? Que le lecteur curieux ne soit pas un lecteur pressé, qu'il se laisse transporter par ce récit d'un amour sublime dont la beauté formelle marie concision, retenue et crudité, nourries, à n'en pas douter, par l'expérience d'une longue méditation.

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