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  • Ce livre se penche particulièrement sur la question de l'excès d'amour, que ce soit l'amour fou de la mère pour son bébé ou l'amour fou de l'adolescent pour l'autre tant désiré.

    Comment se joue l'amour fou dans la rencontre entre le bébé et sa mère ? Se rejoue-t-il à l'adolescence ? La dimension hallucinatoire de la première rencontre entre le bébé et sa mère jusqu'au drame triangulaire de la tragédie oedipienne de l'enfance est-elle réactivée dans l'après-coup du coup de foudre amoureux de l'adolescence et de la jalousie des pairs ? à partir de leur expérience clinique, les auteurs se penchent sur la nécessité de mieux différencier l'amour fou de la passion amoureuse. L'amour fou évoque une attraction irrépressible à la fois pulsionnelle et passionnelle : pulsionnelle où la source et l'objet se confondent ; passionnelle où le complémentaire et l'identique s'estompent. L'amour fou pose la question des modalités d'un travail analytique et en particulier des obstacles au transfert, tout autant avec le couple mère(père)-bébé qu'avec l'adolescent.

  • Comment envisager les difficultés de l'enfant (scolaires, comportementales, physiologiques, génétiques, etc.) sans vouloir tout expliquer par un diagnostic qui le stigmatise et l'enferme ? Comment faciliter son évolution ? Les auteurs questionnent la normativité sociétale actuelle qui pèse sur l'enfant et les souffrances psychiques qu'elle génère.

    L'enfant, être en construction, se voit de plus en plus contraint de correspondre à un modèle normatif, chaque écart se formulant en termes de trouble qu'il s'agit alors de rectifier ou supprimer. À travers de multiples situations emblématiques, les auteurs illustrent comment ces prescriptions normatives, appuyées sur le présupposé d'une étiologie neuro-développementale, cérébrale ou génétique, négligent les investigations psychiques et privilégient le traitement médical, rééducatif, voire chirurgical, au détriment de la prise en compte d'une souffrance psychique toujours susceptible de se manifester. Agitation hyperactive, suspicion de haut potentiel : la demande familiale et scolaire soumet le corps de l'enfant à des investigations pour, au final, le voir normé ou même rectifié. Les auteurs déclinent cette problématique dans des situations contemporaines que rencontre l'enfant à l'école, dans sa famille, dans les structures hospitalières, dans son usage des écrans, des réseaux sociaux... Les expériences relatées démontrent l'importance de tenir compte du psychisme de l'enfant quel que soit le trouble avancé, fût-il organique comme dans le syndrome de DiGeorge.

  • La régression n'a pas bonne presse. Associée au « recul en arrière », elle est souvent chargée d'une connotation négative. Or la régression fait partie de la vie ordinaire, elle ne pourrait être absente de l'appareillage psychique le plus habituel sauf à entraîner des troubles graves.
    Ce livre s'attache à l'étude d'un concept courant dont la complexité est parfois négligée. La régression fait partie des processus psychiques qui peuvent se déployer dans des directions différentes, s'entremêlent et se condensent pour se lier, se délier, construire ou détruire. Splendeurs du retour au primitif dans les éclats de l'idéalisation, du narcissisme et de la toute-puissance, ou misère de l'impuissance, de la déréliction, ou encore de la persécution lorsqu'elle conduit aux bas-fonds de la psyché ? La régression constitue un moteur puissant du fonctionnement psychique quotidiennement présente dans la simplicité de la vie, inquiétante et énigmatique dans les dérives de la maladie grave, attractive et dangereuse dans les traitements psychiques où règne le transfert, ses menaces et ses espérances.
    C'est cet argument qui sous-tend l'ouvrage et inspire les auteurs : ils se sont attachés à la notion de régression en respectant les articulations théoriques et cliniques qui constituent le fondement de l'approche psychanalytique ; les développements qu'ils proposent témoignent d'une mise à l'épreuve de la régression à différentes périodes de la vie (enfance, adolescence, âge adulte) et dans différents champs de la clinique psychanalytique contemporaine. Ces explorations mettent en évidence l'intérêt essentiel de la notion de régression par une analyse rigoureuse et approfondie inscrite dans des cliniques du transfert extrêmement vivantes et novatrices.

  • À l'occasion de ce nouveau livre de la série « BB-ados », dix-sept psychanalystes explorent la problématique de la destruction de l'objet à l'exaltation dans la haine en parcourant la riche Confrontés à la destructivité des uns, à l'exaltation des autres, à l'association des deux chez beaucoup, les cliniciens s'interrogent, individuellement ou en groupe, sur leur capacité d'empathie ainsi que sur leurs contre-attitudes ou leurs contre-transferts. Comment « faire face » aux phobies d'impulsion en périnatalité ou à la destructivité à la radicalité meurtrière de l'adolescent ? De Prométhée à Frankenstein en passant par Francis Bacon, la culture nous éclaire-t- elle ? La destructivité surgirait-elle lorsque l'exaltation n'est plus liable ? Quelles formes prend la destructivité dans la rencontre psychanalytique ?
    Telles sont quelques-unes des questions que les auteurs abordent en mobilisant leur sublimation personnelle et culturelle.

  • Cet ouvrage explore les multiples voies qui s'offrent à nous pour aborder la question des séparations, qu'elles relèvent d'une catastrophe ou qu'elles assurent une victoire.
    Les séparations, entre attraction et perte, séduction et renoncement, scandent le rythme de la présence et de l'absence, tout au long de la vie, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et ses miracles. Entraînées par la masse d'affects tristes, nostalgiques voire mélancoliques, figées par l'angoisse de l'éloignement et de la mort, les séparations risquent d'être essentiellement saisies dans le halo du désespoir ou du traumatisme. Ce serait oublier la détermination constructive, indispensable à tous les processus de différenciation : qu'ils se déclinent entre dedans et dehors, réalité psychique et réalité matérielle, moi et autre, masculin et féminin, ils trouvent dans l'expérience de séparation et dans les représentations  qu'elle se donne, un support fondamental riche de toutes les potentialités de changement.
    Catherine Chabert, professeur à l'Université Paris V, Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie, psychanalyste, membre de l'APF.

  • La complexité croissante de la vie en société rend le changement social plus difficile, mais il ne faut pas désespérer : l'approche par la transaction sociale est un bon outil pour comprendre et changer le monde.
    La transaction sociale se distingue de la transaction économique sur la place accordée aux valeurs et aux intérêts : la seconde fait passer les intérêts avant les valeurs. Lorsqu'il n'y a pas d'accord sur les valeurs, les conflits d'intérêt ne peuvent se résoudre que par la violence. D'où l'importance de la transaction proprement sociale, qui ne fait pas disparaitre les conflits mais les « apprivoise » : ce qui permet d'aboutir à des compromis acceptables, sans être totalement satisfaisants. La transaction sociale permet de coopérer malgré des désaccords persistants.

  • Les médiations thérapeutiques comme le modelage, la musique, la peinture, le photolangage, le théâtre, la vidéo, ont connu un essor considérable ces dernières années, mais ces pratiques très variées manquent souvent d'articulations théoriques. Bien que cette clinique des médiations constitue un axe majeur de la psychothérapie institutionnelle, elle reste en effet peu théorisée et on a trop souvent tendance à se borner au constat empirique des progrès effectués par les patients engagés dans ces activités thérapeutiques à médiation, sans vraiment définir la dynamique des processus de transformation mis en jeu par ces modalités spécifiques de soin psychique. Cet ouvrage propose quelques axes de ce qu'on pourrait appeler une métapsychologie de la médiation destinée au soin psychique, tant dans une perspective générale, que dans les champs thérapeutiques de médiations spécifiques.

  • Il se dit souvent que la psychothérapie psychanalytique est une forme compliquée de psychanalyse. Trop d'habitudes et d'implicites reflètent plutôt l'idée d'une pratique analytique au rabais. De quoi avons-nous peur ? D'une dissolution de la pratique psychanalytique proprement dite ? Faut-il redouter que des (petites) différences concernant notre conception de la psychanalyse conduisent à l'idée que la psychothérapie c'est la psychanalyse des autres ? En tout cas, reconnaissons que, avant de dénoncer l'incompréhension ou la malveillance de l'environnement politique et social qui exerce sur nous ses pressions, ce sont nos limites conceptuelles et cliniques que nous devons explorer. Daniel Widlöcher ouvre ainsi le débat dans la revue Le carnet psy en invitant des cliniciens, et tout spécialement ceux qui ont expérience et responsabilités institutionnelles, à dresser le panorama actuel de la diversité des pratiques et des références théoriques.

  • En inventant il y a plus de trente ans la métaphore du Moi-peau, Didier Anzieu a instauré la question des limites au centre de la psychanalyse, sur la base d'une entité mixte psychique et corporelle, dont la clinique vérifie la puissance. Il a éprouvé cette notion dans des dispositifs exploratoires aux limites des pratiques centrales de la psychanalyse, et il n'a pu le faire que suffisamment assuré dans ses propres enveloppes psychiques, suffisamment travaillé par ses failles. A l'occasion du 20e anniversaire de la parution de son livre Le Moi-peau, cet ouvrage interroge et approfondit la pensée de Didier Anzieu, sur la créativité, le transfert et la méthode analytique : une mise à l'épreuve du Moi-peau dans la clinique psychanalytique actuelle.

  • Les problèmes épistémologiques et méthodologiques de la psychiatrie d'aujourd'hui sont ici exposés et questionnés au regard des avancées des neurosciences et de la recherche psychanalytique.

    Les auteurs explorent les convergences possibles entre neurosciences et psychanalyse. Ils approfondissent les interfaces propices aux échanges entre ces différentes disciplines et fructueuses pour croiser des travaux de recherche de manière à avoir une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral et du travail psychique. Pour autant, cette articulation conceptuelle entre causalité physique et causalité psychique respecte les différences épistémologiques des approches sans créer un nouveau clivage en lieu et place du clivage classique entre psyché et soma.

  • Qu'en est-il de la toxicomanie au féminin et de sa logique passionnelle dans son rapport au traumatisme ? Au moment même où la psychiatrie se fabrique une sous-spécialité médicale avec la notion d'addiction qui uniformise, normalise en arasant les différences, ce travail réintroduit la différence entre hommes et femmes, que la passion de la drogue tend à abolir.
    La réflexion de l'auteur s'étaye sur une pratique de dix-huit ans comme psychologue clinicien auprès d'une population de toxicomanes dans un Centre spécialisé de soins en toxicomanie (CCST). L'anamnèse de nombreuses femmes toxicomanes révèle la fréquence de traumatismes sexuels subis dans l'enfance ou l'adolescence. Le recours à la drogue ici a pour fonction de se soustraire au souvenir de l'événement traumatique.
    L'évocation de ces histoires traumatiques dans le cadre du travail psychothérapeutique s'effectue le plus souvent sur un mode passionnel. L'auteur montre à partir d'exemples cliniques que sous le couvert du transfert peut se dévoiler une passion : amoureuse, haineuse, véritable toxicomanie d'objet qui vient se substituer à la passion du toxique. Ces passions de transfert sont de véritables constructions qui ont une fonction de suppléance.
    Elles dévoilent un positionnement spécifique des femmes toxicomanes quant à la question de l'être dans son rapport à l'objet : un défaut de reconnaissance radicale et un défaut de travail de deuil.

  • Dépassant la stricte définition psychopathologique des états limites, la problématique des limites ouvre un champ d'investigations passionnant tant au plan clinique que théorique et technique. Les auteurs mettent ici en relief différentes figures et formes de la psychopathologie des limites et de la métapsychologie.
    Durant ces 50 dernières années, le trouble borderline a navigué entre les névroses et les psychoses, a été appréhendé comme un type de personnalité pathologique, a été rapproché des maladies bipolaires, des désordres narcissiques, des personnalités psychopathiques. Dans tous les cas, les auteurs reconnaissent l'actualité de cette clinique et soulignent la richesse des débats interrogeant les limites du système de classification nosographique, les limites des diverses techniques de soin, les limites de l'analysabilité.
    Vincent Estellon est psychologue clinicien, psychanalyste, maître de conférences HDR à l'Institut de psychologie, université Sorbonne Paris-Cité-Descartes.
     

  • Tout deuil sollicite le sujet et ses liens aux autres et lui rappelle douloureusement son ontologique dépendance à l'autre. La perte d'un être cher est transformée par la pensée afin que l'espace qu'a occupé l'absent soit modifié ; faute de pouvoir remplacer l'autre, on le recrée. La création, le travail de pensée que suscite la confrontation à la mort sont évoqués dans ce livre comme ce qui permet au sujet de ne pas mettre en jeu le travail impossible qui viserait à recréer " comme avant ", comme si la perte n'avait pas eu lieu, mais permet de devenir " comme après " : reconstruire plutôt que reconstituer. Les auteurs proposent à la réflexion des dispositifs d'aide qui peuvent être mis en place lors de la perte réelle d'un être cher mais également lorsque les deuils non faits, non terminés resurgissent sur une autre scène, dans une temporalité décalée.

  • Cet ouvrage articule clinique du bilan et théorisations psychopathologiques pour penser les manifestations de plus en plus fréquentes de la dépression, de l'inhibition ou du recours à l'agir dans l'enfance et l'adolescence.

    La clinique de l'enfant et de l'adolescent nous confronte de plus en plus à des manifestations psychopathologiques marquées par l'expression de la dépression, de l'inhibition ou du recours à l'agir. Celles-ci s'inscrivent dans divers registres de fonctionnement psychique qu'il s'agit d'évaluer dans une perspective diagnostique, de prise en charge et de pronostic. Cet ouvrage apporte sa contribution, dans le domaine de la psychologie clinique d'orientation psychanalytique, à la compréhension de ces troubles limites chez l'enfant et l'adolescent. Il permet l'articulation et la discussion de la clinique du bilan psychologique et des théorisations en montrant les particularités inhérentes à ces deux périodes de la vie.

    Michèle Emmanuelli est psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la SPP, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie à l'Institut de psychologie, université Paris-Descartes. Elle est présidente de l'association Clinique des apprentissages (CLINAP) et de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française. Elle a publié plusieurs articles et ouvrages sur l'examen psychologique, les épreuves projectives et sur l'adolescence chez Dunod et aux PUF. Elle est également membre du comité de rédaction de la collection « Monographies et débats en psychanalyse » aux PUF.
    Catherine Azoulay est maître de conférence en psychologie clinique (université Paris-Descartes) et psychanalyste, membre de CLINAP.
    Catherine Azoulay est psychologue clinicienne, psychanalyste, maître de conférences-hDr en psychologie clinique à l'université Paris-Descartes. Rédactrice en chef de la revue Psychologie clinique et projective (érès) et membre du bureau de la société du rorschach et des méthodes projectives, elle est responsable du Du de psychologie projective au service de formation continue de l'université Paris-Descartes. Elle a publié avec Michèle Emmanuelli, le Nouveau manuel de cotation des formes au Rorschach (Dunod, 2012).
    Michèle Emmanuelli est psychologue clinicienne, professeur émérite de psychologie clinique et de psychopathologie, Institut de psychologie, université Paris-Descartes. Elle est psychanalyste, membre de la SPP et présidente de CLINAP (Clinique des apprentissages).

  • Cet ouvrage illustre les apports du bilan psychologique d'orientation psychanalytique en pédopsychiatrie et donne à voir les manifestations des troubles obsessionnels chez l'enfant et l'adolescent. En cela, il s'inscrit dans un questionnement très actuel sur ces troubles, dont il montre la réalité clinique et son expression.
    Face au DSM qui morcelle l'approche du patient en se focalisant sur une symptomatologie visible, souvent comportementale, et escamote la névrose des classifications, les auteures montrent l'importance du bilan psychologique d'orientation analytique pour approcher le fonctionnement psychique, l'organisation psychopathologique qui se trouvent derrière les manifestations du registre obsessionnel, aujourd'hui décrites en termes de TOC et proposer des pistes thérapeutiques adaptées.
    Michèle Emmanuelli est psychologue clinicienne, professeur émérite de psychologie clinique et de psychopathologie, Institut de psychologie, université Paris-Descartes. Elle est psychanalyste, membre de la SPP et présidente de CLINAP (Clinique des apprentissages).
    Estelle Louët est psychologue clinicienne, psychothérapeute, maître de conférences en psychologie clinique, Institut de psychologie, université Paris-Descartes.

  • La douleur

    Catherine Chabert

    Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu'à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans sa radicalité mélancolique, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de psyché.
    La douleur relève de l'effraction, par rupture des barrières, par excès d'excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l'expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d'objet.
      Catherine Chabert, professeur à l'Université Paris V, Laboratoire de psychologie clinique et de psychopathologie, psychanalyste, membre de l'APF.

  • Qu'en est-il aujourd'hui de la névrose chez l'enfant et l'adolescent ? En quoi les apports d'un bilan psychologique offrent non seulement une aide au diagnostic mais également une compréhension fine et approfondie des problématiques en jeu ? Cet ouvrage présente sous une forme vivante, à partir de cas cliniques, une réflexion sur une question actuelle en psychopathologie à partir de la compréhension qu'en offre le bilan psychologique.

  • Les troubles des conduites alimentaires s'inscrivent dans la clinique actuelle comme un motif fréquent de consultation, essentiellement chez l'adolescent mais parfois aussi chez l'enfant. Il s'agit de troubles qui, par leur aspect parfois extrême, par les risques évolutifs qu'ils présentent, mobilisent les soignants et appellent la prise en charge de manière souvent urgente. Le bilan psychologique, entendu dans toute sa complexité, grâce à la subtilité avec laquelle il permet d'appréhender les différentes facettes de la personnalité, offre ici un apport précieux.

  • Le bilan psychologique, grâce à la finesse de ses outils et à leur compréhension psychanalytique, apporte un éclairage indispensable sur les nombreuses problématiques psychiques du fonctionnement psychotique chez l'enfant et l'adolescent.
    Dans l'enfance et l'adolescence, la possibilité offerte par le bilan psychologique d'orientation psychanalytique de cerner au plus près les mouvements internes d'un sujet représente une chance de l'aider à comprendre ce qui se joue au sein de son fonctionnement psychique pour mieux affronter, voire surmonter ses difficultés actuelles et futures, grâce à une orientation et une prise en charge adaptées. C'est bien de cette articulation dynamique dont il est question dans cet ouvrage et dont l'ensemble des travaux présentés espèrent rendre compte.

  • La sexualité infantile n'est pas innée. Elle surgit d'abord comme un dialogue entre les adultes et le bébé, voire entre les adultes et le foetus. L'auto-érotisme et ses manifestations explicites interrogent alors tout particulièrement la clinique du bébé comme celle de l'adolescent, car tous deux nous confrontent immanquablement aux interfaces entre la passion d'être soi, la passion de l'autre et la passion d'être l'un pour l'autre.
    Face aux revendications urgentes des bébés et des adolescents rencontrés dans nos dispositifs cliniques variés, quelle place accordons-nous à la chorégraphie des désirs, des liens passionnels et à leurs mille et un avatars familiaux des plus destructeurs aux plus créatifs ?
    Élément anthropologique capital de notre clinique quotidienne, la séduction est indissociable de notre relation à l'enfant, à l'adolescent et de notre travail en groupe. Entre soi, l'autre et la séduction, comment se construisent nos échanges sexués et sexuels humains, habités par les désirs et les liens passionnels qu'ils suscitent ? Comment s'opère, pour donner du sens aux comportements, le passage de l'instinct sexuel aux pulsions sexuelles dans une sexualité spécifique ? Comment aborder le « crime sexuel », le traumatisme de la séduction évoqué par Freud dès ses premiers écrits ?

  • Cet ouvrage propose une réflexion plurielle sur les questions très actuelles du diagnostic et du pronostic en pédopsychiatrie et des apports du bilan psychologique d'orientation psychanalytique dans ce domaine. Il illustre la manière dont le bilan avec l'enfant et l'adolescent participe aux réflexions de l'équipe et/ou de tous les intervenants impliqués dans le soin et aide, ce faisant, aux prises en charge.
    Michèle Emmanuelli est psychologue clinicienne, psychanalyste, membre de la SPP, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie à l'Institut de psychologie à l'université Paris-Descartes. Elle est présidente de l'association Clinique des apprentissages (Clinap) et de la Société du Rorschach et des méthodes projectives de langue française.

  • Cet ouvrage décline en 18 contributions les travaux les plus représentatifs sur la psychologie projective, selon l'interprétation de l'École de Paris.


    À travers son histoire et ses grandes figures fondatrices, ses positions théoriques et épistémologiques comme ses développements contemporains dans tous les âges de la vie et dans de nombreux champs cliniques et psychopathologiques, l'École de Paris révèle son dynamisme et sa fécondité. L'ouvrage montre la pertinence et l'intérêt de cette approche, essentielle dans la pratique du bilan psychologique et dans la recherche, et rend compte d'une évolution qui suit celle de la psychopathologie psychanalytique.

  • L'adolescence correspond à cette période de l'existence du sujet au cours de laquelle s'associent des changements physiques irréversibles, des changements psychologiques souvent paradoxaux et des changements sociaux plus ou moins progressifs selon la place que la société laisse et donne à cette période de transformation. Nos sociétés occidentales contemporaines, caractérisées par des repères constamment et rapidement changeants, différents d'une génération à l'autre, entrent en résonance avec ce qui se passe pour chaque sujet à cette période de l'existence, amenant à nous demander si nous ne vivons pas dans une société " adolescente ".Les différents auteurs proposent ici leurs regards sur l'adolescence sous toutes ses formes, les relations amoureuses, la violence, la rivalité fraternelle, la scolarité. Les points de vue ne sont pas forcément consensuels et témoignent de la part de mystère irréductible de cette période de la vie.

  • Nous sommes tous confrontés à la multiplicité envahissante des images. Celles-ci touchent tous les publics : adultes, adolescents et enfants. Elles peuvent être de nature très violente et/ou pornographique, ce qui doit nous faire réfléchir aux conséquences psychologiques sur les personnes fragiles et/ou immatures. La pensée, qui exige temps, patience et réflexion, est malmenée ou même détruite par cette pollution des images et des émotions qui en découlent. Elle est pourtant la caractéristique éminente de l'homme car elle lui permet d'exercer ses facultés d'imagination, de conscience, de jugement et d'anticipation. Des spécialistes venus d'horizons différents ouvrent ici une réflexion documentée sur l'influence prépondérante des images et des émotions au détriment de la pensée et de la réflexion.

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