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  • Nouvelle traduction à une seule voix de l'oeuvre poétique complète de Federico García Lorca.

    On ne présente plus l'oeuvre poétique de Federico García Lorca, qui a été abondamment traduite et publiée en français, par divers auteurs et à des époques différentes. Pour la première fois l'intégralité de son oeuvre poétique se trouve ici traduite à une seule voix. Se dégage, de cette vision d'ensemble, la richesse thématique et stylistique de son écriture.

  • Voici réunies, pour la première fois en édition française intégrale, les Voix d'Antonio Porchia, cette oeuvre exceptionnelle d'un "écrivain secret", au parcours éditorial atypique, dont Roger Caillois, son premier traducteur, a dit, lorsqu'il l'a découverte en Argentine dans les années 1940 : J'échangerais contre ces lignes tout ce que j'ai écrit.

    Ni aphorismes ni hallucinations ou visions mystiques, ces phrases donnent à entendre l'échange incessant qu'entretient avec lui-même un être "en disponibilité de penser" - "un homme solitaire, lucide et conscient du singulier mystère de chaque instant", comme le décrivait Borges.

    Et Roberto Juarroz : "Je crois que Porchia est sur la ligne fondamentale où se rejoignent la pensée et l'image, la poésie et la philosophie, dont la séparation artificielle constitue peut-être un de nos plus grands lests."

  • Un peintre décrit à la manière d'un poète sa démarche, son expérience, ses sensations, en prise directe avec le visible. Cette 5e édition augmentée de 80 pages prolonge sa réflexion jusqu'à aujourd'hui.

  • Où la poésie de Saadi se transforme en poèmes de Kiarostami.
    Kiarostami a puisé dans l'oeuvre poétique de Saadi, figure majeure du panthéon poétique iranien, quelques vers qui, isolés et remaniés typographiquement, deviennent des poèmes brefs à sa manière. L'humour narquois, les jeux verbaux, le travail rythmique, sont partout présents. Le geste poétique de Kiarostami est à la fois anthologique et typographique. A travers ce recueil apparai^t un sujet poétique tout a` la fois enclin au concret, moraliste au vrai sens du terme, amoureux et anticlérical.

  • Une trentaine de poètes et artistes contemporains, invités au fil des saisons dans l'Espace Andrée Chedid, rendent hommage à la femme de lettres, avec un texte en résonance avec des vers de la poète choisis par eux.
    « Il faut du courage pour se colleter aux grandes énigmes, pour se montrer tel qu'on est, pour crier son ignorance, sa soif de certitude... » écrivait Jacques Izoard au sujet d'Andrée Chedid, dans la première monographie consacrée à cette dernière et publiée en 1977 aux éditions Seghers. De la jeune Libanaise partie tôt en France découvrir l'inconnu, à la grande dame de lettres affrontant, avec une lucidité sans pareille, la maladie et cette « perte dans l'oubli de tous [ses] lendemains », la figure d'Andrée Chedid (1920-2011), témoigne d'une forme de bravoure qui la rend si singulière, si parlante, si actuelle. L'oeuvre est au diapason de l'existence. Une vie marquée par le passage d'une rive à l'autre : l'Orient natal et l'Occident ; le poème et le roman ; soi-même et l'étranger... Avec la célébration inlassable de ce qui nous est commun et doit nous unir par-delà les différences d'âges, de cultures, d'origines.

  • En photographe (150 photos), Jacqueline Salmon se met en quête des traces poétiques et personnelles de Misuzu Kaneko (1903-1930), qu'elle complète par des notations écrites sous forme de carnet de voyage.

    La poésie de Misuzu fait désormais partie des programmes de l'école primaire japonaise, elle est souvent chantée. Si elle s'adresse, certes, tout d'abord aux enfants, on ne saurait la réduire à de la simple littérature enfantine. Bien que souvent très courts, ses poèmes développent une trame narrative présentant une ouverture métaphysique et un regard intimiste sur la nature. Le vocabulaire est simple et les poèmes sont écrits dans un style facilement mémorisable. La réaction à la lecture est quasi instantanée : réflexion, retour sur soi, émotion. Jacqueline Salmon propose ici une sélection de poèmes de Misuzu, dans les deux versions japonaise et française, largement illustrés par ses photographies, et complétés par la contribution de la philosophe Christine Buci-Glucksmann, spécialiste de l'esthétique japonaise.

  • Avec ce presque millier de "réduits de parole", le lecteur découvrira la matière discrète dont se nourrit l'ouvre du cinéaste, photographe, peintre et poète Abbas Kiarostami.
    Le présent ouvrage rassemble la totalité des poèmes publiés à ce jour en Iran par Abbas Kiarostami. Toute son ouvre est tendue vers le retrait et l'épure : soustraire pour mieux montrer, s'abstraire de la narration pour inventer des formes d'écriture en résonance plus grande avec la nature qu'il associe au sacré, en droite ligne des poètes et des peintres persans, mais aussi des expressions poétiques traditionnelles de la Chine et du Japon.
    Abbas Kiarostami est né à Téhéran en 1940. Surtout connu en Europe comme réalisateur, scénariste et producteur de cinéma, il a signé plus de 40 films, parmi lesquels : La trilogie de Koker (Où est la maison de mon ami ? (1987), Et la vie continue (1991), Au travers des oliviers (1994) ), Close-up (1990), Le goût de la cerise (1997 - Palme d'or du Festival de Cannes), Le vent nous emportera (1999 - prix de la Mostra de Venise), Ten (2002), Five (2005), etc.. C'est aussi un photographe reconnu, dont les ouvres sont exposées dans le monde entier.
    Consultez la page dédiée à l'auteur sur le site de la collection P0&PSY en suivant ce lien.

  • Dans l'ensemble de l'oeuvre poétique de Federico García Lorca, sont ici privilégiés les poèmes juvéniles, les moins connus. Ils sont le banc d'essai du style propre au poète, de la musicalité et de l'exubérance d'images que l'on retrouvera par la suite dans ses " morceaux de bravoure ".

    L'oeuvre de Federico García Lorca est unique, exempte d'influences étrangères, représentative de son temps, ainsi qu'expression de l'hispanisme éternel. Les poèmes sélectionnés ici ont été choisis pour leur forme brève, leur musicalité, mais aussi et surtout parce qu'ils sont les moins bien connus en France. Ils bénéficient d'une traduction nouvelle.
    Les poèmes présentés ici ont été écrits entre 1921 et 1928. Extraits principalement de Chansons et de Suites, ils relèvent de ces mêmes " justifications " par lesquelles le poète ouvrait son Livre de poèmes : " J'expose dans ce livre, tout d'ardeur juvénile, de tourment et d'ambition démesurée, l'image exacte de mes jours d'adolescence et de jeunesse [.] Chacun des poèmes que tu as entre les mains, lecteur, correspond à la naissance même d'un bourgeon nouveau de l'arbre musical de ma vie en fleur. Ne dédaigne pas cette oeuvre qui est tellement entremêlée à ma propre vie. " (FGL)

  • Secondes

    Yannis Ritsos

    Malgré les divers exils et enfermements qu'il eut à subir de 1948 à 1974 du fait de ses engagements politiques, le poète grec Yannis Ritsos (1909, 1990) a produit une ouvre considérable : plus de cent recueils de poèmes publiés (traduits en plus de 40 langues), des proses, des pièces de théâtre, des essais ainsi que des traductions. En 1974, il acquiert, avec la liberté, le statut de "poète national". Secondes est le dernier des quatre recueils réunis sous le titre Tard bien tard dans la nuit et qui ont fait l'objet d'une publication posthume à Athènes en 1991.


    Poèmes traduits du grec par Marie-Cécile Fauvin

  • La poésie de Francesco Scarabicchi, qualifiée de « réaliste », se consacre à la « petite vie » des choses et des lieux, resurgie de souvenirs infimes. Cette attitude, à la fois lyrique et éthique, n'exclut pas pour autant l'« humaine présence ».

  • Pepetuna

    Apirana Taylor

    Ce recueil de 56 poèmes inédits du poète et conteur maori Apirana Taylor a été proposé par ses traducteurs. Il entend faire découvrir des poésies peu connues du domaine étranger.
    Apirana voyage sur le territoire néo-zélandais et de par le monde en qualité de poète et de conteur. Il propose ici une poésie simple, d'expression brève, très marquée par un sentiment de proximité avec la nature et les éléments cosmiques.

  • Humour rose

    Malcolm de Chazal

    Malcolm de Chazal livre là de très courts poèmes tout imprégnés d'humour rose : « C'est l'humour des enfants, que l'on retrouve chez les amants, par la moquerie amoureuse, une douce taquinerie, montant jusqu'à la caresse de l'âme. L'humour est céleste dans son faîte ; c'est le sel des cieux. »

  • Le titre donné au recueil incarne tout l'imaginaire de Weöres, très inscrit dans la tradition orale et folklorique hongroise, mais aussi dans une sorte de fausse innocence que le poète tenterait de retrouver à travers les vicissitudes de son temps et de son propre parcours.

    Les poèmes traduits pour le présent recueil, inédits en version française, ont été choisis par la traductrice dans l'immense production poétique de Sándor Weöres (plus de mille pages). Elle a voulu montrer tout l'éventail de l'écriture, de l'inspiration du poète, sur toute la durée de son oeuvre (une cinquantaine d'années entre les premiers et les derniers poèmes). Elle a aussi opté pour des variations sur la forme brève, allant de l'épigramme ou de l'aphorisme aux comptines, en passant par des haïkus détournés ou des ballades.

    La vision très moderne qu'a Weöres des fonctions de la poésie l'a amené à reconsidérer l'histoire de la poésie de son pays et à en publier une anthologie très originale (Három veréb hat szemmel, Trois moineaux avec six yeux , 1977), qui modifie radicalement les traditions et les perspectives en insistant sur des valeurs censurées jusque-là : mysticisme, folie, érotisme, féminisme ; cette anthologie ayant eu un grand succès, Weöres s'est trouvé à l'origine des tentatives de renouveler l'histoire littéraire.

  • Cette vue

    Rutger Kopland

    Le présent volume comporte la version française inédite des poèmes « Stel », « Verder », « In de bergen », « Drentse A », tirés du volume Dit uitzicht (Cette vue). Cinq dessins au crayon de Jean-Pierre Dupont, présentés en pleines doubles pages, alternent avec les quatre suites de poèmes, dans une très grande résonance de thème (vues de ciels, montagnes, rivières) et de manière.

    « Le poète ne cherche pas à exprimer quelque chose qui semble déjà être là, tout prêt, dans sa tête. Il cherche au contraire à écrire quelque chose qu'il n'a jamais lu auparavant. Au moment où le poète pense : 'maintenant que je lis ceci, je lis autre chose que ce que je voulais dire un jour', c'est à ce moment précis que le poème est terminé. Il reconnaît une partie inconnue de lui-même. Et quand on lui demande de quoi il s'agit dans le poème, il répond : 'je ne sais pas, seul le poème est capable de le dévoiler'. La parole dans ma poésie n'est donc pas au poète mais aux poèmes. » Rutger Kopland

  • Avant les mots

    Claudine Bohi

    Avant les mots se risque au plus près de l'énigme du langage, s'emploie à rendre cette approche dans une langue réduite à sa plus simple et juste expression. On touche là à l'essence même du poétique.

  • Suis-moi à la trace de mon poème/ moi je n'ai pas d'empreintes de pas/ va sur les traces de la douleur/ et tu parviendras jusqu'à moi.

    Il faut croire que cette invitation d'un jeune poète de Téhéran, encore non édité à ce jour, a été entendue, puisque depuis deux ans, plus d'un millier de personnes suivent et commentent assidûment chaque jour ses publications sur Internet. Sa poésie, tout en étant moderne dans la forme, plonge indubitablement ses racines dans le terreau de la poésie classique et de la mystique iraniennes, où prédomine la thématique de l'amant et de l'aimée habités par des amours fous, parfois impossibles. La poésie a toujours été constitutive de " l'âme iranienne " mais, en ces périodes troubles et douloureuses que traverse l'Iran, elle resurgit avec d'autant plus d'acuité qu'elle semble être l'une des rares planches de salut d'une jeunesse par ailleurs profondément meurtrie.


    Une poésie jeune, actuelle, concrète, qui n'en rejoint pas moins les grands thèmes universels - ici cette inévitable mixture de désir/séparation/souffrance qui fait le charme et la plaie de l'existence humaine et que la poésie, partout et de tout temps, s'est employée à transcender.

  • L'un des beaux poèmes d'amour composé dans la seconde moitié du XXe siècle aux États-Unis.

    Les poèmes d'amour de Marichiko sont-ils, comme le prétend Rexroth, la traduction en anglais de pièces écrites par une jeune japonaise ? Qui est, finalement, Marichiko ? Son amant, appartient-il au monde physique ? Est-il un bien-aimé sacralisé ? Le Bouddha universel ? Que le lecteur curieux ne soit pas un lecteur pressé, qu'il se laisse transporter par ce récit d'un amour sublime dont la beauté formelle marie concision, retenue et crudité, nourries, à n'en pas douter, par l'expérience d'une longue méditation.

  • La crypte

    Epaminondas Gonatas

    Inlassable observateur du concret, Epaminondas Gonatas cherche la réalité cachée derrière les apparences. Voilà que les choses familières que nous croyions inertes s'animent et se mettent à rayonner d'un éclat surnaturel, parfois inquiétant. Des fleurs mordent, des chaussettes protestent, une poire s'échappe et se révolte. Avec une forme d'humour particulier, Gonatas révèle l'insaisissable mastère du monde.
    Dans sa Crypte, chaque texte a la concision et l'attrait singulier d'une énigme.

  • Premier recueil traduit en français de ce poète qui est l'un des représentants les plus connus du minimalisme russe contemporain. Les poèmes en version bilingue sont tirés de di?érentes publications et leur écriture s'étend sur une trentaine d'années. L'ordre choisi n'a rien de chronologique mais repose sur des concordances qui se sont imposées d'elles-mêmes.

    Les textes d'Akhmetiev sont brefs, très brefs même, son langage est simple, évident, souvent ancré dans le quotidien. Des phrases de tous les jours saisies au vif prennent sous sa plume une dimension autre. Ces miniatures sont parfois une réponse - ou une non-réponse - à une question absente mais qu'on devine aisément. Vsevolod Nekrassov a comparé l'oeuvre d'Akhmetiev à une série de « points de condensation » qui ne s'inscrivent dans aucun système imposé.

    Chaque texte demeure totalement autonome, mais regroupés, ils interagissent aussitôt : on y perçoit des échos, des dialogues, tout un microcosme dont ils sont les fragments intimes, « des bouts de vie, des bouts de paroles » comme les caractérise l'auteur, « fragments de quelque chose d'immense que je n'ai pas la force d'écrire ». Ils incitent à la réflexion, parfois au sourire, et leur écriture suspendue (le poète Mikhaïl Aïzenberg y voit d'ailleurs un témoignage de l'air lui-même) se poursuit dans un vide qui n'en est pas un et dans le silence qui forme la trame de l'oeuvre d'Akhmetiev.

  • Saisi par l'hiver

    Franck Villain

    Première publication de cet enseignant de littérature française au Japon, elle marque le retour d'une parole après le traumatisme d'un retour forcé en France suite à la catastrophe de Fukushima.
    ... Et toi, Nature, toute limpide, toute éclats, toi si extérieure, si appelante, la voix qui nous rapproche fait-elle encore communion ?
    On a touché un point du monde si dense que les mots ne frayent plus.
    Ensuite on vit avec quoi ? C'est parti dans l'ombre, le repli du monde dans le tracé des mots. C'est passé se terrer dans l'hiver et tes pas sont froids de ne plus sentir.
    Chambre close sur la voix, ce tunnel, ou puits, ou sur ce qui bat bat encore au loin là où l'oeil ne dort pas commence ce long travail de piste, comme si la terre te demandait de ne pas lâcher prise.

  • Humeurs vagabondes

    Rafih El Atat

    Pratiquant exclusivement une forme poétique brève inspirée du haïku, el-Atat prend un plaisir perceptible à noter ses émotions et les moments fugaces qui l'étonnent ou l'émerveillent.

    Par le large choix qu'elle propose, cette anthologie personnelle a le mérite de montrer le talent particulier de ce poète à saisir des instantanés grâce à un travail d'épuration remarquable de son texte et à une langue dense et souple, riche de l'étendue de son vocabulaire et de ses images hautement poétiques.

    Si l'observation de la nature et de l'évanescence des choses occupe une place importante dans ses textes, cela ne l'empêche pas d'aborder d'autres thèmes plus modernes ou de s'inspirer de sa vie quotidienne.
    A?ranchi de la règle classique de composition d'un haïku (5/7/5), chacun de ses tercets se lit néanmoins en une seule respiration et incite à la réflexion et à la méditation de la scène évoquée. Et de l'ensemble se dégage ce que certains appellent un « esprit haïku » - indéfinissable en tant que tel, qui procède du vécu, du ressenti, de choses impalpables.

  • La lumière d'hier

    Lucian Blaga

    Cette anthologie consacrée au poète roumain majeur qu'est Lucian Blaga a été composée et traduite par Andreea-Maria Lemnaru.
    Marquée par le sentiment nostalgique du « dor », une conscience aiguë de la nécessité et la religion populaire roumaine riche en rituels pré-chrétiens, l'oeuvre poétique de Blaga répond à son système philosophique. La magie, les légendes et les champs labourés au crépuscule forment la substance de ses poèmes. Puisant dans le fond primitif de la culture et l'expérience primordiale de la nature, sa poésie est un horizon cosmique où se côtoient l'âme et le néant à la lueur des âges qui reposent sous terre.

  • Havres

    Abbas Kiarostami

    Abbas KIAROSTAMI est né à Téhéran en 1940, où il vit et travaille en tant que réalisateur, scénariste et producteur de cinéma ; il a signé plus de 40 films, parmi lesquels Où est la maison de mon ami (1987), Close-up (1990), Et la vie continue (1991), Au travers des oliviers (1994), Le goût de la cerise (1997 - Palme d'or festival de Cannes), Le vent nous emportera (1999 - prix de la Mostra de Venise), Ten (2002). C'est aussi un photographe reconnu, dont les oeuvres sont exposées dans le monde entier. Deux recueils de ses poèmes ont été publiés en version française : Avec le vent, P.O.L. 2002 ; Un loup aux aguets, La Table ronde 2008.
    « Pourquoi la lecture d'un poème excite-t-elle notre imagination et nous invite-t-elle à participer à son achèvement ? Les poèmes sont sans doute créés pour atteindre une unité malgré leur inachèvement. Quand mon imagination s'y mêle, le poème devient le mien. Le poème ne raconte jamais une histoire, il donne une série d'images. Si j'ai une représentation de ces images dans ma mémoire, si j'en possède les codes, je peux accéder à son mystère.
    L'incompréhension fait partie de l'essence de la poésie. [...] Une image ne représente pas, ne se donne pas en représentation mais annonce sa présence, invite le spectateur - le lecteur - à la découvrir. » (A. K.) Toute l'oeuvre d'Abbas Kiarostami est tendue vers le retrait et l'épure :
    Soustraire pour mieux montrer, s'abstraire de la contrainte de la narration pour inventer des formes d'écriture en résonance plus grande avec la nature, qu'il associe au sacré dans la droite ligne des poètes et des peintres persans.

  • Quelque chose comme un cri

    Jacques Ancet

    Après avoir enseigné pendant plus de trente ans dans les classes préparatoires des grandes écoles, il se consacre aujourd'hui à son travail d'écrivain et de traducteur près d'Annecy, où il réside. Auteur d'une quarantaine de livres, il a reçu les prix de poésie Charles Vildrac de la Société des gens de lettres et Heredia de l'Académie française 2006 pour Diptyque avec une ombre (Arfuyen), le Prix Apollinaire 2009 pour L'Identité obscure (Lettres Vives) ainsi que la Plume d'or 2013 de la S.A.S. pour l'ensemble de son oeuvre. Traducteur de quelques-unes parmi les plus grandes voix des lettres hispaniques comme Rodolfo Alonso (Entre les dents, érès, 2017), il s'est également vu décerner les prix Nelly Sachs 1992 et Rhône-Alpes du Livre 1994, la Bourse du Prix Européen de Littérature 2006 et les prix de traduction Alain Bosquet 2015 et Roger Caillois 2016. Enfin, tout récemment, son travail de traducteur et d'écrivain vient d'être distingué par un doctorat honoris causa de l'Université Catholique de Louvain. Il a publié aux éditions érès Portrait d'une ombre (érès, 2009) et Travaux de l'infime (érès, 2012).

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