Langue française

  • Le guide pratique du féminisme divinatoire est un grimoire politique dans lequel théorie et pratique se mêlent pour faire jaillir un synchrétisme ouvert et joyeux. Le féminisme divinatoire est un croisement, une double hérésie pour brouiller les pistes. Un regard sur deux sensibilités culturelles qui évitent les contacts et se manquent de peu en France : un point de vue féministe radical et une clairvoyance spirituelle. Le guide pratique est accompagné d'un DVD du film Sorcières, mes soeurs, dont il est le descendant direct. Un film qui rassemble cinq portraits de femmes et/ou féministes qui s'autoproclament Sorcière aujourd'hui, sous un angle féministe et politique. Manifeste, incantations, recettes, arts divinatoires, voici douze rituels pour l'avènement du féminisme divinatoire.

  • Traversées

    Stanislas Mahé

    À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les compagnies maritimes emploient leurs paquebots de luxe, désertés par leur clientèle régulière, au transport de Juifs allemands et de républicains espagnols. En mai?1939, les derniers transatlantiques quittent les ports européens. Le Saint-Louis, l'Orduña et le Flandre ne seront jamais autorisés à débarquer leur cargaison humaine sur le continent américain. Après des semaines de négociation et d'errance à croiser au large des côtes cubaines, mexicaines et américaines, les navires pestiférés sont contraints à un retour forcé vers l'Europe.
    Traversées est le journal d'un vieil homme, Nathan Weissman, qui, à l'occasion d'une croisière sur le Queen Mary 2, replonge soixante-quinze ans en arrière, habité par la mémoire d'une première traversée entre Saint-Nazaire et Cuba, à bord du Flandre.
    Au fil des pages du journal, les souvenirs remontent, se bousculent au gré de ses états d'âme et dans l'entrelacs des époques.
    Stanislas Mahé nous fait le récit émouvant de ce parcours cabossé, de cette existence chahutée et vagabonde et nous pose cette question capitale?: comment se construire une vie sans port d'attache, sans phares ni balises??

  • Dans cet ouvrage l´artiste Jim Dine mêle poésie et acte pictural en dessinant ses poèmes à même les murs. Ce livre retrace sous forme photographique toutes ses interventions poétiques partout dans le monde : Centre Pompidou à Paris, Moscou, Rome etc. Jim Dine dont nous avons déjà publié deux recueils de poésie, Nantes et La Coupole et autres poèmes poursuit sa collaboration avec Joca Seria.

  • Où finit la ville

    François Bon

    Repérages urbains autour du lac de Grand-Lieu.
    Quand une des plus métropoles urbaines françaises (Nantes) se dissout dans un espace naturel qui révèle ce que cache l'urbanisation forcée.
    Le regroupement et la transformation du territoire français autour de quelques points nodaux, grandes métropoles dont l'expansion et la densité s'accroît sans limite. À Grand Lieu, c'est la ville qui se dissout : là où commence l'espace naturel protégé, la ville doit cesser. Mais qu'on se retourne : le moindre hameau est aspiré par la ville. Lotissements qui sont des HLM à l'horizontale, au mépris de toute sensibilité urbanistique, paysagère ou architecturale ; zones de covoiturages vides et saturation matin et soir du tissu routier pourtant inadapté ; disparition aggravée de ce qui reste des commerces locaux au profit de quelques Hyper U qui sont comme les avancées limite de l'urbain, compensées par des productions écologiques laboratoires. Ajoutez l'aéroport et le conflit à échelle nationale de son remplacement par un autre à Notre-Dame des Landes, un parc d'attraction qui à l'origine exposait un village « Bamboula » mais continue de fleurir. Même dans la beauté nue et sauvage du lac (asséché une partie de l'année), les individus isolés qu'on croise (ornithologues, jogueurs, gardes, où ce qui se réfugie ici des plus précaires de la ville) reste comme une étude sur échantillon laboratoire du destin de la ville.


  • pour ce carnet de la mcla, marcel freydefont a choisi 66 extraits de textes afin de faire mieux connaître la scénographie.
    depuis aristote, avec l'invention de la scénographie et le fabricant d'accessoires, vitruve avec la définition de l'lchnographie, l'orthographie, la scénographie et la description des trois sortes de scène jusqu'à aillaud qui écrit à propos des décors de théâtre, kokkos qui parle de rendre visible l'invisible, françois, qui estime qu'il y a deux voies pour le scénographe, l'illustration et la métaphore, ou jeanneteau pour qui la scénographie n'a d'existence que dans le temps de la représentation, sivadier, pour qui l'on n'a pas besoin de décor, on a besoin d'espace, en passant par shakespeare qui invoque la scène agile, hugo qui en appelle à la localité exacte, appia qui s'interroge comment représenter sur la scène une forêt ? ou copeau qui affirme vouloir renoncer à l'idée de décor, sans oublier la position des architectes et des dramaturges, ce florilège déploie le cours de la pensée théâtrale à travers une es-thétique de la représentation de lieu et du lieu de représentation.
    cette publication célèbre un art et le quarantième anniversaire de la création de la quadriennale de prague en 1967, qui lui est consacrée, à laquelle la france participe en juin 2007.

  • Hors saison

    Sylvain Coher

    " C'est toute une journée déjà qui se replie avec la mer dans la poche d'obscurité.
    Nous ne sommes plus de simples arrivants : nous avons laissé nos marques sur le sable des plages. Nos empreintes un peu partout. Déjà, je me demande bien ce que sera l'hiver après l'automne et le printemps docile et l'été. Oui d'abord, et l'été ?
    Où irons nous, Elia, lorsque les estivants reviendront voler notre quotidien ? Leurs cris sur les plages rappelleront ceux des fusils, les cris de Solenn couchée sur la route.
    Jamais nous ne pourrons les faire taire, Elia. Alors nous fuirons : nous attendrons que la marée soit propice et nous irons sur l'eau, bien sûr ; nous suivrons des courants phosphorescents, avec la marée nous irons tout là-bas, pour toucher l'horizon et le secret du vide caché derrière l'horizon. "

  • Au terme d'un parcours long et épuisant, ils ont obtenu le statut de réfugié selon les termes de la Convention de Genève. Pour la plupart, la confrontation à l'horreur a laissé des traces dans leur corps, dans leur rapport aux autres et à eux-mêmes, au creux de leur vie psychique. Selon les guerres et régimes antidémocratiques et brutaux qui sévissent çà et là sur la planète, ils sont de nationalités diverses : Tchétchènes, Irakiens, Syriens, Centrafricains, Congolais, Bangladeshi, Mongoles, Guinéens, Érythréens, Somaliens, Soudanais, Kosovares, Azéris, Daghestanais...
    Ceux qui le souhaitent peuvent être reçus dans un centre d'accueil pour réfugiés par une équipe qui travaille pour les aider à reconstruire leur vie en France.
    Pascale Ruffel y est psychologue.
    Dans ces pages elle évoque ces rencontres avec ces individus aux destins brisés, elle réfléchit, elle s'interroge sur une société si prompte à rejeter l'autre, elle rend compte du travail qu'elle effectue avec eux et cela malgré l'obstacle des langues.
    Elle en vient à la conclusion qu'il se pourrait bien qu'en entendant les réfugiés, nous redécouvrions la singularité et la fragilité de la condition humaine, mais aussi la joie profonde que confèrent les rencontres les plus inattendues.
    Notre humanisation commune par le langage s'en trouve régénérée, vivifiée pour redonner à la langue sa puissance évocatrice et sa dimension poétique.

  • L'attrape soleil

    Morten Sondergaard

    L'attrape soleil de Morten Sondergaard est un choix de poèmes de l'auteur publiés en danois dans différentes revues et recueils.
    Morten Sondergaard est un poète très reconnu au Danemark.
    L'Attrape soleil publié en France sera le premier ouvrage anthologique d'importance destiné à le faire découvrir des lecteurs français.

  • Quand on est d'ici et d'ailleurs, où reposer ? Le choix de funérailles au pays natal peut clore une vie déracinée et entraîner les vivants dans une épopée héroïque digne d'Antigone qui, dans la tragédie grecque, défia les lois de la cité pour enterrer son frère. Il arrive aussi que l'incongruité des situations invite l'humour dans les préparatifs. Élisabeth Pasquier et Anne Bossé, chercheuses en sociologie, architecture et urbanisme, écrivent ont écrit une pièce à partir d'entretiens réalisés avec des fils et filles de migrants, des médecins, des professionnels du fret aérien et des pompes funèbres.

  • Touché, coulé

    Pascale Ruffel

    Après Les Ancètres ne prennent pas l'avion, Pascale Ruffel revient avec un nouveau livre. Psychologue dans un centre pour réfugiés elle poursuit sa réflexion et évoque cette fois-ci dans une perspective plus personnelle et littéraire ce qui se noue dans notre relation au monde liquide, lieu de plénitude, de bonheur simple mais aussi de désatre. Ce livre est aussi une réflexion sur notre rapport au langage, les récits et les contes qui nous construsisent et sur l'enfance, irréductible en nous.

  • On laisse tomber les références littéraires et les poses qui vont avec. On parle fort, comme une bande de potes. On chante. On boit. On chante encore. Faouzi et Isham transforment leurs guitares en oud, laissant les poèmes se coudre sur le rythme, moelleux, craquant. On échange des braises. On brûle des campements. Trois heures plus tard, nous sommes frères pour la vie. Aucune légion ne pourrait écraser notre tribu. J'ai le sentiment d'avoir vécu un siècle. Je vide les cendriers comme si je buvais des étoiles. »

  • Place publique #78

    Collectif

    Depuis une année la crise sanitaire a bouleversé nos vies et a souligné les fragilités de notre système de santé, sous tension dès avant la pandémie et qui a d'abord tenu grâce à l'engagement de ses personnels. Avec ce dossier de notre numéro de printemps, nous voulons éclairer son fonctionnement, l'articulation entre public et privé et la place des usagers. Nous évoquerons aussi comment le ministère de la Santé et ses déclinaisons régionales, les ARS, gèrent les crises qui se sont multipliées ces dernières années en Loire-Atlantique?: surmortalité due aux cancers dans l'agglomération de Saint-Nazaire, cancers pédiatriques dans le Pays de Retz...

  • Jean-Claude Pinson, écrivain, poète et philosophe nous propose son autobiographie. Ce faisant, il fait le constat, ni tristesse ni amertume, que sa vie n'a guère débordé des frontières du département de la Loire-Atlantique, tel un navire tirant des bords entre ces trois bouées que sont Nantes, Saint-Nazaire et Tharon-Plage petite cité balnéaire où il passe dorénavant le plus clair de son temps. C'est surtout comme il le précise, « une vie dans les livres, pour essayer d'y voir plus clair dans les affaires obscures de ce département toujours plus ou moins en mal de bonne gouvernance qu'est pour chacun son propre moi. », à quoi il ajoute : « Écrire, à propos du pays (du département) où l'on vit, sous l'angle des affects, des sensations et émotions, sentiments, dont il est le cadre et la source, voilà qui me convient plutôt. » En une vingtaine de chapitres à l'esprit très vif, Jean-Claude Pinson égrène souvenirs et réflexions. Il revient sur son engagement maoïste dans les années soixante, décrit son enseignement de la philosophie, mentionne ses lectures de Julien Gracq, Pierre Michon ou Leopardi tout autant qu'il décrit l'art de cuisiner la lamproie, relate les carnets de guerre de son grand-père, avoue sa passion pour le rugby ou parle des oiseaux dont le chant berce sa lecture à l'ombre d'un grand pin parasol. Toute une vie passée à observer, étudier, lire, décrire dans un cadre géographique limité, seulement en apparence.

  • Avertissement au lecteur : « Rien ne se passe / de la façon / que lon croit » dans Le Grand Quelque Chose de Ron Padgett. Le livre dont le titre est une variation sur Le Grand Sommeil offre autant de surprises et de rebondissements que le polar de Raymond Chandler, dans un univers poétique parallèle. Pourtant pas de vieux général, pas de jeunes femmes délurées ni de dangereux malfrats dans ces pages. Mais une invitation, lancée au lecteur, à devenir un privé dun nouveau genre : quel est le point commun entre les étonnants personnages qui se promènent dans le monde de Ron Padgett ? Entre Tom et Jerry qui passent leur bac, Pierre Reverdy qui remonte la rue de Rennes manuscrit sous le bras, Woody Woodpecker adulé, Tarzan dans le collimateur et Guillaume Apollinaire feu follet ?
    On découvre dans ces poèmes détonnants indices, comme les pin-up dénudées du calendrier de Jean-Paul Sartre, un guide du savoir vivre du pivert, de bons baisers de Dalmatie. On sétonne du mystère de la poussière qui tourne, on observe un dîner frappé par la foudre, on repère un grand hamburger qui pilote un avion. Dans la poésie de Ron Padgett, « boîte de nuit imaginaire » avec la faune de ses habitués, on peut apprendre comment commencer sa propre civilisation. On peut aussi regretter les amis disparus au son idiot dun chien qui aboie. On peut apprendre, tout simplement, à « profiter de tout / une heure de plus ».

    Auteur de nombreux livres de poésie, grand traducteur de poésie française (Cendrars, Apollinaire, Reverdy), Ron Padgett est né dans l'état d'Oklahoma en 1942. Associé à lécole de New York, Ron Padgett a collaboré avec de nombreux écrivains et artistes (Joe Brainard, Bertrand Dorny, Alex Katz, George Schneeman, Trevor Winkfield, Jim Dine). Il partage son temps entre New York et Calais (Vermont).


  • Grands lieux

    Hélène Gaudy

    Le lieu est toujours présent au coeur des livres d'Hélène Gaudy, l'idée de l'inviter en résidence d'auteur l'Esprit du lieu sur les rives du lac de Grand-lieu s'est imposée comme une évidence. Avec Grands lieux, en passant du singulier au pluriel, Hélène Gaudy nous rappelle que nous sommes tous attachés quelque part ; à une maison d'enfance, à un jardin perdu, aux eaux étroites d'une rivière ou aux rives d'un lac.
    « Sans doute chacun a ainsi, en soi, quelques lieux qui resteront des sources, des points de comparaison.
    Sans doute, quand ils changent ou disparaissent, découvre-t-on aussi, et brutalement parfois, que ces pans de mémoire ne tombent pas avec eux, que les odeurs, on les retrouve dans d'autres nuits, et les lumières, et les formes, et le passage des heures.
    Mais ils restent quelque part, nets dans chacune de leurs métamorphoses. Et c'est peut-être ça, qu'on peut appeler grands lieux ».
    Hélène Gaudy a tourné autour du lac, elle a parcouru ses eaux, écouté les paroles des riverains, pris des notes, photographié, documenté suivant cette méthode d'écriture qu'elle a développée dans le récit, Une île, une forteresse, paru aux éditions Incultes en 2016.

  • À la fin du XIXe siècle, près de Saint-Nazaire, l'édification des Forges de Trignac répond au besoin de fournir le métal nécessaire à la construction de bateaux en fer par la Compagnie Général Transatlantique.
    En quelques mois, 2 000 ouvriers sont embauchés.
    Une véritable épopée industrielle commence. L'entreprise ira jusqu'à occuper une centaine d'hectares dont il ne reste aujourd'hui que de maigres vestiges de béton éventré aux imposantes dimensions.
    Si le point de départ de l'auteur a été de questionner l'idée de friche industrielle, de patrimoine, le texte emprunte résolument le chemin de la littérature, de la fiction capable de faire revivre le lieu, d'incarner les protagonistes, d'en entendre battre le coeur pardelà les ruines, lieu d'histoire et de mémoire que recèlent des murs en passe de s'effondrer.
    Le texte s'appuie sur trois événements qui ont ponctué l'histoire des lieux :
    - la grève de 53 jours qui, dès 1894, éclate aux Forges et marque de son empreinte le mouvement ouvrier local ;
    - soixante-dix ans plus tard, l'implantation sur le site d'une autre entreprise, Caravelair et sa fin rocambolesque en 1974-1975.
    - en 1983, dans les ruines des Forges, une représentation du Chant Général de Pablo Neruda, mis en musique par Theodorakis, qui mobilise des centaines de spectateurs et de bénévoles.

  • Une soeur et un frère revisitent les motifs récurrents de la scène familiale.
    Tabous, deuil, inceste, souvenirs écran : tour à tour violentes, sarcastiques, pathétiques, irritées, outrancières, névrosées, complaisantes, ces deux voix vont vider, de fond en comble, leur sac verbal.
    Emporté par une phrase flux et ponctuée, qui avance par embardées, ce texte à deux voix tourne dans une forêt, passe au travers des gouttes, plonge dans une rivière. Un fantôme apparaît, on se tue sous un pont, on vit un 11 septembre, on couche avec qui passe. Une performance obscène et sidérante.

  • En Europe, la France n'est pas une bonne élève en matière de sol artificialisés. Centres commerciaux, zones d'activités, maisons individuelles. Des milliers d'hectares disparaissent chaque année et la part des terres agricoles diminue inexorablement. Si le plan national biodiversité de l'été 2018 fixe un objectif de «zéro artificialisation nette» - ce qui signifie éviter toute nouvelle imperméabilisation de sols ou, si des terres sont artificialisées, compenser en renaturant des espaces déjà imperméabilisés -, le département de Loire-Atlantique s'est emparé de la question.

  • Depuis bientôt neuf mois, la crise sanitaire paralyse la France et le monde et a profondément changé les comportements de chacun. Cette crise que nous traversons en annonce une autre, sociale. Ses prémices ont été identifiés : par exemple avec les demandes d´aide alimentaire qui se multiplient, que ce soit dans des quartiers populaires ou chez les étudiants. Nous raconterons cette crise et observerons comment les villes et les territoires intermédiaires y répondent : quel impact pour Saint-Nazaire dont le coeur industriel, avec l´aéronautique et les chantiers navals, est un des plus touchés par la crise la campagne et les villes moyennes sont-elles l´avenir ? l´expérimentation pilotée par l´association Territoires zéro chômeur de longue durée, qui doit être déployée à Pont-Château, est-elle une bonne réponse ?

  • Le dossier du numéro #69 (hiver 2018-2019, parution début janvier) s´articule autour de l´enquête menée par l´agence d´urbanisme de Saint-Nazaire sur le quotidien des travailleurs détachés.

  • « On m'a dit : on veut faire un livre portrait. J'ai répondu, je préfère un espace vision.
    À l'idée de fabriquer un ouvrage qui donnerait la parole à des témoins ayant accompagné, d'une manière ou d'une autre, les spectacles que j'ai écrits et mis en scène, j'ai posé une seule condition : les auteurs devaient être engagés dans une relation avec leur écriture, qu'elle soit textuelle ou picturale, qui relèverait du combat et de la sauvagerie.
    Lorsqu'on m'a demandé ce que j'entendais par là, j'ai dit, pour résumer ma pensée : j'aimerais que ce soient des tigres. Des artistes ne cherchant nulle carrière, solitaires dans leur rapport au monde, avançant vers leur oeuvre comme le fauve avance vers sa proie. C'était une image.
    Aujourd'hui ce livre existe.
    Il est un vaste terrain vague dans lequel se promènent des textes comme se promèneraient, souverains, des animaux non domestiqués. Car ce jardin se devait, avant d'être un portrait, d'être une vision. » Wajdi Mouawad

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