Arts et spectacles

  • Littoral Marseille, du nom des stations de bus qui, dans les quartiers nord, jalonnent le bord de mer : Littoral Beauséjour, Littoral Mourepiane, Littoral Fenouil, Littoral Sacomane, Littoral Pas du faon... dans un paradoxe inouï car si on peut longer la mer sur 20 km, de l'Estaque à la plage du Prado, on la voit peu ... Au sud, il faut passer sous des portiques et parcourir des ruelles secrètes pour apercevoir des criques bleues et des maisons somptueuses. Au nord, il faut traverser des ronds-points, des embranchements d'autoroute, longer le port absolument interdit pour espérer découvrir une trouée à travers les grilles et les bateaux. Car la mer, à Marseille, n'est pas centrale. Le centre, c'est le Vieux-Port et la Canebière, non pas le Chemin du littoral dissimulé sous une autoroute. C'est ce paradoxe qu'Elise Llinares a exploré. Et photographié avec en tête cette phrase de Cendrars comme fil conducteur : « Marseille est une ville selon mon coeur. Tout y semble perdu et, réellement, cela n'a aucune espèce d'importance ». Une photographie argentique, au moyen format, pour transcrire la tension lente, parfois désolée, de cet espace souvent déserté. Un paradoxe que Michel Peraldi, anthropologue au CNRS, décrypte dans un texte engagé et très personnel pour déconstruire les mythes marseillais et plaider pour un usage retrouvé du littoral et de la mer.

  • Wilfride Piollet expose ici la version achevée de ses Barres flexibles (expression tirée d'un poème que lui dédia René Char), sa théorie sur la danse consacrée aux exercices d'entraînement et d'échauffement. Ces exercices sont aussi bien outils d'interprétation que moyens de création et consignes d'improvisation. Synthèse des Barres flexibles se consacre précisément aux moyens d'observation et d'utilisation sensibles de cette recherche. Il se compose de deux parties :
    - 1ère partie : Les moyens de penser son geste. Il s'agit là d'évaluer son propre espace de mobilité (les mesures du corps) et de prendre conscience de la projection du corps dans l'espace (les temps du corps) pour aborder différentes façons d'habiter et d'affronter l'environnement.
    - 2e partie : Passer à l'acte. Cette partie est consacrée à la présentation exhaustive et synthétique des différents ingrédients qui composent la méthode des Barres Flexibles. Les exercices y sont présentés dans leur intégralité, sous la forme de partitions en cinétographie Laban.

  • Un Jeune de la banlieue a quitté sa cité. Il gagne sa vie à Port-au-Prince en revendant à des riches du temps qu'il achète à des pauvres. Job dangereux... "L'Acheteur de temps", roman picaresco-philosophique, est écrit dans une langue parlée, scandée comme un slam. Entre un pays riche et un pays pauvre. on y redécouvre avec ironie le capitalisme. celui qui ne marche pas. On y renifle aussi avec tendresse au sens des autres.

  • « Ne plus séparer les techniques (classique, jazz, con tem poraine, baroque...) : ce qui est une év idence (passer d'un style à l'autre) depuis un bon moment sur les scènes qui propos ent des spectacles de danse, n'a longtemps pas inqu iété le s respon sables de l'enseignement. Pourtant, de plus en plus de danseurs sont confrontés à cette obligation d'adaptation. Il n'est plus possi bl e, maintenant, d e n'être que "classiqu e" (ni uniquement "contemporain" d'ailleurs), il leur faut, en conce ntrant en eux les divers moyens d'expression du xxie siècle, savoir s'engager corps et âme dans des mouvements aux motivations multip les.
    C'est cette synthèse des différentes notions présentes dans les écritures de la danse que j'ai tent é de faire dans mes exercices d'en traînement.
    Ce petit ouvrage se prop ose d'en dévoiler, dans la mesure du possible , les étap es, le cheminement, le but, qui, au fond, se confond avec les moyens. »

  • « [...] qui que nous soyons, où que nous soyons, notre esprit s'échappe, et le naturel de l'être rêveur qui indubitablement est en nous, n'y résiste pas et revient au galop. Le réel n'existe pas.
    Les photos ici présentées, n'ont ni caractère prophétique ni mission messagère. Marquées d'inscriptions involontaires rencontrées au hasard du temps, elles sont le seul effet d'un voyage en solitaire.
    Qu'y voir d'autre qu'un appel à l'imaginaire ?» J.-M. S.

  • Artiste dans l'âme, danseur étoile et poète, Jean Guizerix livre dans ce texte une remarquable et brillante représentation de l'accord parfait de l'intelligence du corps s'unissant à l'esprit.
    Les termes de la danse sont l'attelage qui débute et entraîne la pensée poétique de Jean Guizerix tant dans le mouvement de l'expression que dans l'expression du mouvement.

  • L'exposition de Jeanne-Marie Sens, Juste la vie, qui se tint du 13 au 24 novembre dernier à la galerie Mercier & Associés à Paris, s'est appuyée sur son travail photographique auquel s'ajoutait un ensemble d'une trentaine de ses collages.
    Photographies et collages font chacun l'objet d'un ouvrage.

    Mais qu'est-ce donc qu'un collage, que signifie coller, si ce n'est décoller, recoller, et se mouvoir dans un espace à recomposer ?
    Les mots ni les images ne sont anodins pour J.-M. Sens, et l'avant-propos de Collage Drôle de montage y approche, avec une certaine défiance, l'intime de la question.

  • Cet instant si fugace oú l'obscurité bienfaitrice cède la place, touche par touche à la couleur, seconde après seconde à la lumière, et oú chacun se dépouille de son habit de sommeil, agit rituellement comme un appel à l'espoir.
    Au commencement du jour, la terre se gonfle de bruissements, d'élans, de jaillissements pour le grand spectacle de la nature. rêve matin, rêve d'enfance, rêve d'humanité, quête inlassable du faiseur d'images, du guetteur, toujours émerveillé par le réveil de la vie sauvage, cet ouvrage nous porte vers les aurores silencieuses de fabrice cahez. là oú tout est possible. alors, la scène s'ouvre sur des envols et des courses éperdues, sur des danses venues du fond des âges, sur des rencontres émouvantes.
    Cet instant si fugace oú l'on entre dans le monde de fabrice cahez pour y puiser toutes les lumières de l'enchantement de tous les matins du monde. gérard louis.

  • Attrait Nouv.

    Attrait

    Antoine Stinco

    Histoires sans parole.

  • Hors saison Nouv.

    Hors saison

    Emmanuel Caroux

    « Y'a pas photo » est une nouvelle collection des éditions L'une & l'autre consacrée à la photographie.
    La photographie prend de nos jours une place prépondérante dans la façon de nous exprimer. L'appareil est au bout de nos doigts, de moins en moins encombrant, léger, rapide et doté d'une technologie de pointe.
    La seule chose lui manquant ne revient cependant qu'au seul regard du photographe...
    Emmanuel Caroux ouvre le bal et présente, avec Hors saison, .. clichés quadri rapportés de séjours en Écosse.

  • Dans le projet d'éditer un livre de cuisine, faire recette en s'éloignant délibérément de l'idée tradititionnellement attendue en matière culinaire était le principe même de la démarche de l'auteur.
    Fantasme, drôlerie et originalité sont ici à l'honneur. Aucune recette, aucun menu gourmand, nuls mets gourmet ou préparation savante «nouvelle cuisine » ou « à l'ancienne », ou avant-gardiste « moléculaire», nul haricot de mouton ou cassoulet cuit au chaudron, ni confiture mijotant en bassine de cuivre ni volaille grillée au feu de bois sur son lit d'herbes odorantes n'y sont proposés en leurs habituelles compositions et présentations alléchantes.
    Mais un ouvrage à déguster à ciel ouvert en une fantaisie photographique où seuls figurent l'art et la manière d'un clin d'oeil ludique et savoureux.

  • Giselle

    Piollet Et Guiz

    Découvrez Giselle, le livre de Piollet

  • Juste la vie

    Jeanne-Marie Sens

    "L a musique fi t un temps partie de ma vie. L'écrit à part entière, puis la photographie prirent le relais.
    Dire, exprimer, requiert divers langages, la photographie en est un qui appelle a diverses interpretations selon le regard que l¡¦on y porte.
    Ce livre marque pour moi l¡¦inscription du temps, non par simple effet du souvenir mais par la transposition d¡¦un regard sur l¡¦objet capte qui devie et prend alors une autre signification. Le temps est impalpable, n¡¦a pas de representation physique et l¡¦on peut se poser la question de la demonstration photographique pour l¡¦exprimer :
    Ponctuelle, elle traduit directement l¡¦objet dans sa simple ordinaƪ rite, je photographie ce que je vois ; detournee, elle emprunte un autre langage, je vois ce que je photographie, et se livre a un envol metaphorique ou l¡¦on n¡¦y verra que ce que l¡¦on veut bien y voir, ou y trouver.
    Au travers des cliches ici presentes, se livre un album a colorier ou chacun est libre d¡¦apposer les derives et les teintes de son choix.
    Ʀ Regarder n¡¦est pas une experience neutre, c¡¦est une complicite".
    J.-M.S.

  • « S'accordant, comme par le passé, à se couler dans le cours évolutif du temps, des créations architecturales de toute nature se distillent en maints endroits, tout autant peuplés que désertiques.  Des bâtiments s'érigent et trouvent réalité en de multiples f onctions : officialité, habitat , culture, loisirs et sport ; ils créent l'environnement et prennent place pour l'usage et le confort de l'être humain où le plaisir de la beauté peut y trouver son compte, quand le geste désastreux d'un « talent » non accompli excelle à y coller un fâcheux miel à goût d'amertume.  Tout genre confondu, ces érections au quotidien de chaque époque continuent de fonder l'Histoire. Certaines débanderont de par leur absence de qualités, d'autres s'avéreront être d'un emploi et d'une esthétique acceptables. Les plus talentueuses seront hautement reconnues et jouiront de leur réussite.

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