Memo

  • Milly Vodovic

    Nastasia Rugani

    Aujourd'hui, Milly a eu envie de mordre jusqu'au sang.
    Swan Cooper tirait des balles de revolver à deux pas de son frère Almaz, couché dans la boue. Soudain, la rage a tout dévoré. Milly a foncé pour sauver son grand frère.
    Dans un élan bestial, fou de colère, elle a cassé le bras et le nez de Swan Cooper.
    Depuis, Almaz, vexé, ne lui parle plus, mais qu'importe. Milly Vodovic peut tout faire désormais.
    Elle peut partir, en pleine nuit, à la recherche de l'arme abandonnée. Laisser un garçon trouble et dangereux lui voler un baiser. S'inventer à l'infini.
    Pourtant, des phénomènes étranges se produisent autour d'elle. Comme ce ballon mou et visqueux, vivant, apparu à l'intérieur de la maison des Vodovic. Ou cette conversation d'Almaz avec une fille invisible, une certaine Popeline.
    Mais, alors que l'air commence à sentir le sang frais, que le Mange-coeurs approche et que l'ennemi se transforme en ami, Milly se répète que les monstres n'existent pas.
    L'histoire, elle, ne l'entend pas de la même manière.

  • Simone est morte d'un arrêt du coeur, et Simon, lui, a beaucoup de mal depuis avec son coeur en peine. Entre eux, il y avait une amitié folle, malgré les années. Un amour sans limite et une théière rouge remplie de voeux écrits.
    Un jour, Simon décide, pour se consoler, de récupérer la théière chez Simone. Il veut lire tous les secrets. Simon ne sait pas encore qu'un grand et beau mystère l'attend.

  • Truffe et Machin, deux lapins jumeaux, se sentent à l'étroit dans leur terrier familial. Chaque journée est prétexte à une nouvelle aventure, mêlant maladresses et bêtises.
    Un matin, alors qu'ils s'ennuient, Machin a une brillante idée ! Mais sitôt venue, sitôt repartie. Truffe et Machin partent alors à sa recherche. Filet en patte, les voilà courant après une luciole. Une fois capturée, rien n'y fait : Machin ne retrouve pas sa brillante idée.
    Truffe lui propose d'ingérer la brillante bestiole, on ne sait jamais ! Machin prend son courage à deux mains et s'exécute...
    Deux autres aventures composent ce livre, où l'on suivra les deux compères tentant d'attraper leurs ombres, mais également cherchant de nouvelles dents pour remplacer leurs incisives récemment tombées...

  • Pombo n'aime rien de plus que passer ses journées à siroter un jus de fruit gorgé d'écume, les doigts de pieds bien au chaud dans ses chaussons. Parfois, la faim ou le sommeil l'obligent à tendre le bras pour attraper un quignon de pain ou à faire une petite sieste sur son rocking- chair, mais rien ne trouble ses rêvasseries, bien à l'abri du monde. Alors quand son ami Java, si intrépide, lui demande de l'aider à construire une cabane en haut d'un chêne vertigineux pour observer le lointain, Pombo Fainéant fait sa mauvaise tête. Sa tête d'ours qui va compter les mouches, les pieds sur terre. Chez lui, le lointain, c'est en esprit, les yeux fermés. Mais Java, lui, a un autre plan. Un plan délicat à coups de tomahawk et d'escalades dangereuses. Un plan parfait pour Pombo Courage.

  • À la surface du ventre bleu de la mer, l'heure est grave. Une Chose dure comme un coquillage géant et pourtant molle comme des algues, flotte. Il y a un truc qui cloche. Un gros truc qui cloche et qui, pour une fois, ne coule pas.
    Pourtant, Mo, Saï et Vish en ont vu des choses tordues et bizarroïdes tombées du ciel sur leurs têtes de pieuvres.
    Mais une Chose comme celle-là, jamais.
    En plus, il semble y avoir une surprise vivante à l'intérieur. Pire, cette Chose est presque aussi grosse que Krakenko, l'orque ogresse. Pire du pire, la Chose a une bouche, et probablement une petite faim.
    Un Tcha-kou-tcha d'urgence s'impose avec les anémones albinos, le crabe cornu et toute la colonie des crevettes bouffies. Les questions fusent dans l'Antre. Et si la réponse se trouvait dans le MéHéHéHé ?

  • La petite épopée des pions

    Audren

    Sasha habite dans un coffre en bois de rose, en compagnie d'autres Sasha noirs et blancs. Parfois, la Main lui fait prendre l'air en le déplaçant sur un damier, puis le range soigneusement. Sasha, comme tous les Sasha, sait qu'il doit respecter la règle du jeu :
    Obéir sur sa case. Il y a bien le Géant-Monde, plus loin, mais cela voudrait dire s'aventurer, probablement mourir et surtout, abandonner le meilleur des mondes.
    Un jour, pourtant, Sasha décide de tout quitter. Il a envie d'imprévu, de sentir le vent de la liberté sur son bois. Décidément, il est bizarre, disent les autres Sasha, il croit aux miracles.
    Ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que Sasha est un héros prêt à aller au bout de ses rêves. Justement, une drôle de chose totalement inattendue, est en train de se produire...

  • Hamaika, la poule maigrichonne, a la tête en l'air. Elle est curieuse de tout, en permanence enchantée, totalement distraite.
    Un jour particulier de rêverie, Hamaika marche sur la queue d'un poisson. Il se passe quelque chose de magique entre eux. Tout à leur joie amicale, ils décident de faire les présentations aux uns et aux autres. C'est la catastrophe. Désormais, il va falloir battre des ailes.

  • Il ne reste pas grand-chose de la vie de Tiago et de son frère, de P'pa et M'ma, les fermiers Manké. Les Déracineurs ont tout avalé, jusqu'à la moindre parcelle de leur ferme.
    Alors, Tiago et sa famille ont dû prendre la route, sur une carriole de fortune, aux côtés du dernier baoyé, Monsieur B, un arbre aux onze fruits juteux. C'était ça ou crever.
    Mais, sur les chemins de sable rouge, très vite, il faut choisir la bonne direction, lutter contre une faim digne d'un barracuda, marcher et encore marcher. Heureusement, les onze kourés appétissantes et sucrées se balancent aux branches de Monsieur B, pour plus tard.
    Ce matin, une kouré a disparu. Onze kourés moins une. Ça fait peu pour tenir sur la route.
    Surtout que, dans le ciel du désert, des rats plumés lorgnent déjà sur les fruits bleus.

  • Comme chaque matin, Laurent le Outan se réveille de mauvais poil. Il a beau se lancer de branche en branche à travers la jungle de Sumatra, il a beau voler des oeufs au Trogon aux yeux blancs, et pour couronner le tout cuisiner sa fantastique tarte aux litchis, il lui manque quelque chose ou plutôt quelqu'un : les petits enfants de Paris. Avec eux, Laurent pourrait grimper dans les arbres, plus haut encore que la tour Eiffel, et manger des parts de tarte. Sans eux, il passe son temps à attendre.
    Un soir de lune argentée, Laurent fait la rencontre d'une petite fourmi tout excitée, vraiment pas gênée et bien décidée à bouleverser sa vie.

  • Cette nuit, le petit garçon s'est métamorphosé en mouche. Depuis, la tête à l'envers, le monde sans dessus dessous, il marche au plafond.
    Aujourd'hui, ou peut-être plus tard, il a mangé beaucoup de purée, il est devenu rond comme une balle qui n'arrêtait pas de rouler. Il ne voulait plus être ce petit garçon, plus petit que le chien et le chat, il voulait que sa tête touche la lune.
    Surtout que sur la lune, il y est déjà allé pour chercher sa dent perdue, sans fusée ni rien, juste en fermant les yeux. C'est mieux encore que discuter avec un poussin aux très petits yeux qui a peur de tomber malade.
    Là, le petit garçon s'avance dans La Forêt la plus terrible du monde. Il y a des bruits inquiétants et des odeurs de poisson grillé. Et surtout, une nouvelle histoire à grandir debout.

  • Sur leur île déserte, Robinson et Vendredi jouent au crabe-caillou sur la plage toute la journée, entre deux lampées de bière de banane, avant de mimer la chèvre, Mêêê, et de savourer des oreilles de cochon, Uïïk Cuic. Mais, ça, c'était la vie des autres jours.
    Réjouissant pastiche du Robinson Crusoé de Daniel Defoe, Vendredi ou les autres jours suit les tribulations d'un Robinson qui souhaite à tout prix rester sur son île. Les situations désopilantes se suivent et ne se ressemblent pas, entraînant avec elles toute une galerie de personnages, roi des spectres, évangélisateur ou encore cannibales affamés.

  • Surf

    Frederic Boudet

    Dans la campagne sarthoise domestiquée et verdoyante, Frédéric Boudet a toujours pêché la truite du Montana, un pistolet en plastique à la main droite et un livre à la main gauche. Des flèches tirées, les mots lus de Carver, Faulkner, Miller, en un combat de «bruit et de fureur», et soudain le surgissement de la poésie en recueils, de nouvelles (Invisibles, éditions de l'Olivier), de romans hantés par le Grand Esprit du continent de la littérature, celui où l'on «bouffe le monde» à corps perdu.

empty