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Une année terrestre raconte en toute intimité la naissance d'un premier enfant. Une année ordinaire, périlleuse, qui transforme radicalement les rapports au monde : la solitude, l'amour, la mémoire, le temps, la famille, le corps, l'écriture. Une année où la vie apparaît, une fille comme un lapin de velours ; à la sortie du terrier, dans la lumière d'automne, le présent n'est soudainement plus le même. Une année inscrite à jamais dans la chair. Dans l'aventure que représente le fait de donner la vie, le langage s'ouvre à un réel amplifié.
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Troisième recueil d'un triptyque sur les possibilités du poétique face à l'horreur et à la détresse, Exercices de joie prend le risque de la tendresse en choisissant la douceur comme arme de combat. Dans une écriture fluide qui alterne entre prose et vers, les poèmes explorent la notion de joie, non seulement comme quête d'apaisement, mais comme responsabilité à l'égard des autres : le souci de leur apporter espérance.
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À l'intérieur d'une petite boîte, trois avortons, trois disparues fantasmées, surnommées crevettes, vivotent. Non-mère de cette non-vie, la narratrice choisit le vide du ventre afin d'échapper au destin tragique de celles qui l'ont précédée. Car au bal des absentes, la mort rôde inlassablement. Recueil de deuil, de colère et de compassion, Adieu les crevettes est une reprise de pouvoir sur les rouages filiaux qui enchaînent, une ode à l'amour maternel et à la liberté de choix.
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Est-ce que le futur peut encore se rêver ? Ou est-ce que l'obscurité peu à peu nous avale ? Gravitant dans la mémoire de la conquête spatiale, Scaphandre s'enfonce dans les profondeurs océaniques jusqu'aux limites de l'espace à la recherche de nouvelles formes de survie. Car quelque chose altère le souffle, nous avançons en terrain hostile : anxiété, peur, épuisement réussir réussir réussir même si le coeur s'effrite à chaque geste.
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[ya khawal!] s'exclamait la grand-mère de Nour, sa téta. Une expression usuelle dans leur communauté égyptienne copte, bien qu'elle signifie « ma tapette ». À travers l'apprentissage de la langue de sa famille paternelle, l'autaire découvre que cette expression réfère aussi à des danseurs habillés « en femme » sous l'occupation ottomane au 19e siècle. L'imaginaire de Nour Symon s'illumine devant les photos de ses ancêtres queer, puis de la connection étrange avec son enfance passée à Ville Saint-Laurent.Dans Khawal, le privilège de la beauté, poèmes, lettres, récit, essai et partitions musicales s'entrecroisent. Nour Symon questionne ses intersections, rend hommage aux familles choisies, partage des recettes égyptiennes millénaires et offre à voir sa complexité comme des tiroirs de breloques-trésors grand ouverts.
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La tragédie du sexe. s'étend autour de nous, un lot boisé. pour lequel on aiguise les haches.. Les anciens abris et les huttes. fixent la clairière avec une certaine volonté. - la cabane de l'ermite, la hutte du chasseur -. des scènes de masturbation. et des blagues salaces.. Un monde d'hommes. Mais fini.. Eux-mêmes l'ont vendu aux machines.. Je marche dans la forêt inconsciente, une femme vêtue de vieux vêtements militaires. qui ont rétréci à sa taille, je suis perdue, par moments, je me sens éblouie. par le soleil qui donne des coups de patte entre les arbres, froid dans le marais et lichen dans le fourré.. Rien ne sauvera tout cela. Je suis seule,. bottant les dernières bûches en décomposition. avec leur étrange odeur de vie, pas de mort, me demandant ce que tout cela aurait bien pu devenir.
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Des formes utiles est un recueil de vaillance et de veille. Il est le côté face du vide et des manques, du froid et de l'oubli. Ce à quoi le coeur résiste ou cède. Et il est tout autant, depuis l'entaille profonde, à coup de questions, d'étonnements et de rêves, ce que, de l'être et du comment, les mots donnent à voir ou à taire. Peut-être ce à quoi les vents nous préparent.
Accompagné de cercles réalisés au crayon par la poète, le recueil donne à voir son avant-poème, sorte de lexique monoculaire où se font et se défont les formes à venir. Hypnotique, l'écriture de Martine Audet poursuit son travail d'orfèvrerie dans les sinuosités de la langue et de notre rapport au monde. -
Un père meurt en Algérie. De l'autre côté de l'océan, une petite fille fantôme reçoit une boîte remplie de ses lettres. Par la forme d'une correspondance posthume, elle interroge les fragments de son identité multiple. Le temps se disloque. Deux soeurs inconnues, « nébuleuses, femmes de l'entre-deux, formes composites », se rencontrent dans l'imaginaire de l'écriture pour apprendre enfin à déjouer l'héritage. Attendez de m'enterrer pour chanter est un récit poétique où s'entremêlent les voix d'une filiation engouffrée dans les silences et les violences accumulées au fil des générations.
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Être fille, devenir mère, être fille toujours. Elle voudrait l'ailleurs encore joue avec la permutation du féminin dans un continuum de renversement. Quelle est la force vive de la mère, quelle est sa langue, sa volonté de puissance et d'absence ? Où s'échappe la fille, avec ses failles et ses cicatrices, dans son désir inassouvi de l'ailleurs ? Le recueil plonge dans l'expérience de la maternité, révélant la douleur de la perte de la mère et les complexités de l'amour filial. Donner la vie, (se) donner la mort, est-ce bien cela, faire corps avec l'amour du vivant ?
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Sans enfant qui court devant soi, où s'enfuient les traditions ? À l'image d'une courtepointe, les poèmes de Marise Belletête reprennent le fil perdu de l'héritage et remettent au métier à tisser l'ouvrage du temps. Telle une Pénélope, la poète tisse et détisse les souvenirs d'une enfance qui déguerpit, devenant à la fois fille d'une lignée improbable et mère- fantôme. Peu à peu, la perte laisse place à un silence habité, celui d'une filiation féminine liée par les recettes de grand-mère et par la beauté variqueuse des cicatrices. Je laisse les enfants disparaître est un recueil d'ourlets décousus et de traumas reprisés en dentelle.
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Devant la maladie et les horreurs du vivant, la peur grandit. Comment ne pas la laisser tout envahir, mais plutôt la soigner, avec compassion pour soi ? Dans une fresque familiale où domine un syncrétisme de croyances rites catholiques, superstitions populaires et traditions latino-américaines , Peur pietà explore une pluralité de rituels qui, à défaut de conjurer la peur, offrent une connaissance créative et sensible du monde.
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Penser à la mort selon les poètes Noir.e.s des Amériques est inévitable pour moi, qui ai déjà parcouru les marges et même la folie. Mourir est beau, la faire belle cette mort qui nous est promise et que même, nous réclamons. La vouloir belle cette mort qui nous engloutit déjà. La convoquer pour délimiter nettement les limites acceptables de notre dignité. La penser cette mort, en déroulant l'écriture, en façonnant le poème, c'est la seule manière sans doute de penser à notre poésie et à ce qu'elle contient pour nous faire continuer la vie.. S.M.
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Dans une maison bleue auprès de la mer, une voix se construit hors du monde. Après avoir été contrainte au silence par un système conçu pour faire taire, cette voix choisit délibérément sa disparition. Cet essai poétique crée un dialogue entre les études féministes et les poétiques de la nature, pour explorer le retrait comme moyen de survie, comme tentative de soigner la blessure afin d'habiter à nouveau le corps et l'écriture.
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C'est ce qu'elle a cru - la mère.. Ce qu'elle a eu tort de croire. Ce qui a fait. exploser fiel et sarcasme. dans le couloir exigu. d'où ont surgi les récits d'Ulysse.. Et au bout du compte. tant le torrent de sa honte. que son affliction de fille. condamnée. à l'inapaisement.. Alors. qu'il y aurait tant - une fois de plus -. à faire éclater.. À adoucir.. À adoucir surtout.
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Louise Dupré signe ici un livre courageux dans lequel, indignée, lucide, elle trace le mouvement allant des chambres à gaz à la chambre de l'enfant des proximités. Côtoyant l'horreur, elle ne sombre pas dans le cynisme. Bien au contraire entretient-elle un espoir qui s'incarne dans la vie même. Certaines histoires exigent en effet « des échelles plus hautes que les flammes », la vie n'étant pas qu'un enfer.
Une écriture vive, un vers bref porté par une phrase qui a l'amplitude des vents majeurs, soufflant sur le feu des plaies brûlant dans les fourneaux, comme une réponse de poète. -
Elle revient du chagrin. Ou plus justement contre lui, c'est ce qu'elle conçoit le mieux. Elle le fréquente s'imaginant l'avoir apprivoisé, comme si elle savait faire ça, domestiquer le chagrin et s'en accommoder tel un fruit tenant dans la paume de sa main, passant de la voix à l'oreille as-tu entendu ce que je viens de te dire ? C'est à toi que je parle, non ? on dirait que tu ne m'écoutes pas. Et cela ne cesse pas. Le ton de la conversation monte, ça parle en même temps, s'interrompt, murmure, chuchote. Elle ne différencie plus qui du chagrin ou des paroles bafoue ce qui lui tient à coeur..
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De la pointe Est de la Nouvelle-Écosse jusqu'à Terre-Neuve, deux voix racontent le traversier, les nuits au sol, les plats nouveaux, en empruntant à l'anecdote les codes de la grande histoire. Livre d'artiste au souffle long, MONUMENTS propose un récit de désirs et d'aventures, naviguant du territoire réel à son occupation fantasmée.
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Poète et essayiste, Louise Warren poursuit une réflexion sur les arts et la création dans une suite d'essais, dont De ce monde. Chroniques et proses , paru au Noroît en 2020. De nombreux livres d'artiste, des expositions et des partenariats s'ajoutent à son oeuvre. Elle participe régulièrement à des événements internationaux, a effectué diverses résidences d'écriture et a reçu plusieurs prix et mentions. Son projet innovateur de cartes poétiques Vivaces. Atelier mobile de lecture et d'écriture souligne près de quarante ans d'écriture.
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Livre d'artiste sur la disparition et l'amour, Le reste grandit plonge au cur des épanchements liés au deuil d'une relation amoureuse. Tantôt frêle, tantôt brûlante, la voix cicatrise à travers un quotidien peuplé de soleils rouges, de larmes échappées et de voyages en pouce le long du fleuve Saint-Laurent.
Dans ce journal à la fois poétique et visuel, Nana Quinn trace les contours d'une solitude nouvelle avec les restes friables des souvenirs. Les territoires extérieurs et intérieurs se lient et s'installent dans les lieux désertés par l'autre. Une rencontre intime se dessine. La vie reprend. Une vie frémissante, pleine comme un fruit mûr sur le point d'exploser. -
les yeux baissés le corps courbé. déplace-toi lentement soigneusement. à travers ce pays sauvage qu'est mon amour. puis quand tu partiras il ne restera que. les échos de tes bruits. un sentier à peine perceptible. et quelques cendres de ton feu. tourbillonnant dans le vent. comme une mise en garde. puis le pays sauvage demeurera. indomptable comme il se doit. et tu émergeras. avec les mains propres. et la volonté de survivre.
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je suture son nom. enterre ses cheveux mes racines. les deux bras cerclés. d'ombres chauves. je ramasse. la blessure noire de ma mère. un chant de gorge. tombe éclose.
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