• Beaux seins, belles fesses

    Mo Yan

    Jintong, né après huit soeurs, est l'Enfant d'Or de sa mère. Autour de lui, la Chine rurale est confrontée à l'invasion japonaise, au maoïsme et enfin au néo-capitalisme sauvage. Fort heureusement Jintong, affligé d'un amour obsessionnel du sein maternel et des fesses des jolies filles, vit ces tragédies avec un certain recul... Une fresque délirante et sensuelle, truculente et poétique, longtemps interdite en Chine.

  • Chien blanc et balançoire

    Mo Yan

    Au canton nord-est de Gaomi, les chiens blancs ont disparu, et les rêves des villageois avec eux... Nuan a tout perdu dans un accident de balançoire. Jasmin, aubergiste, tombe amoureuse d'un petit aveugle musicien itinérant. Gracieuse, une jeune instruite envoyée s'éduquer au village, essaie de rentrer à la ville. Une farandole débridée de personnages qui nous entraîne au coeur de la campagne chinoise...

  • Zhao Jin rentre dans son village. En chemin, Qian Yinghao, mort treize ans auparavant, l'interpelle. Sous une pluie battante, perchés sur la cime d'un saule surplombant une rivière en crue, les deux anciens compagnons se retrouvent. L'un est devenu officier, l'autre est tombé au combat, sans panache. Perdus entre ciel et eau, ils évoquent leurs souvenirs d'enfance, de caserne, et leurs espoirs déçus.

  • Le clan du Sorgho rouge

    Mo Yan

    Dans l'empire chinois, bandes armées communistes et nationalistes se vouent une haine sans merci tout en combattant en ordre dispersé l'envahisseur japonais. À Gaomi, le commandant Yu, chef des brigands du lieu, et Dai Fenglian, maîtresse d'une grande distillerie, héros flamboyants de la résistance, mènent les paysans à la bataille. Bientôt, les champs de sorgho seront détrempés du sang de l'ennemi.

  • La nouvelle se répand à la vitesse de l'éclair : les sauterelles arrivent dans les marais du canton nord-est de Gaomi. Ganba se précipite au sein de son clan pour assister à l'invasion meurtrière des animaux sacrés. Après leur passage, le clan des chiqueurs de paille est anéanti. Seul Ganba semble avoir survécu et raconte, à travers ses rêves, les épisodes légendaires de l'histoire du clan disparu.

  • Par la fenêtre de l'appartement, les feuilles de peupliers scintillent et la voix de Wang Xiaomei se mêle au vent. « Non, non, ce n'est pas vrai ! » Son corps se couvre d'une sueur froide et moite, elle regarde son mari, qui la dévisage. Accroupi sur le réfrigérateur, Wang San, l'air féroce, retrousse ses babines et laisse s'échapper un cri ? espièglerie ou protestation ? Un pur jappement de singe.

    Traduit du chinois par François Sastourné et Chantal Chen-Andro.

  • La joie

    Mo Yan

    Mo Yan a puisé aux racines les plus profondes de son histoire pour écrire ce roman : celui d'un fils de paysans pauvres du Shandong qui rêve d'entrer à l'université pour échapper à la misère, et qui, après ses échecs répétés, se réfugie dans un monde secret peuplé de mirages et de souvenirs. Car son héros, surnommé Yongle, « Joie Éternelle », a bien des correspondances avec le romancier. Lui aussi a connu la faim dans la même province, muré dans le silence et la solitude et sauvé par le désir entêtant d'écrire. Dans ce récit bruissant d'éclats d'eau, de lumière et de nuit, la poésie jaillit des odeurs chaudes de la terre sans renier sa trivialité la plus crue.

    Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont La Dure Loi du karma, Le Pays de l'alcool, Beaux Seins, Belles Fesses, et Le Grand chambard disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son oeuvre.

  • Lorsque maître Ding, à un mois de la retraite, est licencié de son usine pour cause de faillite,
    c'est toute sa vie qui s'effondre. Mais un autre monde se profile, celui d'une Chine moderne, régie
    par l'initiative, les projets, les idées individuelles. Il retrouve alors l'enthousiasme porté par une
    idée géniale mais assez peu orthodoxe, et par l'infaillible soutien de son fidèle apprenti. Dans un
    bus abandonné, il installe une « chambre d'amour », qu'il loue en échange de quelques yens. Ce
    projet audacieux connaîtra un succès inespéré. Dans cette fable douce-amère, l'auteur porte un
    regard décapant, plein d'humour et de tendresse sur la société chinoise contemporaine.
    Né en 1956 dans une famille de paysans pauvres du Shandong, Mo Yan a commencé à écrire
    dans les années 1980. Son génie singulier est désormais largement reconnu, tant en Chine qu'en
    Occident.

  • La dure loi du karma

    Mo Yan

    Injustement fusillé par la milice maoïste, Ximen Nao grille en Enfer tout en clamant son innocence. Las de ses plaintes, les fonctionnaires de l'au-delà lui offrent un cycle de réincarnation auprès de sa famille. C'est sous forme d'âne, de cochon puis de singe qu'il va suivre l'évolution de son village durant cinquante ans de communisme. L'affable Ximen s'accommode à chaque fois de sa condition, qu'il s'agisse de goûter les plaisirs de l'amour avec une avenante ânesse ou de danser sur les classiques de l'opéra porcin.

  • Le pays de l'alcool

    Mo Yan

    Ding Gou'er, inspecteur auprès du parquet suprême, enquête sur un trafic de chair d'enfants dans la ville de Jiuguo, après une dénonciation anonyme. Il est invité par les responsables locaux à un repas pantagruélique dont le dessert est un simulacre de bébé... Dans la nuit, il est en proie à d'étranges visions... jusqu'à s'envoler vers le pays de l'alcool de singe, la montagne légendaire des Immortels.

    Traduit du chinois par Noël et Liliane Dutrait.

  • Grenouilles

    Mo Yan

    Dans un village chinois, Têtard écrit une pièce de théâtre. Il s'inspire de la vie de sa tante, une gynécologue à la fois terrifiante et fascinante, qui oeuvre pour la mise en place du planning familial sous Mao. Très vite, elle s'engage dans le parti communiste, organise des campagnes d'avortements forcés. La tante de Têtard est prête à tout pour aller au bout de ses convictions politiques, malgré les terribles conséquences sur la vie des villageois.

  • Le supplice du santal

    Mo Yan

    Quatre hommes tourmentent la très belle Meiniang: son père Sun Bing, chanteur d'opéra, condamné au supplice du santal pour rébellion.
    Son beau-père, le redoutable Zhao Jia, accompagné de son fils, le boucher Petit-Jia, pour mettre à exécution la plus cruelle des tortures. Son amant, le très amoureux Qian Ding, reste en sa qualité de préfet de l'empire, le seul capable de dénouer ce drame...

  • Le grand chambard

    Mo Yan

    Adolescent, Mo Yan s'engage dans l'armée pour fuir sa campagne natale. Il tente de réaliser ses rêves : entrer à l'université, et entrer en littérature. Le Grand Chambard est son autobiographie ; il y évoque sa jeunesse et ceux qui l'ont marquée : la belle Lu Wenli, championne de ping-pong, le professeur « Liu Grande Bouche » et surtout He Zhiwu, le voyou débrouillard.

  • Le chantier

    Mo Yan

    - Dans la Chine de la révolution culturelle, une équipe d'ouvriers travaille sur le chantier de construction d'une route, en pleine campagne. Après le départ du chef, la discipline se relâche et les travailleurs sont livrés à eux-mêmes. La violence s'installe et la présence d'un village à proximité éveille les convoitises.En dressant un tableau de la misère ordinaire du petit peuple, Mo Yan interroge le socialisme chinois.

    - Né en 1956 dans la province chinoise du Shandong, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l'alcool, Beaux Seins, Belles Fesses et Le maître a de plus en plus d'humour, disponibles en Points.

  • La carte au trésor

    Mo Yan

    Le simple monologue d'un fâcheux rencontré sur le boulevard est le point de départ de ce récit éblouissant de virtuosité. Entraîné malgré lui dans un restaurant de raviolis, notre héros n'aura pas d'autre issue que de subir la conversation volubile et le verbiage désopilant d'un ami d'enfance. De fil en aiguille et du coq à l'âne, la conversation du bavard prend le tour d'une logorrhée où s'entremêlent brèves de comptoir et considérations métaphysiques. Le lecteur déconcerté par cet étrange banquet le sera encore davantage quand il apprendra qu'une moustache de tigre égarée dans un ravioli peut conduire presque naturellement à un précieux grimoire. Un récit tourbillonnant et fantasque dont la bouffonnerie et les éclats de rire sont un délice pour le lecteur pris au piège.

  • « Grand moine, je ne vous cacherai rien, je peux tout vous dire. À l'époque, j'étais un jeune garçon inconscient, qui ne pensait qu'à manger de la viande. » Dévoré par un appétit insatiable, Luo Xiaolong a grandi entre une mère aigrie, un père absent et un canon de fabrication japonaise. Aujourd'hui, il est prêt à renoncer aux têtes de boeuf et aux queues de porc pour s'ouvrir à la sagesse. Dans un temple abandonné, il se confie au vieux moine Lan, dont il espère devenir le disciple. L'étrangeté du lieu le pousse à faire ressurgir l'histoire de son bourg natal, le village des Bouchers. Enfant-viande, enfant-canon, Luo nous emporte dans un tourbillon d'images et de mots, de souvenirs épars où le surnaturel se mêle à la gloutonnerie.

  • Enfant de fer

    Mo Yan

    Né dans une famille de paysans, Mo Yan a dit un jour qu'une enfance malheureuse est une source d'inspiration infinie. C'est à travers les yeux d'un enfant qu'il décrit le monde dans les seize nouvelles de ce recueil. Tour à tour cruels, tendres, fantastiques ou érotiques, ces récits relatent la vie rude et douloureuse, parfois gouailleuse, mais toujours intense du petit peuple de Gaomi dans la Chine maoïste des années 1950 et 1960.

  • Gao ma est un jeune paysan déterminé.
    Il veut épouser jinju coûte que coûte. ni le mariage arrangé qui promet jinju à un autre, ni la police corrompue, ni les traditions féodales qui pèsent encore sur les habitants de la province du shandong ne pourront l'arrêter. encore moins les coups qui s'abattent sans relâche sur sa tête. bravant tous les interdits, gao ma décide d'enlever sa belle.

  • Ces récits de Mo Yan ont la beauté d'un rêve éveillé.
    Un éblouissement porté par une langue envoûtante, parcourue de senteurs, de lumières étincelantes, poudrées d'argent, et de flammes d'or dansant sur le fond noir de la nuit. A l'orée de ces récits, dans l'écoulement des jours se produit une apparition, comme si le rêve faisait soudain irruption dans la vie et se révélait plus dense, plus intense, de couleurs plus vives et aussi plus violentes et cruelles que le réel lui-même.
    C'est la vision d'une femme serrant contre son coeur un bouquet de roses pourpres, escortée d'un chien noir ; ou celle d'un homme en armure argentée, monté sur un cheval d'un blanc immaculé, se faufilant parmi les files de voitures de l'avenue ; et aussitôt le héros est subjugué, envoûté, comme emporté par la mécanique du rêve dans une spirale d'événements qui prennent l'impitoyable figure du destin.
    Alors ces récits ont l'atroce splendeur des cauchemars.

  • Le clan du sorgho

    Mo Yan

    1939 : l'envahisseur japonais marche sur Gaomi, Chine du Nord-Est.
    Les paysans se soulèvent. Dai Fenglian, une femme d'exception, met son charisme au service du commandant Yu, un brigand qui dirige la résistance. Tel est le point de départ d'un roman où toute une communauté - d'humbles villageois, pour la plupart - se jette dans un combat sans merci. Symboles de fertilité et de paix, les champs de sorgho sont bientôt détrempés du sang des victimes. Mo Yan, ici, se souvient d'une époque particulièrement tragique de l'histoire chinoise.
    Il retrouve, à travers elle, la tradition d'une écriture épique où la violence des affrontements libère des forces sacrées. La mort, la peur et l'ivresse de la cruauté dressent un décor grandiose pour cette aventure dont l'adaptation cinématographique - sous le titre Le Sorgho rouge (Ours d'or du Festival de Berlin en 1988) - a connu un succès international.

  • Dépasser le pays natal

    Mo Yan

    • Seuil
    • 7 Mai 2015

    Quatre textes de Mo Yan composent ce volume. Quatre moments où l'écrivain s'est interrogé sur son travail et sur son parcours. Au cours de deux conférences données aux États-Unis dans l'année 2000, Mo Yan donne les clés de sa formation, ancrée dans une enfance de misère, où la littérature était un monde imaginaire nourri de mythes et d'histoires anciennes, orales et écrites : « La faim et la solitude sont les atouts de ma création », puis ouverte au monde lorsque des traductions ont paru, à la fin des années 70, et qu'il a pu découvrir de nouvelles façons d'écrire et inventer la sienne : « Comment ça va, oncle Faulkner ? » En 2002, Oe Kenzaburo, prix Nobel de littérature japonais, vient en visite dans le village de Mo Yan, les deux hommes ont un long échange sur leurs débuts, leur métier d'écrivain, et les sources de leur création. Enfin le livre se clôt sur le mémoire rédigé par Mo Yan en 1993, « Dépasser le pays natal » texte fondamental qui inscrit clairement son écriture, son originalité et son universalité dans son pays natal de Gaomi.

    Mo Yan n'est pas et ne se prétend pas un théoricien de la littérature. Au fil du temps, au fil des sollicitations diverses - conférences, interviews ou entretiens - il a raconté ses souvenirs et réfléchi, de façon pragmatique, à son travail. Ces interventions nous montrent un homme au travail, qui puise son inspiration dans ses souvenirs du village, dans son enfance, dans l'histoire, pour en faire, grâce à l'alambic de l'imagination, un « modèle » universel, riche de toute l'expérience humaine.

    Mo Yan est né en 1955 dans une famille de paysans de l'est du pays et a longtemps vécu au cour de la campagne chinoise dont le souvenir nourrit son ouvre. Une quinzaine d'ouvrages ont été publiés par le Seuil dont le roman Le Clan du sorgho rouge en 2014.

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