• "Je ne sais pas à quoi vous faites allusion. Dans ma maison, il y a sept chambres. Je dormais alternativement dans l'une d'elles. Pas d'autre pièce. Non, pas de cave pas de grenier non plus. Les clés me servaient à ouvrir les portes des chambres, évidemment. Non, je ne sais pas ce qu'elles sont devenues." Qui témoigne ici? Quel est cet homme au passé incertain? Un personnage de fable ou un monstre de fait divers? Que cache son pavillon labyrinthique non loin de la Loire? Et qu'y font ces sept femmes aux pseudonymes obsédants? Captives consentantes ou héroïnes amoureuses? Dans ce récit à plusieurs voix, entre paroles lacunaires et désirs de possession, Anne Luthaud explore jusqu'au vertige, de son écriture épurée et musicale, les tentations et répulsions secrètes qui se jouent entre homme et femme. Jusqu'à la disparition, jusqu'à l'indécidable vérité.

  • Garder

    Anne Luthaud

    Histoire d'histoires, des histoires qui s'entremêlent comme les pensées de Pierre, le gardien, qui se croisent, se chevauchent jusqu'à se confondre en un jeu de marabout-de-ficelle menant les personnages d'une mer indéterminée et fondatrice à la précision exaspérante de l'Asie.

  • Blanc

    Anne Luthaud

    " Non, tu ne montes pas en haut d'une grue pour jeter le rouleau à la mer, non, tu ne le mets pas dans une bouteille, tu ne disperses pas les lettres au vent pour qu'un homme les trouve et tombe amoureux de toi, non, tu attaches le rouleau avec un filin et tu le donnes à un vieil homme que tu as repéré, toujours assis au même endroit, près d'un bateau en réfection. L'homme lit les lettres, les donne à son fils, qui les donne à sa femme, qui les donne à sa soeur, qui laisse le rouleau sur une table basse. Oui, elle a un jeune chien - il déchire le rouleau, le met en pièces, l'éparpille, elle se fâche, jette les bouts de papier sans les regarder. " Conçu comme un jeu guerrier, Blanc est un jeu de rôles entre deux amants, dans lequel la parole est une arme de destruction individuelle. Une femme impose un scénario à son interlocuteur qui poursuit la fiction devenant nouvelle intrigue... Une joute oratoire, de défi en défi, déroule comme par procuration l'état de leurs propres rapports de force, de couple. Jusqu'en fin de partie.

  • Calypso

    Anne Luthaud

    Dans l'Odyssée d'Homère, la nymphe Calypso disparaît du récit avec le départ d'Ulysse, qu'elle a échoué à retenir. C'est à cet instant précis que s'ouvre le roman d'Anne Luthaud : Calypso quitte sa maison, son village, sa vie - à quoi bon rester puisqu'Ulysse est parti ? Commence alors l'errance de celle qui refuse désormais les attaches, les lieux qui rassurent et enferment à la fois. Elle marche, se laisse envahir par les images, se souvient aussi de sa vie avec Ulysse.
    Les images de Calypso sont le contrepoint de celles de l'autre personnage central, Simon. Le jeune homme, lui, vit entouré d'écrans, à peine sort-il de sa chambre pour s'aventurer dans un Paris bien terne en comparaison des possibles démultipliés que lui offre son univers numérique. Il y rencontre des figures virtuelles, d'autres bien réelles, il suit, traque les gens, les mouvements de la vie. Les trajectoires de Calypso et de Simon finissent par se confondre, les images de l'une, bien réelles, se retrouvant dans les écrans de l'autre.
    Les deux figures se croisent alors, sans le savoir, au cours de leurs odyssées respectives. Jusqu'à s'effleurer en vrai, qui sait ? Anne Luthaud nous livre une belle fable sur notre monde enseveli sous les images, celles que l'on récolte, que l'on recherche, et celles que l'on subit aussi à chaque seconde.

  • Au début, il y a chez le photographe l'envie d'un retour en arrière sur une face occultée de la Libération pour redonner un corps et une âme à une femme humiliée.

    Ensuite, il y a chez l'écrivain une façon méthodique de révéler par signes successifs les effets destructeurs de cette agression intime. L'occasion de redonner une voix à toutes les femmes confrontées à la violence des hommes.
    Anne Luthaud est l'auteur de romans et de textes pour le théâtre et la radio.
    Philippe Bertin photographie les stigmates d'une histoire douloureuse. Il privilégie le regard croisé avec des écrivains.

    (1 livret de textes (24p) + 1 livret de photographies (32p.) insérés dans un carton sérigraphié).

  • ';colette n'a pas toute sa tête';. colette la sorcière a mauvais caractère . un rien la fait rouspéter. une vraie teigne, colette ! elle rêve pourtant d'être plus méchante encore. elle voudrait que tout le monde tremble d'effroi rien qu'en la voyant. elle voudrait devenir la plus abominable sorcière de tous les temps. mais pour cela, il lui faut son sac à sorts. or, elle l'a oubliée dans une maison, la nuit dernière. accompagnée de son fidèle balai, elle va s'efforcer de le récupérer. henri dès lit l'histoire de colette, imaginée par dominique foufelle et illustrée par marion billet. puis il chante son grand succès la sorcière de minuit.

  • Pourquoi faut-il que clara soit toujours la plus sage de la classe? clara aimerait tant faire des bêtises. comme tout le monde. seulement, elle ne sait pas. mais ça va changer ! clara a pris de bonnes résolutions. elle va montrer de quoi elle est capable ! henri dès lit l'histoire de clara, imaginée par dominique foufelle et illustrée par olivier derouetteau. puis il chante son grand succès, les bêtises à l'école.

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