• Les nouvelles vagues Nouv.

    Moi, je veux flamber.
    Sinon on n'est pas vivant.
    Je veux me jeter sur tout ce qui est inflammable.
    Même si j'ai peur.
    La vie me fait peur.
    Les garçons me font peur.
    Les filles me font peur.
    Mais je veux cramer.
    Ce sera bref, et qu'est-ce qu'on s'en fout :
    Pourquoi une histoire courte ne serait-elle pas une histoire tout court ?

  • Depuis des années, une pulsion presque quotidienne pousse l'auteur à « voler des gens », du moins un épisode fugace de leur existence. Dans le métro, la rue, au café, sur la plage, Arnaud Cathrine capte les vies potentielles de celles et ceux qu'il croise, et qui le renvoient à ses propres fantasmes. Au fil de ces soixante-cinq récits brefs (écrits sur le vif ou revisités a posteriori), on peut lire un portrait troublant d'une caissière râleuse de son supermarché, une scène de rupture amoureuse à la table voisine d'un café réinterprétée par ses soins, une ébauche de drague sur une plage nudiste en baie d'Arcachon, une plongée dans le visage d'une lectrice du métro ou une biographie rêvée d'une resquilleuse dans le train pour Deauville, un tête-à-tête au restaurant entre un père et son fils, à première vue, mais plus certainement un couple d'amants, une brève filature de son mystérieux voisin d'en face, qui s'avère être une âme errante de « l'utra-moderne solitude »... Un autoportrait en écho, impudique parfois, car il met à nu le désir de l'auteur autant qu'il révèle ces hommes et femmes observés.

  • Six jours dans la peau de Caumes qui vit son premier amour.
    Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi.

  • Romance

    Arnaud Cathrine

    C'est le mojito.
    C'est un léger accident.
    C'est parce qu'il n'a pas rencontré de fille.
    C'est parce que je n'ai pas rencontré de garçon.
    C'était juste pour essayer.
    C'est pour avoir tout fait ensemble.
    C'est pour tous les amis pareil.
    C'est entre lui et moi.
    C'est la première et la dernière fois.
    C'est rien.
    Ça va passer.
    Après le succès de sa trilogie À la place du coeur, Arnaud Cathrine nous donne à vivre un premier amour, comme si nous y étions.

  • «Succession :» Une "jeune personne" décide d'empoigner sa liberté face à une famille autoritaire lors d'un repas de famille. Une pièce sur le déterminisme social et familial. «Sérénades :» Un texte sur la furie amoureuse et sur la solitude de celui qui aime sans être aimé en retour.

  • Ce n'est pas l'amour. Pas encore. Ou presque trop. Ou plus tout à fait. Pourtant les personnages de ce livre se croient tous amoureux. Alors quoi? Leurs histoires d'amour ne seraient-elles que des tentatives d'amour?
    Passant de l'humour à la gravité, de la confidence à l'outrage, de la pudeur à la sensualité résolue, Arnaud Cathrine revisite, au fil de dix nouvelles, un motif universel, fluctuant et insaisissable.

  • Qui peut se permettre de dire qu'un frère est plus beau que l'autre ? En l'occurrence, un membre de la famille. Et cette famille, c'est celle d'Andrew et Ryan Tucker, nés dans les années 1940 à Los Angeles. Une famille américaine, middle class. Les trajectoires croisées des deux frères se déploient sous la plume aussi concise qu'intense d'Arnaud Cathrine, qui revisite, à travers ces photographies d'époque, un univers mythique et fascinant : la Californie des années 1940 à 1980.

  • LorsquAurélien Delamare débarque à Villerville un dimanche dautomne pour régler la vente de la maison familiale, il est censé ny passer quune nuit. Ce séjour va pourtant se prolonger et prendre lallure dun état des lieux personnel. Face aux fantômes ravivés de l'adolescence, Aurélien interroge son histoire jusquà sonder les racines dune solitude à la fois subie et choisie. Maintenant quil est revenu en presque étranger dans son village natal, la question se pose autrement : sagit-il de retrouver quiconque ou de rencontrer enfin quelquun?

    Je ne retrouve personne est un livre dabandon au principe dincertitude. On y doute de soi au passé (re)composé et au présent le plus immédiat. À travers ce journal dun trentenaire en crise et pour ce huitième roman aux Éditions Verticales , Arnaud Cathrine ose se perdre pour mieux surmonter un à un les pièges de la mélancolie.

  • La saison 2 de la série bouleversante d'Arnaud Cathrine.
    « La fin de l'année 2015 arrive à grands pas. Je me suis souvent demandé ces derniers mois : j'ai quoi à la place du coeur ? À la place du coeur, j'ai toi ».
    Cette saison est celle de l'éprouvant retour de Caumes à la vie. Il est raconté par son cousin, Niels, depuis la côte Atlantique : tout un été à tenter de sortir Caumes de sa torpeur muette et rageuse. Puis c'est Esther qui prend la parole : elle dont Caumes s'est peu à peu éloigné ; elle dont l'amour ne lâche pas ; elle qui, faute de pouvoir tourner la page, s'est persuadée qu'un après était possible dans ses bras. Mais ces jeunes adultes sont aussi les enfants de novembre, les enfants du Bataclan, du Carillon, du Petit Cambodge. La vie n'a pas fini d'être mise à l'épreuve. La vie n'a pas fini d'être à réinventer.

  • Caumes, je viens de terminer ton livre: il est immonde. Je ne t'embrasse pas. Je ne t'embrasserai plus. Esther.
    (Dis-moi, t'as quoi à la place du coeur ?!)

  • J'ai dix-sept ans, la vie devant moi, de l'amour et de la mort partout.

  • Pour évoquer la mémoire de l'écrivain Benjamin Lorca, deux amis, un frère et une ex-compagne prennent successivement la parole.
    Quatre voix qui se complètent ou se diffractent, à rebours des quinze années qui nous séparent de sa mort tragique. La découverte d'un journal intime que le disparu a laissé derrière lui ravive en eux la tentation de saisir enfin cet être si fuyant, égaré, insaisissable. Les quatre narrateurs trouveront-ils une quelconque révélation dans ces écrits jamais publiés? L'envers d'une personnalité, la face cachée de Benjamin? Tous ne prendront pas la même décision, trahir ou non cette intimité posthume. mais chacun découvrira en chemin quelques vérités sur lui-même, plus ou moins apaisantes.
    Avec ce septième roman, tout en ellipse et non-dit, Arnaud Cathrine a su éviter les complaisances de la noirceur. On y retrouve les nuances sensibles du mal d'être contemporain qui habitait ses livres précédents, mais aussi les fragments d'un discours sur toutes les formes d'amour, y compris le plus paradoxal, le désamour de soi.

  • Qui est Richard Taylor ? Un fils et frère modèle, l'époux ordinaire d'une vie trop commune, un jeune père sans relief, un banal employé de la BBC ? Un peu tout cela à la fois. Pourquoi vient-il de s'évanouir de sa propre existence ? La réponse n'est jamais donnée qu'en creux, par ouï-dire, au gré des témoignages d'une dizaine de femmes ayant côtoyé le disparu. Parmi elles : l'épouse, la mère, la voisine de palier, la collègue de bureau, l'amie transsexuelle, l'amante sans lendemain, l'attentionnée psychiatre, ainsi que la dramaturge suicidée Sarah Kane... La disparition de Richard Taylor est un roman qui interroge à plusieurs voix la crise d'identité masculine de notre époque. Arnaud Cathrine quitte l'enfance de ses précédents huis clos familiaux pour se confronter à une multitude d'incarnations féminines et libérer dans sa langue une crudité et une densité nouvelles.

  • En pleine guerre civile, terrés dans la demeure familiale, mêlés aux cadavres de leurs parents, Odell et Hamjha feignent la mort pour échapper aux sections d'exécution qui quadrillent la ville.
    Les deux jeunes gens sont pourtant bien vivants. Mais pour combien de temps encore ? Une libération peut-elle advenir et mettre fin à des heures d'angoisse insoutenable ? Avec ce récit court et percutant, paru pour la première fois en 1998 aux éditions Verticales, Arnaud Cathrine livre une métaphore universelle sur l'horreur de la guerre. Le dossier de l'édition propose des questionnaires de lecture sur plusieurs passages clés du roman.
    Il contient en outre deux groupements de textes ("Dénoncer la guerre : l'arme de la littérature" et " L'héroïsme : réflexions sur le courage "), ainsi que plusieurs documents iconographiques sur la guerre, qui permettent de réfléchir à la force des images.

  • Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour.
    Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l'effroi.
    Ce soir, Caumes a 17 ans et attend le déluge. Il ne sait qu'une chose : à la fin de l'année, il quittera sa ville natale pour rejoindre son frère aîné à Paris. Paris, la ville rêvée. Ce soir, Caumes a 17 ans et attend aussi le miracle qui, à son grand étonnement, survient : Esther - sujet de tous ses fantasmes - se décide enfin à lui adresser plus de trois mots, à le regarder droit dans les yeux et à laisser deviner un " plus si affinités "...
    Nous sommes le mardi 6 janvier 2015 et le monde de Caumes bascule : le premier amour s'annonce et la perspective obsédante de la " première fois ". Sauf que le lendemain, c'est la France qui bascule à son tour : deux terroristes forcent l'entrée du journal Charlie Hebdo et font onze victimes...
    À la place du coeur, c'est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l'horreur à l'oeuvre, à tenter de ne pas confondre l'information en flux continu avec un thriller télé de plus. Comment l'amour (qui, par définition, postule que " le monde peut bien s'écrouler ") cohabite-t-il avec la mort en marche ? Comment faire tenir ça dans un seul corps, dans une seule conscience ? Comment respirer à fond le parfum de la fille qu'on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?

  • Adrien pourra-t-il comprendre un jour les raisons qui ont poussé son frère martial à partir définitivement ? erik, rencontré la veille dans un bar sera-t-il celui qui viendra combler le vide créé par ce départ ? dans cette nouvelle oú, comme le dit adrien, "une place est à prendre", l'écriture s'affirme comme la seule façon, peut-être, de lutter contre l'absence et l'oubli.
    Catherine lopès-curval pose son regard d'artiste et de femme sur cette histoire exclusivement masculine. en écho aux mots d'arnaud cathrine, elle dévoile, dans la mise en scène des corps, un peu de la comédie humaine et des difficultés à la vivre.

  • Doriand a le malheur d'être le fils d'un auteur de roman jeunesse en mal d'inspiration. Et toute sa vie se retrouve immanquablement dans les romans de son père ce qui provoque en lui honte et fureur. Aussi pour les vacances d'été en Normandie, son père et lui ont passé un pacte de non agression. C'est dans cette station balnéaire qu'habite la famille du père, avec laquelle il a rompu depuis longtemps. Quand Doriand l'apprend, il va forcer la porte de la belle demeure pour comprendre d'où vient son père et pourquoi il ne dit rien de ce temps-là. Pourtant il y aurait de quoi faire un beau roman.

  • L'invention du père

    Arnaud Cathrine

    Rafael est un jeune homme qui n'a jamais connu son père. Lorsqu'il apprend que ce dernier est en train de mourir, il entreprend un voyage en Espagne pour le retrouver. Arrivé dans le petit village perdu où Goyo Lasagual, son père, s'est exilé, il est trop tard. Il ne trouve qu'une maison ravagée par un incendie criminel et un corps à enterrer.

    Qui était ce père énigmatique ? Quel rôle a-t-il joué durant la guerre civile espagnole dont les cendres paraissent encore brûlantes ? Et pourquoi les habitants du village sont-ils si hostiles avec lui ?

    De questions en réponses, de verres d'absinthe en rencontres, Rafael va peu à peu recomposer une histoire et, entre faits réels et imagination, créer une vérité, s'inventer un père.

  • Sweet home

    Arnaud Cathrine

    Trois étés où se joue le destin d'une famille. Trois étés à dix ans d'intervalle. Et la même plage, au bord de la Manche. Dans ce « doux foyer », Susan, la mère, veut mettre fin à ses jours. À son chevet : un mari abîmé par plusieurs années de désamour et son frère cadet, Remo, son double fantomatique. Mais surtout trois enfants - Lily, Vincent et Martin - qui vont tour à tour prendre la parole, tentant de démêler leur vérité parmi les silences pesants dont ils ont hérité. Avec Sweet home, Arnaud Cathrine livre une saga intimiste, un tombeau lumineux pour une mère défunte, un exercice de deuil et d'émancipation. Le drame en sourdine qui anime cette fiction à trois voix permet à l'auteur de donner, en pleine maturité, toute la mesure de son écriture sensible et acérée.

  • " julie, je t'aime, mais tu n'apprendras rien : j'ai dû te le dire 35282 fois depuis qu'on s'est embrassés la première fois.
    Et je voudrais faire l'amour avec toi, j'ai tout le matériel. " après avoir jeté de nombreux brouillons, doriand envoie enfin une lettre à julie. les jours qui viennent seront capitaux, essentiels, vitaux. doriand se pose des dizaine de questions telles que : julie va-t-elle répondre ? julie pense-t-elle comme lui que le moment est venu ? et surtout julie l'aime-t-elle profondément, passionnément, à la folie, ou tout simplement autant qu'il l'aime ? c'est dans ce moment de réflexion particulièrement angoissant que le père de doriand choisit de devenir infréquentable.
    Un père copain, écrivain et célibataire, c'était déjà pénible mais voilà que le dit-père vient d'entamer une psychanalyse avec un certain robert et qu'il se métamorphose. doriand souhaiterait simplement oublier ces changements perturbant et se concentrer sur julie. mais voilà aussi que julie n'est plus la même.

  • Sylvain s'en va par amour. L'amour est vraiment une drôle de chose, et cette drôle de chose occupe continuellement l'esprit de Sylvain. Il mange en pensant à Mahalia, il fait semblant de travailler en pensant à Mahalia, il fait la tronche en pensant à Mahalia. Pour guérir, il faudrait qu'il puisse dîner au lit et prendre des bains, avec elle, et l'embrasser, sur la bouche. Sylvain doit partir. C'est logique et c'est une bien sale affaire. Parce que, déjà, il doit tout organiser en vue de son déménagement, et aussi compter avec sa propre crise d'adolescence et ses revers de sentiments. Parce que ses parents vont faire des histoires, lui passer six cents coups de fil angoissants et collants. Parce que la famille est une drôle de chose, un peu comme l'amour. Sylvain va prendre le large, et rien ne pourra l'arrêter. Rien, sauf un Martin. Un frère fan de Skyrock, fouille-merde à ses heures, crétin immature de surcroît, trop sensible pour être léger. Une ancre humaine soudainement paralysée des jambes pour empêcher Sylvain d'utiliser les siennes. A douze ans, Sylvain va découvrir comment les histoires commencent et finissent.

  • Tout est prêt pour le départ : les 57 paires de chaussures de maman, la cassette de brigitte fontaine pour l'autoradio, et le passeport pour la 4e de gaspard.
    Tout est comme d'habitude : les vacances made in normandie - sa maison de famille, ses éclaircies de 32 secondes, ses cousins préférés, ses guitares sur la plage, ses karaokés au bar du casino. et puis le téléphone sonne. c'est pour annoncer la mort de tante jeanne. tante jeanne et sa piscine marron, tante jeanne qui détestait les couples et adorait les divorces, tante jeanne qui n'avait pas d'enfants.
    Gaspard est en rage. cette tante jeanne qu'on ne connaît même pas va tout flanquer par terre, avec son enterrement pendant les vacances. mais au cours du séjour improvisé dans sa maison, sans elle, il va faire connaissance avec cette vieille dame morte à 96 ans, dont le journal intime est planqué dans un tiroir du buffet. connaissance avec elle et avec beaucoup d'autres choses encore.

  • C'est l'été à lisbonne.
    Comme d'habitude, tifas déchire les tickets des voyageurs sur la ligne de train qui longe le bord de mer.
    Non, pas comme d'habitude. tifas est d'une humeur noire. son ami luis, avec qui il faisait ce boulot depuis des siècles, est parti hier. pour son remplaçant, qui s'appelle miguel, ça ne va pas être de la tarte.
    Plus miguel se montre sympathique, plus il fait d'efforts pour gagner l'amitié de tifas, plus il a de raisons de le regretter.
    Tifas sait qu'il est en train de se comporter en tyran, mais il ne peut pas s'en empêcher. il ne peut pas non plus s'empêcher de mentir.
    Pas question de dire à miguel oú il habite, ni la vérité sur sa famille.
    Ni pourquoi la station praia da saude lui serre le coeur.
    Et encore moins pourquoi il s'apprête à sauter du train.

  • Deux villes hantées, deux récits siamois.
    D'abord Berlin, et puis Philadelphie. Que faire quand on n'est plus que colère, cette arme blanche et impuissante. Deux jeunes hommes : Kaspar et Andrew. Deux silhouettes en miroir, un miroir déformant où se mirent l'étrangeté à soi-même, la solitude urbaine, les refuges que l'on perd, ceux que l'on réinvente en attendant de savoir quoi faire de ses racines, de son corps, du lendemain. Deux récits qui s'exercent à l'idée du deuil, du départ, de la fuite, de l'abandon.

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