• Faux-Miroir est le récit d'un trio de village provençal jeté dans la guerre de 14 : Henri l'aristo retrouve dans les tranchées son ami d'enfance le paysan Adrien, lequel aime Gabrielle, soeur d'Henri. Adrien a promis à Gabrielle de l'épouser au retour. L'épreuve de la Grande Guerre bouleversera les souvenirs de la vie d'autrefois, elle révèlera aussi des secrets de parentés troubles. On est loin, sous les apparences, d'un roman de guerre sentimental. L'auteur (qui a déjà publié chez Leo Scheer un premier roman) s'entend très bien à faire d'un roman à l'ancienne un singulier objet romanesque où le souvenir du Grand Meaulnes croise l'ombre d'un Georges Bataille. L'odeur de la guerre, sans forcer le trait, imprègne les pages de ce livre :
    Le « Faux-Miroir », nom d'une colline où l'on s'entretue, pourrait bien être aussi le lieu d'une désillusion profonde, prélude au nouveau monde de l'après-guerre.

  • Mistral noir

    Bernard Alteyrac

    Été 1975. Près d'un petit village du Luberon, apparemment sans histoires, Gambette, vagabond un peu simplet, découvre le cadavre d'un inconnu. Le maréchal des logis-chef Giraud, chargé de l'enquête, y voit une occasion d'oublier ses soucis familiaux et la routine de la brigade. Mais quand une femme du village est retrouvée ligotée et égorgée, l'affaire prend une autre dimension. La presse s'en mêle, les autorités s'émeuvent, on se hâte de trouver un coupable. Grâce à l'obstination de Giraud à continuer les recherches, le lien se précise entre les crimes récents et des événements datant de la période de l'Occupation, notamment un atroce massacre resté jusque-là inexpliqué.

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