• Allah au féminin

    Eric Geoffroy

    À l'encontre de la misogynie ordinaire qui traverse tous les milieux sans épargner les plus « éveillés », il est indéniable que le Divin en islam présente des aspects profondément féminins. Dieu ne se nomme-t-il pas lui-même « le Tout-Miséricordieux » (expression coranique qui renvoie à la « matrice » de la femme) ? Ainsi, nombre de maîtres soufis ont exalté la précellence spirituelle du principe féminin, et se sont parfois adressés à « Elle » plutôt qu'à « Lui ».
    Éric Geoffroy, islamologue et spécialiste internationalement reconnu du soufisme, rend compte ici de cette face méconnue de l'islam, à travers ses développements sur l'androgynie originelle de l'humanité, l'évocation de grandes figures féminines comme Marie et des saintes soufies.
    Ce tableau étonnant débouche sur l'évolution actuelle du soufisme qui ouvre des voies nouvelles dans la pratique musulmane : nous découvrons des femmes théologiennes, des imames, et même des cheikhas de confréries, qui s'imposent par leur dimension spirituelle. Il nous permet aussi de mieux saisir en quoi le Féminin semble incarner l'avenir de nos sociétés.

  • La première édition de cet ouvrage date de 2009, et beaucoup de personnes me disent que, s'ils avaient trouvé le titre provocateur à l'époque, il leur apparaît maintenant comme prémonitoire. Depuis, en effet, la négation - la trahison - des valeurs de l'islam est devenue caricaturale. Comme je l'écrivais déjà, la " réforme " de l'islam n'est d'aucune utilité face à ces défis. La seule médication semble être une spiritualité consciente qui insuffle sagesse et miséricorde dans une civilisation humaine en péril ; une spiritualité lucide qui pourfende l'hypocrisie religieuse (notamment le wahhabisme et ses avatars) et politique (le soutien des Etats occidentaux à certains pays du Golfe).
    L'islam a de fait un rôle central dans ce processus de mort/renaissance : le chaos est à l'oeuvre principalement en pays " musulman ", d'où il est exporté par voie de mondialisation. D'évidence, l'humain actuel, musulman ou autre, n'aura de choix que celui de restaurer en lui sa vocation spirituelle première.
    E. Geoffroy

  • Dimension intérieure de l'islam sunnite, le soufisme repose sur la transmission, de maître à disciple, d'une énergie spirituelle vivifiée par le prophète muhammad.
    Prenant sa source dans le coran et dans la tradition prophétique, cette voie a pour but de délivrer l'homme des passions et des illusions qui l'assaillent, lui permettant ainsi de trouver un espace intérieur d'oú contempler les réalités de l'esprit. cet ouvrage présente les doctrines, l'histoire et les pratiques initiatiques du soufisme. il met en relief l'universalisme qui anime cette discipline, véritable antidote contre les divers intégrismes, et présente les perspectives qu'offre le soufisme contemporain ainsi que son rôle croissant en occident.

  • Initiation au soufisme

    Eric Geoffroy

    • Fayard
    • 26 Mars 2003

    Le soufisme est la dimension intérieure de l'islam sunnite. Prenant sa source dans le Coran et dans la Tradition prophétique, il a souvent été défini comme la « science des états spirituels » dont la maîtrise doit permettre à l'initié de dépasser son ego pour parvenir à la connaissance et à la contemplation de Dieu. Fondamentalement, le soufi aspire à puiser dans l'influx spirituel (baraka) du prophète Muhammad, transmis depuis des siècles de maître à disciple, grâce auquel il pourra lutter contre les passions et les illusions qui l'assaillent.
    Mettant en relief l'universalisme du soufisme, Eric Geoffroy explique comment s'est formée cette « science de l'intérieur », et comment, au fil des siècles, les grands maîtres ont adapté les doctrines et les pratiques initiatiques aux transformations du monde musulman. Il montre aussi que le soufisme constitue aujourd'hui un véritable antidote contre les divers intégrismes et qu'il est appelé à jouer un rôle croissant en Occident.

    Eric Geoffroy, universitaire islamologue, est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le soufisme.

  • Au retour d'une de ses expéditions, le Prophète dit à ses Compagnons : "Nous voici revenus du jihâd mineur pour nous livrer au jihâd majeur"; à ceux qui lui demandèrent ce qu'est le jihâd majeur, il répondit : "Celui du coeur !" ou, selon une variante, "La lutte de l'homme contre ses passions".
    Cette parole du Prophète, que certains cherchent à invalider, nous éloigne de la vision caricaturale d'un jihâd sanguinaire, devenu synonyme de terrorisme. Le terme jihâd continue de subir maintes altérations de la part des uns et des autres, mais il est vrai qu'il recouvre en arabe des sens superposés. Beaucoup de mots arabes ont en effet la capacité d'avoir plusieurs significations, selon que l'on se situe au niveau matériel, psychologique, dogmatique ou spirituel.
    Cette polysémie est évidemment de nature à entretenir les interprétations hâtives et les confusions malveillantes. Cheikh Arslân (XIIe siècle), le saint patron de Damas, a participé à la lutte contre l'ennemi extérieur, les croisés. Mais il a surtout livré combat à son âme charnelle pour l'amener à s'éteindre en Dieu. Il a ainsi réalisé le jihâd majeur, guerre sainte dans la mesure où elle mène à la sainteté ! C'est cette expérience initiatique, atemporelle et partagée par les spirituels de toutes les religions, qu'il a voulu transmettre dans son Épître sur l'Unicité divine (al-risâla fî al-tawhîd).

  • Apparu dès l'aube de l'islam, le soufisme est la dimension spirituelle et ésotérique de la révélation coranique. Il se fonde sur la contemplation des réalités invisibles du monde et sur la recherche de la sagesse.
    Conçu par un spécialiste reconnu du sujet, ce guide propose une introduction à l'histoire, aux fondements et aux pratiques du soufisme. Vivant et pédagogique, il commence par faire la chasse aux idées reçues, pour présenter ensuite la démarche soufie dans ses divers aspects.

  • La poésie partage avec la mystique une même relation à l'ineffable, le recours aux symboles et à l'ambiguïté du langage. Elle permet de suggérer des réalités spirituelles que la raison ordinaire ne peut formuler. Ainsi développe-t-elle les thèmes doctrinaux du soufisme avec la subtilité nécessaire. Ainsi les maîtres soufis y expriment-ils les paradoxes vécus au cours de leur voyage initiatique. Mais la poésie n'est pas qu'un lieu d'expression mystique et de profusion de sens : elle ouvre l'âme humaine aux divers aspects et degrés de l'expérience intérieure ; plus encore, elle constitue le moule dans lequel celle-ci peut s'incarner. Cela tient à ce qu'elle entrelace les deux voies complémentaires pour cheminer vers Dieu : évocation de la Beauté et gnose. Mais aussi au fait que les poèmes transmis ont été inspirés aux cheikhs, comme le Coran a été révélé à Muhammad. En réactualisant la parole primordiale, le poème conduit donc à la réalisation majeure de l'humain : l'union à Dieu.
    Alors que les Dîwân, recueils poétiques, sont des mondes en soi opposant des modalités d'accès aux intrus, ce livre, poèmes commentés à l'appui, nous en fournit des clés. On comprend ainsi comment la poésie soufie, qui vise à éveiller les consciences par le paradoxe et l'illumination, échappait au mode de pensée normatif des docteurs de la Loi et a provoqué leur censure.

  • Cheikh ahmad al-alawi Nouv.

  • L'espace égyptien, où la voie soufre des Shâdhilis a vu le jour, est riche des sanctuaires de ses trois premiers maîtres ; Abû l-Hasan al-Shâdhilî, Abû l-'Abbâs al-Mursî et Ibn 'Atâ'Allâh.
    La Shâdhiliyya, fondée au XIIIe siècle, a pourtant une origine maghrébine. En effet, Ibn Mashîsh, l'ermite du Rif marocain, transmit son "secret" à son unique disciple, al-Shâdhilî, qui hérita également d'Abû Madyan, le saint de Tlemcen. Voie royale au Maghreb et au Proche-Orient, la Shâdhiliyya s'est diffusée dans une grande partie du monde musulman. Profondément ancrée dans les sources scripturaires de l'islam, elle a attiré maints oulémas de renom.
    Elle dispense un enseignement initiatique dense, et a su expliciter celui d'Ibn 'Arabî, si controversé en milieu exotériste. Fruit d'un colloque qui s'est tenu à la Bibliothèque d'Alexandrie, cet ouvrage suit la Shâdhiliyya dans ses développements doctrinaux et son extension spatio-temporelle. La voie est présente depuis près d'un siècle en Occident, et a entraîné dans son sillage des intellectuels tels que René Guénon, qui contribuent, de nos jours encore, à faire connaître le patrimoine soufi universel.

  • Les recherches sur le soufisme souffrent souvent d´une fâcheuse dichotomie. En effet, les unes privilégient une approche philologique centrée sur l´analyse intemporelle des doctrines ; les autres, usant des outils de l´historien, du sociologue ou de l´anthropologue, s´attachent surtout à fournir des phénomènes religieux étudiés une explication locale, mais ne sont pas assez attentives aux « traits permanents de la spiritualité en islam ». En donnant pour cadre à son travail l´islam syro-égyptien à une époque charnière de son histoire, Eric Geoffroy évite à la fois le minimalisme décevant de monographies trop étroites et le flou artistique de synthèses trop larges. Il est constamment soucieux, d´autre part, de confronter « temporel et intemporel », « histoire et métahistoire ». De ce point de vue, sa thèse apparaît donc comme une contribution significative aux efforts de tous ceux qui se préoccupent d´associer des démarches dont la cohabitation, aussi rare que féconde, conduit à remettre en cause des clichés régulièrement dénoncés mais dotés encore d´une extraordinaire résilience.     Appuyé sur l´examen scrupuleux et pénétrant de multiples sources, dont beaucoup demeurent manuscrites, cet ouvrage, écrit dans une langue ferme et claire, présente la vie religieuse - et pas seulement du soufisme stricto sensu -, à la fin de l´époque mamelouke et au début de l´ère ottomane, un tableau riche de nuances.     En définitive, c´est à bon droit qu´Eric Geoffroy affirme à la fin de son ouvrage que, sous toutes ses formes, les plus hautes ou les plus populaires, le tasawwuf occupe dans l´époque qu´il décrit une position « centrale et dominante ». Michel Chodkiewicz

  • Cet ouvrage interroge la notion de "problème" dans l'enseignement de l'histoire et de la géographie, ainsi que dans la formation. Les auteurs ont mis au point un outil d'aide à la mise en place raisonnée et évaluable, de situations d'enseignement recourant à telle ou telle dimension du "problème". L'expérimentation de l'outil est présentée et critiquée dans une double série de séances. Deux thèmes ont été privilégiés pour donner une cohérence à la réflexion épistémologique et didactique: le concept de révolution en histoire et celui de ville en géographie

  • Le soufisme

    Eric Geoffroy

    Apparu dès l'aube de l'islam, le soufisme est la dimension spirituelle et ésotérique de la révélation coranique. Il se fonde sur la contemplation des réalités intérieures du monde, de la religion, de l'âme humaine...

    Conçu par un spécialiste reconnu du sujet, ce guide propose une introduction à l'histoire, aux fondements et aux pratiques du soufisme. Vivant et pédagogique, il commence par faire la chasse aux idées reçues, pour présenter ensuite le soufisme dans ses divers aspects.
    -Le soufisme d'hier à aujourd'hui.
    -Le soufisme comme expérience.
    -Le soufisme au quotidien.

  • Au fil des ans, Le Grand Livre des prénoms arabes s'est imposé comme la référence incontournable : les mairies, les maternités et même les consulats de certains pays l'utilisent quotidiennement pour valider le nom des nouveau-nés.
    Dans cette nouvelle édition entièrement refondue et considérablement augmentée, qui comporte plus de 5500 prénoms, les auteurs exposent l'importance du nom dans la civilisation arabomusulmane. Ils expliquent pour chaque prénom ses résonances historiques et symboliques, son sens spirituel, l'orthographe à privilégier, et proposent également des équivalents français (Victor / Fathi, Clémence / Rahma...).
    Conçu comme un guide pratique et un document culturel, Le Grand Livre des prénoms arabes est aussi une merveilleuse invitation à la découverte de la langue arabe et de sa poésie.
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