Religion & Esotérisme

  • « S'asseoir, tout simplement » est une célèbre formule de la tradition zen pour décrire la méditation. Sa limpidité dit pourtant l'exigence d'une transformation de soi. Dans l'assise méditative en effet, le pratiquant est invité à se défaire inconditionnellement des peurs et des jugements qui colorent la réalité, pour vivre une expérience d'unité et de simplicité.

    Répondant aux nombreuses questions que le néophyte comme le pratiquant avancé peuvent se poser sur la posture physique, l'attitude mentale, les différentes techniques, la relation avec le maître, ce livre décrit minutieusement les mécanismes psychologiques qui empêchent ou permettent l'expérience méditative.

    Un livre indispensable sur la voie d'une méditation authentique.

  • La pratique du bouddhisme n'est pas un jeu de l'esprit consacré à un but personnel : elle ne conduit pas à la question du comment vivre mais du comment agir, sans éviter aucun champ de bataille. Et cela même si les formes sociales où elle a évolué des siècles durant l'en ont éloigné. Le projet du Bouddha fut de transformer notre monde en une terre rayonnant de beauté. Orienté par ce projet, et par la vérité selon laquelle nous sommes tous interdépendants, l'agir bouddhique est nécessairement engagé dans l'apaisement de la souffrance. Parce que les sociétés traditionnelles où il a évolué ignoraient la dimension citoyenne de l'individu, cette action est restée " humanitaire ". Mais depuis plus d'un siècle a émergé un bouddhisme qui se pense socialement engagé : la bienveillance et le secours à l'autre sont une pratique qui a une dimension sociale ou politique. Aujourd'hui incarné par des personnalités comme le Dalaï-Lama ou Thich Nhât Hânh, ce mouvement, à la fois nouveau et relié à ce que le bouddhisme a de plus fondamental, réunit, en Occident et en Asie, des penseurs de tous horizons. Éric Rommeluère en retrace l'histoire et en présente les grandes figures et orientations.

  • Le Zen s'est développé aux VIe et VIIe siècles grâce à la fusion du bouddhisme Dhyana importé en Chine par Bodhidharma et du taoïsme. La pratique du zen doit mener à la vision de notre propre nature et à l'Eveil parfait, tel que Bouddha l'a vécu sous l'arbre Bodhi après une période intense de méditation. Le chemin pour parvenir à l'Eveil est la pratique du zazen : la méditation assise, en posture dite du "lotus" ou du "demi-lotus". La plupart des grands maîtres du zazen ont témoigné de leur expérience intérieure, et de cette recherche formelle sont nés les {koan}, aphorismes ou dialogues à caractère toujours paradoxal, qui frappent l'esprit du pratiquant et produisent chez lui l'Eveil. Des cinq grandes écoles chinoises, l'école Rinzai (ou "zen de la contemplation des mots") et l'école Soto (ou "zen de l'Illumination silencieuse" et de "la méditation pure") seules ont survécu. Si l'école Rinzai fait de l'étude du koan le centre de la pratique, le zen Soto a privilégié la méditation assise, sans objet, le zazen.

  • ÿþLa radicalité de l'enseignement du Bouddha et son hétérogénéité à notre pensée sont recouvertes en même temps qu'elles se diffusent en Occident. Les maîtres bouddhistes n'offrent aucune promesse, aucune doctrine, ils " transmettent ", montrent un chemin de vie, difficile et périlleux, qui nous fait entrer dans un inconnu.Car le dharma est une voie mystique, une expérience insondable, impensable et indicible, une épreuve de la " fine pointe du réel ", pour reprendre la belle expression du Bouddha. Mais il est aussi un refus de toute métaphysique car, dans son esprit, la pensée doit être une expression vivante et une source de vie. La vérité est tout entière donnée dans les manifestations - il n'y a pas d'essence ni d'arrière-monde. Enfin, le dharma est une immense métaphore. Non qu'il serait une figure de style mais parce qu'une description complète de la réalité est impossible, qu'elle manquera toujours quelque chose. La métaphore crée alors une brèche vers un nouvel espace ouvert, libre. Une brèche qui provoque une réorientation de nos perceptions, de nos attitudes et de nos actes. Car il y a bien un projet dans le bouddhisme : celui de devenir libre.D'emblée, ce livre invite le lecteur à quitter le sole des idées reçues et à entreprendre une montée initiatique à la découverte du Dharma.

  • Le maître zen Yaoshan Weiyan écrivit le caractère " bouddha " et demanda à son disciple Daowu : " Quel est ce caractère ? " Daowu répondit : " bouddha ". Le maître dit : " Quel bavard tu fais ! " De ces paroles vives et déroutantes des anciens maîtres zen, Eric Rommeluère, lui-même, enseignant zen, régale son lecteur. Mais c'est pour le convier à entrer, page après page, dans un langage moderne, original et surprenant, souvent paradoxal, au coeur de l'expérience fondamentale du bouddhisme : l'éveil. Celui-ci est, contrairement à une vision trop passive partagée en Occident, audace de vivre, audace d'aimer, audace de grandir. Oui, les bouddhas naissent dans le feu : la maxime a toujours été pour ces maîtres zen une invitation à s'engager dans le feu bouillonnant de la vie.

  • Dans ce livre Éric Rommeluère aborde la question de la morale dans le cadre du bouddhisme. Comment le Bouddha envisage-t-il l'action dans le monde ? Nous recommande-t-il de nous détacher du monde ?
    De nous y impliquer ? Y a-t-il des normes morales dans le bouddhisme ?
    Que faire et pourquoi le faire ? Cet essai vise à déployer, pour nous autres modernes, la puissance morale des enseignements du Bouddha. Car, inlassablement, ils répondent à cette double question.
    Ils assurent que le soin et le souci sont d'authentiques préoccupations morales.
    L'essai est divisé en trois parties aux tonalités différentes. La première méditation, « La possibilité d'un monde », esquisse la singularité de ces livres canoniques et comment ils recourent à des procédés comme la parabole, la fable et la métaphore afi n de libérer un agir neuf, créatif et imaginatif.
    La seconde méditation, « Un agir infi ni », sonde la portée du couple formé par le samsâra, le cycle des vies et des morts, et le karma, l'action.
    Leur association compose la matrice narrative de tous les enseignements bouddhistes. Elle donne à penser la morale.
    « L'exigence morale », la troisième méditation enfi n, témoigne de l'immense souci du monde qui ébranle les disciples du Bouddha.
    Eric Rommeluère nous donne ici de précieux conseils pour éclairer notre action dans le monde moderne à la recherche de sens.

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