• Laurence, dans la première partie du triptyque que forme ce roman, a seize ans. Elle vit ses premières expériences sexuelles avec Christophe, son professeur de patinage artistique, âgé d'une trentaine d'années. Il l'invite dans son bureau après l'entraînement, d'abord exceptionnellement, puis de manière très régulière.

    De l'exaltation initiale, Laurence va glisser vers le dégoût, sans pouvoir l'exprimer, ni même le comprendre. Qu'en est-il de son consentement à tout cela ?

    Justaucorps explore la courbe des émotions et les traces laissées dans le corps. L'écriture physique et elliptique creuse dans la complexité des sentiments de l'adolescente et se focalise sur elle, sans relâche, jusque dans son inconscient, le réel n'étant plus supportable.

    À la veille de ses dix-huit ans, Laurence se blesse à la cheville. Ses obsessions l'anéantissent. Elle s'y confronte, mêle réalité et fantasme, puis avance, incertaine, vers un début de réparation.

  • Voici un tableau d'ensemble des recherches récentes dans le domaine de la psychologie cognitive concernant la mise au jour des représentations mentales. Les théories sous-jacentes au mécanisme de construction des représentations et les différentes méthodes d'étude alliant l'analyse de données comportementales et verbales sont présentées. Une attention particulière est portée aux facteurs environnementaux influençant les représentations mentales.

  • Des histoires de femmes d'aujourd'hui, d'amies ou de mères, en apparence ordinaires alors que le style saigne, qu'il flingue. Ces femmes sont en crise, chacune à sa manière, désir d'enfantement ou rejet ou indifférence à vivre. Même « Le bouquet de fleurs de lilas empeste la cuisine ». De ces crises dont on ne sort pas indemne, si l'on en sort. Des nouvelles qui laissent hors d'haleine tant elles sont cinglantes. Audrey Gaillard est une bouchère, elle dissèque les sentiments, en perce les abcès. Sniper, elle tire à vue sur ce qui dérange. Elle explore nos étages de rien, l'inanité, nos jachères d'âme. C'est qu'elle nous parle de nous, en creux, à la déchirure, au plus sensible de nous : humanité à fleur de peau, à fleur de nerfs.

    Jean-Pierre Cannet

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