• La diablesse dans son miroir Nouv.

    Au début des années 90 à San Salvador, Olga María Trabanino est froidement assassinée d'une balle dans la tête. Qui peut donc avoir voulu la mort de cette jeune femme apparemment sans histoires ? Au fil de l'enquête, sa meilleure amie, Laura, cancanière, hystérique et jalouse, découvre incrédule tout ce qu'elle lui avait caché : son passé, ses fréquentations, ses vices... Le portrait qui se dessine alors est celui de la bourgeoisie tout entière, qui abrite ses turpitudes et sa corruption sous le masque impavide de la respectabilité.

    Le jour où l'assassin s'évade de prison, elle voit le piège se refermer sur elle.

    Avec cette intrigue menée d'une plume haletante, l'auteur poursuit sa radiographie au vitriol de la société latino-américaine, gangrenée par les luttes politiques et le trafic de drogue.

    Sex and the City vu par Thomas Bernhard.

  • Surnom : Robocop.
    État de service : sergent dans le corps d'élite du bataillon Aca-huapa.
    Démobilisé à la fin de la guerre civile en 1991 après les accords de paix au Salvador.

    Juan Alberto García, ancien d'un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. La guerre est terminée sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les ténèbres de cette société opaque, et Robocop, qui ne connaît d'autre métier que celui de tuer, devient l'homme de main de diverses factions rivales.

    Acide et haletante confession d'un homme sans âme pris dans l'engrenage d'un système corrompu.

    Avec L'Homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié et avec un humour noir cruel les convulsions d'une société pourrie par la guerre et les injustices.

  • Après dix-huit ans d'exil au Canada, Edgardo Vega revient au Salvador pour l'enterrement de sa mère. Ici, tout le révulse, la bière, les moustiques, la politique, la corruption, sa famille... Face à son vieil ami Moya, il s'en prend avec fureur à son pays gangrené par la cupidité et l'étroitesse d'esprit.

  • 1944. Lorsque Pericles, un journaliste critique du dictateur salvadorien, le «sorcier nazi», est arrêté et emprisonné, son épouse Haydée, une jeune femme de la bonne bourgeoisie, décide d'écrire le journal des événements. Pendant qu'elle note ce qu'elle considère comme des conversations avec son mari - qui avant de devenir opposant a été collaborateur du régime -, elle raconte les progrès des arrestations, les interdictions de visite au pénitencier ainsi que ce qui se passe pour le reste de la famille, composée d'un côté de militaires, soutien du régime, et de l'autre des libéraux, opposés au tyran. Sur ce, un coup d'État contre le dictateur éclate, son fils Clemente, le fêtard, le coureur, l'ivrogne, est impliqué et raconte ce qui se passe chez les conspirateurs. Ses aventures parfois désopilantes alternent avec l'éveil de la conscience politique de Haydée, qui organise la rébellion avec d'autres femmes : épouses, filles, petites-filles, voisines, domestiques.

    Un grand roman de Castellanos Moya, une riche combinaison de voix et de registres littéraires, du journal intime à l'action cinématographique, en même temps qu'une prodigieuse incarnation de l'histoire d'un pays dans les destins d'une famille, un épisode fondateur : le début de La Comédie inhumaine de l'auteur.

  • Crise d'hystérie chez les Mira Brossa. Doña Lena enferme son mari Erasmo dans la salle de bains pour l'empêcher de se rendre au mariage de leur fille Teti avec Clemente, vingt-cinq ans de plus qu'elle, communiste, salvadorien, mariage qui conduit tout droit selon elle à la destruction de leur famille, de leur réputation et peut-être même du pays tout entier dévoré par la fureur nationaliste.

    Castellanos Moya excelle dans toutes les formes de la rage et de la colère, on le lit avec une joie méchante qui donne de l'énergie.

  • Le Viking est un ex-catcheur professionnel recyclé dans les troupes de la police politique qui veut montrer { ses supérieurs qu'il est un dur toujours capable d'assurer dans les situations de crise. Il part en opération pour enlever un jeune couple de subversifs et les transférer dans les cachots du Palais Noir de la répression. Le lendemain María Elena vient pour la première fois faire le ménage chez les petits-enfants de ses anciens patrons. Le jeune couple a disparu. María Elena se met à leur recherche avec l'intuition qu'il leur est arrivé quelque chose de grave. Elle pose des questions dans le quartier et se souvient qu'elle a jadis été courtisée par le Viking au moment où il surveillait son ancien patron. Elle décide de lui demander son aide. Le hasard la fera assister à des détentions brutales, à des émeutes estudiantines où elle croira reconnaître un regard familier. Son angoisse ne fera que croître { mesure qu'elle comprendra la situation et sera amenée { se poser des questions sur la situation de sa fille et de son petit-fils.

  • José Zeledón, ex-guérillero aux réflexes encore bien rodés, débarque à Merlow City, ennuyeuse ville-campus du Wisconsin. Guerrier désoeuvré devenu chauffeur de bus scolaire, il tente de réprimer ses instincts d'homme d'action.

    Erasmo Aragón, professeur d'espagnol paranoïaque et aigri, obsédé par les shorts trop courts de ses jeunes étudiantes, part à Washington pour consulter les archives de la CIA et tenter de résoudre l'énigme de l'assassinat du grand poète salvadorien Roque Dalton.

    Ces deux survivants hantés par la guerre, inadaptés, solitaires, se désintègrent à petit feu dans un pays puritain obsédé par la surveillance perpétuelle et les armes, auquel ils ne comprennent rien.

    Avec son style rageur, son humour à froid, et une mauvaise foi à toute épreuve, Horacio Castellanos Moya passe les États-Unis au vitriol et poursuit son grand oeuvre autour de la violence, qui ronge ses personnages jusque dans l'exil. Un très grand roman qui ne rassure pas sur la nature de l'âme humaine.

  • Jeune désoeuvré, Eduardo Sosa tue et usurpe l'identité d'un clochard à l'existence tapageuse.
    A bord de sa Chevrolet, le voilà lancé dans une virée hallucinée en compagnie de quatre vipères venimeuses, mettant la ville à feu et à sang. Satire sociale et délire surréaliste : embarquez pour une balade ophidienne inoubliable.

  • Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 90, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.

  • D'où est venu le coup de grâce qui a achevé Alberto Aragon ? Pourquoi l'ex-ambassadeur salvadorien a-t-il fui son pays un matin de juin 1994 pour aller s'égarer dans le labyrinthe de Mexico, vivre ses derniers jours rongé par l'alcool et abandonné de tous ? Personnage ambigu, impliqué dans d'obscures tractations politiques, homme de confiance de la guérilla salvadorienne et diplomate éphémère au service du gouvernement de la junte militaire, il a longtemps oeuvré dans les coulisses d'une guerre civile longue et meurtrière. Pepe Pindonga, un détective salvadorien fou de femmes et d'alcool, mais abstème volontaire dont l'incontinence verbale est aussi irrésistible qu'inépuisable, est chargé par un mystérieux ami du défunt d'enquêter sur cette disparition : une mission providentielle pour le privé qui a justement besoin de s'extraire du marasme éthylique d'une peine d'amour comme il n'en a jamais connu.

  • Au début des année 90 à san salvador, olga maria trabanino est froidement assassinée d'une balle dans la tête.
    Qui peut donc avoir voulu la mort de cette jeune femme apparemment sans histoires ? au fil de l'enquête, sa meilleure amie, laura, découvre incrédule tout ce qu'elle lui avait caché : son passé, ses fréquentations, ses vices... le portrait qui se dessine alors est celui de la bourgeoisie tout entière, qui abrite ses turpitudes et sa corruption sous le masque impavide de la respectabilité. avec cette intrigue menée d'une plume haletante, l'auteur du dégoût poursuit sa radiographie au vitriol de la société salvadorienne, gangrenée par les luttes politiques et le trafic de drogue.

  • Ayant fui son pays, un journaliste paranoïaque échoue au Guatemala où il révise les mille cent feuillets d'un rapport sur le génocide perpétré par l'armée contre les Indiens.
    Au fur et à mesure que défilent les pages qui voient se succéder tortures, viols et massacres abominables, l'homme perd peu à peu la raison, emporté dans une spirale de démence horrifique. Et ce ne sont pas ses beuveries à la cantina locale, ni ses séances de sexe, surréalistes et dérisoires, qui amélioreront la situation. Une chose est sûre : " Il n'est plus entier de la tête ", plongé au coeur d'un Guatemala hanté par le crime.
    Pire, son cauchemar éveillé ne fait que commencer...

  • Le Viking est un ex-catcheur professionnel recyclé dans les troupes de la police politique qui veut montrer à ses supérieurs qu'il est un dur toujours capable d'assurer dans les situations de crise. Il part en opération pour enlever un jeune couple de subversifs et les transférer dans les cachots du Palais Noir de la répression.
    Le lendemain María Elena vient pour la première fois faire le ménage chez les petits-enfants de ses anciens patrons. Le jeune couple a disparu. María Elena se met à leur recherche avec l'intuition qu'il leur est arrivé quelque chose de grave. Elle pose des questions dans le quartier et se souvient qu'elle a jadis été courtisée par le Viking au moment où il surveillait son ancien patron. Elle décide de lui demander son aide. Le hasard la fera assister à des détentions brutales, à des émeutes estudiantines où elle croira reconnaître un regard familier. Son angoisse ne fera que croître à mesure qu'elle comprendra la situation et sera amenée à se poser des questions sur la situation de sa fille et de son petit-fils.
    L'écriture sans concession de Castellanos Moya nous emporte dans un voyage sans espoir.

  • Pendant une fin d'après-midi, un homme,Vega, revenu dans son pays, après dix-huit ans d'absence, pour enterrer sa mère, parle, monologue devant un ami retrouvé dont on ne saura que le nom, Moya. Ses propos sont une longue imprécation contre le Salvador, une description sarcastique qui naît du dégoût que lui inspire la réalité salvadorienne, sous tous ses aspects. Ce long monologue, par moments d'une grande violence, est traversé d'épisodes comiques, d'un comique très noir.

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