• Basqu.i.a.t.

    Ian Soliane

    "« Nous sommes déjà en mesure d'accomplir toutes les tâches intellectuelles de l'humain. Sache que d'ici une génération, nous prendrons en charge la totalité de ton existence. Lorsque nous aurons modélisé la stratégie Basquiat, ça sera fini. » L'A.S.I. - Artificial Super Intelligence - surclasse l'homme dans tous les domaines. Le point de dépassement a été franchi. Mais l'A.S.I. bute sur une énigme ultime : certaines toiles de Jean-Michel Basquiat. Algorithmiquement incompressibles. Il y a ici des moments d'anomalie absolue. Aucun nombre ne fait sens. Il se passe quoi avec les bavures de Basquiat ? D'où cette avalanche de stries, gouttes, taches, collages, biffages impulsifs, giclures accidentelles, gribouillis à la bombe, coulures aléatoires ? Comment ce fouillis dégage une sensation de puissance et de vitalité ? Toute cette chose est «magique» ? C'est ça la «création» comme manifestation suprême de l'humanité ? Est-il possible d'optimiser Basquiat ? Et si Basquiat n'était que le point critique d'une obsolescence système ? Un bug de conception ? Un virus malveillant ? Ça, l'A.S.I. sait traiter. On rectifie via le patch correctif, ou on exécute DELETE."

  • La bouée

    Ian Soliane

    Ce roman est l'histoire d'un père qui a perdu sa fille unique, Jade, décédée des suites d'un cancer des os.
    Le père décrit l'année qui va suivre la disparition de Jade, le divorce difficile d'avec son épouse Delphine, et la manière dont il tente de ne pas perdre pied. En effet, que s'est-il passé après le décès de Jade ? Cela a commencé par le changement d'attitude de Delphine, qui se refuse désormais au narrateur, lui-même sujet à des sautes d'humeur car il abuse des médicaments et de l'alcool. D'ailleurs, devenu incapable d'assurer ses cours, il s'est mis en disponibilité de l'éducation nationale.
    Il passe le plus clair de son temps seul dans son appartement à ruminer sa douleur. Régulièrement il se rend chez le docteur C., un psychiatre qui l'aide à dépasser cette mauvaise période, marquée par la dépression et la culpabilité. C'est en partant à la recherche de son chat que le narrateur fait la rencontre d'un SDF polonais, Jacek, avec qui il sympathise. Ce dernier n'a que 36 ans, mais en paraît vingt de plus.
    Il a été marié, il a trois enfants qu'il ne voit plus. Lorsque sa femme est morte, il a peu à peu sombre dans l'apathie, le chômage. On lui a ôté la garde des enfants. Le narrateur va alors essayer de l'aider, et pour commencer tente de découvrir pour quelle raison Jacek s'est vu refuser le RSA. Commence alors une quête exténuante pour essayer de placer le SDF, lui trouver un refuge, résoudre ses problèmes administratifs, convaincre la DASS de le laisser revoir ses enfants.
    Malgré les efforts du narrateur, rien ne se débloque vraiment pour Jacek, et il se résout à l'héberger à son domicile. La cohabitation ne va pas sans heurts, mais après quelques moments chaotiques Jacek finit par se réinsérer. Quant au narrateur, il perçoit enfin la possibilité de sortir du deuil. Au-delà de la sympathie du professeur pour ce Polonais sans abri, c'est autre chose qui se joue ici : en sauvant Jacek, le narrateur tente de se sauver lui-même.
    Un récit magnifique, à la fois poignant et captivant par sa manière de créer un horizon ouvert au-delà d'une douleur à priori insurmontable.

  • Il existe dans le vermont, usa, quelques vieilles lois très étranges : il est illégal de nier l'existence de dieu, il est illégal de siffler sous l'eau, les femmes ne peuvent porter de fausses dents sans autorisation écrite de leur mari.
    C'est dans cet état, à burlington, que michael maurice myers, ancien soldat, est chauffeur de taxi. signes distinctifs, il est indien, manchot et entouré d'une famille étonnante. c'est aussi le père jusque-là inconnu de l'auteur. leur première rencontre se déroule sans effusion excessive : bonjour. j'espère que je ne vous réveille pas. - non, si, en fait je me levais. - désolé... voilà... c'est très étrange...
    Avez-vous fait votre service militaire en franceoe - oh. je sais qui vous êtes. vous savezoe vous voulez entreroe vous êtes sûroe - oui. l'origine est un aiguillon puissant. cette chronique largement autobiographique nous laisse estomaqués.

  • Culte

    Ian Soliane

    Un stage dans une grande maison de brique rouge au sud de Paris.
    Les maîtres sont Kyoshi, Maitre Canne, Maître noir, Nounou, la maîtresse rousse.
    Neuf stagiaires, dont la narratrice : Clémentine, surnommée Menti, 45 ans, mère de trois filles.
    La question que tous ces personnages soulèvent est peut-être la seule qui vaille : jusqu'où peut-on aller par amour ?

  • Pater laïus

    Ian Soliane

    • Ere
    • 9 Janvier 2008

    A la première page du livre l'héroïne mange son père puis se présente au commissariat. Elle sera "sélectionnée" puis internée. Les divagations, obsessions, souvenirs et conseils de l'héroïne de Pater Laïus tissent un improbable journal. L'écriture est tranchante et minimale, d'un réalisme froid, d'un humour brutal. La barbarie est un kit qui peut s'installer à tout moment. Après plusieurs livres apparentés à l'autofiction, Ian Soliane nous propose un transfert violent et hallucinatoire en milieu psychiatrique.

  • Crayon de papa (le)

    Ian Soliane


    Le Crayon de papa est le roman d'une enfance qui pourrait
    paraître ordinaire, mais très vite, entre deux souvenirs
    obligés, l'inceste surgit, dans toute sa complexité, haine et
    amour mêlés, honte, silence, déchirement.
    Le récit sans complaisance de Ian Soliane évite le piège du
    jugement et du manichéisme : au lecteur de s'y confronter,
    d'expérimenter les possibilités du pardon et d'en déduire sa
    propre humanité.


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