• Il s´agit ici d´une édition critique de l´Autoportrait dans un miroir convexe qui révèle John Ashbery au grand public en 1975 : le livre reçoit simultanément les trois plus prestigieux prix littéraires américains, le Pulitzer Prize for Poetry, le National Book Award for Poetry et le National Book Critics Circle Award for Poetry. L´Autoportrait dans un miroir convexe tire son nom d´un long poème, méditation métaphysique de l´auteur sur l´autoportrait réalisé en 1524 par le peintre italien Parmigianino. Il s´agit, comme dans les autres poèmes du livre, d´une partie de cache-cache du poète avec ses images, ses ombres et ses formes. Ce jeu sérieux et drôle mène parfois, au détour d´un vers, au sourire mélancolique du poète qui invite le lecteur à se regarder lui aussi dans le miroir du poème. Cette nouvelle traduction est suivie d´essais d´écrivains et universitaires qui ont côtoyé John Ashbery et ont contribué à le faire connaître en France.

  • John Ashbery's most renowned collection of poetry -- Winner of The Pulitzer Prize, the National Book Award, and the National Book Critics Circle Award

  • Vague

    John Ashbery

    Un recueil comprenant des poèmes comme At North farm, Merci de ne pas coopérer, Les puristes objecteront, Quoi que ce soit, où que vous soyez, ou encore Vague, par le représentant de l'Ecole de New York des poètes.

  • Le serment du Jeu de Paume

    John Ashbery

    • Corti
    • 22 Octobre 2015

    Le serment du Jeu de Paume (The Tennis Court Oath, 1962), l'un des livres clef de la littérature américaine d'après-guerre, correspond à la « période française » du poète américain John Ashbery (1927). John Ashbery a vécu 10 ans en France, d'abord à Montpellier puis à Paris, de 1955 à 1965.

    La publication de ce livre a provoqué une onde de choc dans le monde des lettres américaines, ouvrant la voie aux expérimentations les plus diverses dont s'inspireront les poètes des années soixante-dix et quatre-vingt, notamment les poètes du mouvement L=A=N=G=U=A=G=E comme Charles Bernstein, Ron Silliman ou Bruce Andrews, qui ont lu dans Le serment la nécessité et la possibilité de rénovation de la langue américaine.

    /> Le livre n'entretient pas de rapport direct ou illustratif aux événements du 20 juin 1789. John Ashbery explique qu'il a eu l'idée de ce titre lors d'un trajet en bus à Paris : comme il passait devant les jardins du Luxembourg, John Ashbery a aperçu des gens vêtus de blanc en pleine partie de tennis, scène qui lui a rappelé Le serment du Jeu de Paume. Le poète explique qu'il a alors été intrigué par le contraste entre les « circonstances apocalyptiques » de la Révolution française rappelée à son souvenir et la scène presque pastorale de ces Parisiens jouant au tennis au début des années soixante.

    Ce qui se « joue » dans ce livre tient à la volonté du poète d'aller chercher les particularités de la langue et du langage par-delà le figement de l'histoire dans un événement dont seul le nom semble subsister dans la mémoire collective. C'est un livre qui ouvre, comme la paume de la main, un livre palmé aux nombreuses feuilles et aux nombreux départs ; un livre qui tend, lance, jette comme la main du joueur lance la balle. Le serment propose une définition de la poésie comme incessante série de déplacements et d'échanges, de services réussis, de balles perdues et de montées au filet héroïques.

  • Trois poèmes

    John Ashbery

    Trois poèmes se présente comme une sorte de longue méditation. Sur la jeunesse et le temps perdu, sur l'observation du déroulement incessant de la conscience tandis même qu'elle se déroule, sur le désir et la nécessité aussi d'une espèce de révolution intérieure, et la matérialisation dans les mots de ses fugaces mais puissantes apparitions. Effectivement fugaces, vite balayées par les jours, mais repoussant aussitôt telle la queue du lézard. Tout l'ouvrage semble ainsi composé de ces spirales qui, à partir de leur centre, de leur origine, tournent sur elles-mêmes, sortent d'elles-mêmes plutôt, se développent, grandissent, s'épuisent, se perdent, soufflent un peu, se retournent, se découvrent en fait sans importance vraiment particulière, ainsi que le font presque toutes les lucidités chauffées à blanc, et alors soudain rebondissent sur un nouveau point d'appui, un nouveau centre, une nouvelle origine, car il s'agit obstinément de vivre, de bouger, de se déplacer, pour reprendre à l'instant un autre mouvement, une autre danse. Quête sans fin mais terriblement tonique. Poète et critique d'art, John Ashbery est un des auteurs américains dont l'influence a été très importante aux États-Unis dans les années 1970. Encore aujourd'hui, son oeuvre est largement controversée, et dès la sortie de Three Poems, la critique montra un visage extraordinairement large et varié, allant d' « un indéniable chef d'oeuvre » à l'incompréhension la plus totale.

  • Le roman à quatre mains de deux grands poètes américains associés à l'Ecole de New York.
    Les invités avaient à peine eu le temps de commenter à leur guise le bruit du bouchon et l'excellence du millésime que la porte d'entrée s'ouvrit et Mrs Greeley, sémillante dans un nouveau manteau de fourrure d'écureuil, entra en trombe. « Scusi, dit-elle, mais Abel m'a fait promettre de venir l'arracher en temps utile à votre charmante compagnie. Alan Watts donne une conférence sur le régime macrobiotique au lycée. » C'est par hasard que James Schuyler et moi avons commencé à écrire Un nid de nigauds en juillet 1952. On nous reconduisait à New York après un week-end à East Hampton. Poussé par l'ennui, Jimmy a proposé : « Et si nous écrivions un roman ? » Et comment ça ? ai-je demandé. « C'est facile, tu écris la première ligne » a-t-il répondu. C'était assez typique de lui : avoir une idée brillante, puis contraindre quelqu'un d'autre à la réaliser. Pour ne pas me laisser manoeuvrer, j'ai fourni une phrase de trois mots : « Alice était fatiguée. » Et nous étions lancés dans une aventure qui nous occuperait les mois et les années à venir. - John Ashbery

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