• Entre les deux guerres mondiales, le commandant Umberto Nobile partit pour le pôle Nord à bord du dirigeable Italia. À deux doigts du succès de la conquête du Pôle Nord, l'aérostat s'écrasa sur la banquise, plongeant pour de longues semaines les survivants dans un isolement héroïque. Inspiré de ce poignant épisode de la découverte des pôles, Un Yak en Arctique met aux prises un aventurier obstiné, un officier dévoré de morgue et de rancune, ainsi que Sam, trappeur d'une espèce onirique et primitive. Au milieu de ces forts caractères pris par les glaces ou accrochés aux lichens du « royaume du vent », rumine un yak. Ce bovin laineux, monstre d'indifférence débarqué-là pour débarder le matériel de l'expédition, va décider du sort des rares hommes qui l'entourent.

    Jules Merleau-Ponty livre ici un roman sobre et merveilleux, rapide dans l'action mais lyrique quand il s'agit d'évoquer la tempête qui n'en finit pas, l'aurore interminable ou l'insoutenable craquement des glaces. Un régal d'aventures boréales.

  • Il aura suffi qu'une indolente harde d'éléphants investisse une bananeraie pour que se déclenche cet épisode guerrier.
    Car c'est bien une guerre que livrent aux seigneurs de la forêt quelques paysans du coeur de la Birmanie. Ces hommes-là ne pourraient rien contre le pachyderme souverain, s'ils n'appelaient à leur secours les chasseurs karens, véritables mercenaires qui seuls détiennent le secret du kyone. Le kyone, c'est un piège, ou plus précisément une espèce titanesque de nasse à éléphant. Y piéger l'animal, c'est courir de gros risques; l'en sortir, de plus grands dangers encore.
    Quant à ramener les prises à bon port... Puisant dans ses propres souvenirs de voyage, Jules Merleau-Ponty livre un nouveau récit, sobre et précis, goguenard quand il épingle l'impunité flibustière de l'administration birmane, mais aussi lyrique, soudain, quand la fureur animale dévaste d'humbles destins.

  • Pour en finir avec le leurre des juifs, de la religion, des negres, et avec l imposture politique de Nouv.

  • Un voyage initiatique dans le décor grandiose du monde polaire.

  • Une mission de l'Unesco conduit l'auteur à Pagan, dans les ruines de l'ancien royaume birman.
    Il emporte dans ses bagages une canne à tête de canard acquise bien des années plus tôt, espérant en apprendre un peu plus sur cet étrange objet. La canne a été fabriquée par les Was, dont les guerriers avaient coutume, il y a peu, de se régaler du foie et des oreilles des ennemis abattus. Ils se sont désormais tournés vers une culture frénétique de l'opium. Explorer leur contrée interdite expose aux péripéties tragi-comiques de la semi-clandestinité, à la duplicité de guides marrons comme à la cupidité de prostituées perchées dans les arbres...
    Le récit évoque les brèves épopées de Joseph Conrad. On croit évoluer en plein roman ; ce n'est, simplement dite, que la vérité.

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