• L'Internet modifie profondément les relations personnelles, sociales et politiques. Cette modification passe par un dérèglement des coutumes et aboutit parfois à des symptômes d'ordre psychopathologiques. Les effets peuvent en être bénéfiques et positifs, libérateurs et désinhibiteurs, comme ils peuvent, à l'inverse, être régressifs dans l'excès.
    La virulence de la contagion dans l'espace de l'Internet conduit à rechercher, face aux aspects nocifs de ces dérèglements, de nouvelles règles.
    Ce petit traité a pour objet d'en trouver quelques- unes, dans la lignée des règles pour l'esprit pensées par Montaigne à l'orée de la Renaissance, qu'il s'agit ici d'adapter à un glossaire des principaux domaine de ces nouvelles formes d'expression.
    Le titre de cet ouvrage est un hommage à Raoul Vaneigem qui publia en 1967, un an « avant », un Traité du savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, livre qui eut, sur ces dernières, une grande influence.

  • À l'occasion des 30 ans de Canal +, Léo Scheer sort de l'ombre et livre la vérité sur les origines de la chaîne. Concepteur et maître d'oeuvre du projet, il en fut pourtant le grand oublié, au profit de Pierre Lescure.
    Comment est née l'idée de cet OVNI télévisuel, la première chaîne qui exige de ses clients de payer un abonnement ? Canal + n'est pas le fruit de l'imagination fertile de créatifs impertinents, mais de celle de Léo Scheer, alors jeune et audacieux numéro 2 du groupe Havas, dont la mission était de faire du géant de la communication le leader multimédia d'Europe.
    Alors même que personne n'y croyait, il a su convaincre le président Rousselet et imposer un montage industriel, économique, juridique et logistique inédit. Une première mondiale. Plus incroyable encore, il est parvenu à donner corps à un pari fou hyperlibéral de un milliard de francs, en dépit d'une France conservatrice et d'un gouvernement nouvellement socialiste qui nationalisait à tour de bras. Un coup de maître au nez et à la barbe des politiques.
    La saga Canal + est une fresque de la France des années 1980 qui voit s'affronter puis s'allier deux générations que tout oppose : les « Tontons flingueurs » de la politique et les « Bronzés », de jeunes entrepreneurs arrivés à des postes clés. Des dialogues écrits par Michel Audiard sur un scénario de la troupe du Splendide.

    « L'ESPRIT CANAL ? UN HABILLAGE MARKETING POUR ALLER A LA PECHE AUX ABONNEMENTS. »

  • La democratie virtuelle

    Léo Scheer

    Une crise de confiance sans précédent dans le système politique de la démocratie coïncide avec l'invasion des technologies, autour des autoroutes de l'information, qui vont permettre de court-circuiter les processus politiques traditionnels, et de faire fonctionner une forme de démocratie directe : tout pourra être vécu à travers des écrans et des logiciels.

  • " Nous sommes dans cette phase effervescente d'inversion des processus, où se constitue sur le désordre virtuel, une autre civilisation à laquelle nous appartenons déjà sans le savoir d'une façon organisée, bien que se fabriquent chaque jour sous nos yeux et avec notre silencieuse compétitivité, ses nouvelles idoles.

    Ces êtres, nouvelles icônes, qui préemptent le champ médiatique, exclus par des institutions en déroutes, naviguent dans le scintillement de leur séduction : Reines dans nos coeurs de Monarchies dépassées, Prêtres dans nos âmes d'Eglises en perdition, Tribuns dans nos consciences d'Etats impuissants, Penseurs dans nos rêves d'Académies collapsées. " (L. S) L'avènement de la société de l'information et la mise en place explosive d'un monde virtuel, se présentent sous les hospices d'une rencontre entre la masse et la singularité.
    Le seuil critique du harcèlement sémiotique - l'hypothèse de la singularité - le silence des majorités insondables - stratagème de la mise à mort du politique - média crash - critique de la pensée critique - la civilisation du virtuel de l'effervescence à l'évaporation.

  • " le 21 septembre 1998, le monde assista au télescopage surréaliste de deux images d'une même personne.

    D'un côté, le président bill clinton à l'onu dans le rôle du " gendarme du monde ", de l'autre, le même bill clinton soumis durant plus de quatre heures à l'interrogatoire inquisitorial de l'équipe du juge starr sur la nature exacte de ses relations avec monica lewinski.
    S'ils s'entendaient à souligner l'extravagance de ce qui se passait sous les yeux de toute la planète, les journalistes et les observateurs semblaient incapables d'expliquer leur propre étonnement.

    Dans l'amoncellement d'articles et de propres relatifs à ce qu'il est convenu d'appeler le " monicagate ", personne ne semble en mesure d'indiquer en quoi ce qui ébranle les marchés financiers et mobilise la totalité des " médias " serait le symptôme d'un mal profond qui affecterait le monde dans lequel nous vivons. ".

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