• En plus de 25 ans à Libération, Louis Skorecki a écrit sur toute la télévision.
    Les films. bien sûr, mais également, et beaucoup, sur une large gamme de programmes inattendus : des émissions religieuses aux clips, des documentaires à Hélène et les garçons. de Maigres à Friends ou Dr. House... Et Skorecki n'a pas attendu l'engouement actuel autour des séries télévisées pour consacrer de très nombreux articles. L'ensemble intitulé " Les lois de la série " date en effet du début des années 1990.
    Rien n'y manque : Le Prisonnier. Colurubo, La Petite Maison dans la prairie, Chapeau melon et hottes de cuir, Magnum, Mission : impossible... Couvrant trois décennies d'écriture et composé pour l'essentiel d'articles publiés dans Libération, ce volume répare donc une lacune. Il était temps de rappeler que Skorecki fut un pionnier en matière de télévision. Sur la télévision est donc le complément indispensable des recueils d'articles récemment publiés par les PUF (Les Violons ont toujours raison.
    Raoul Walsh et moi, Dialogues avec Daney) : il montre combien Skorecki a toujours pensé le cinéma avec la télévision, combien aussi il a toujours vécu l'un et l'autre comme une seule et même passion.

  • La collection "Perspectives critiques", dirigée par Roland Jaccard, écrivain et journaliste, et Paul Audi, philosophe et écrivain, publie des textes de psychiatrie, de psychanalyse, de sociologie, de pédagogie et d'esthétique, échappant à toute orthodoxie et s'inscrivant dans un cadre interdisciplinaire. Elle propose des essais clairs, rigoureux et polémiques, écrits par des universitaires ou des chercheurs et visant à démystifier l'imaginaire personnel et collectif. Elle accueille également les témoignages de ceux qui ont contribué à façonner l'univers mental et social de l'homme post-marxien et post-freudien.
    La collection a fêté son 25ème anniversaire en septembre 2000.

  • Connu pour ses chroniques amoureuses sur la télévision au journal Libération, Louis Skorecki a également écrit abondamment sur un artiste : Bob Dylan.
    A 70 ans passés, le musicien poète continue de développer un catalogue conséquent et de passionner des publics chaque année plus larges. Preuve en sont les dizaines de biographies qui existent aujourd'hui. Mais s'il manque bien un ouvrage, c'est un regard passionné et critique qui, année après année, saisirait le mouvement perpétuel de Dylan. Comme une relation épistolaire amoureuse sans réponse, les articles de Louis Skorecki, parus principalement dans Libération, suivent toute la carrière de Bob Dylan.
    L'enregistrement du culte Higway 61 Revisited, Dylan photographié par Bernard Gidel, Dylan en programmateur radio, le film Renaldo et Clara, la déception d'un album parfois, autant d'articles qui glissent le long d'une vie d'artiste. S'il l'adresse amateurs de Dylan, ce livre est aussi une histoire contemporaine : Dylan a traversé la contre-culture américaine et la Guerre du Vietnam. Dylan par Skorecki, c'est en somme une haletante chronologie, musicale et biographique, rock et symphonique, passionnée et passionnante.

  • J'ai toujours considéré Louis Skorecki comme un écrivain. Un écrivain qui s'intéresserait avant tout aux fantômes. Le cinéma en est peuplé, et c'est pourquoi Skorecki nous parle de cinéma, le pays de son enfance. Les films vivent en lui sans qu'il ait besoin de les voir. Il lui suffit de les évoquer pour abolir le temps. Serge Daney aussi est un fantôme, un fantôme avec lequel Skorecki dialogue par delà la mort. D'ailleurs, la mort n'existe pas au cinéma.
    Roland Jaccard.
    Dialogues avec Daney réunit 39 textes autour de la question de la cinéphilie, dont 17 dialogues avec Serge Daney, publiés dans Libération entre 2001 et 2006.

  • Récit pétrifiant jusqu'au comique, il entrerait dans la légende retrace l'implacable cheminement d'un serial killer que l'amour absolu des femmes et des petites filles pousse au crime.
    Serait-ce elles qui le lui demandent ? entre narration candidement cruelle, journal intime et catalogue de sévices sexuels, le texte est structuré en 2323 séquences d'une précision maniaque, à la manière d'un chant très ancien en forme de polyphonie sauvage et meurtrière. " ça avait commencé quand il était petit. sa première femme, il l'avait tuée à sept ans. ce n'était pas une femme, évidemment, c'était une petite fille de son âge, une copine.
    ".

  • Ecrire sur le cinéma, c'est réécrire le monde. Imaginer des royaumes parallèles, des pays pirates, des rêves crus. C'était encore possible au début des années soixante, quand la télévision n'avait pas achevé de faire du cinéma une industrie de recyclage, pour le meilleur et pour le pire. Depuis, c'est évidemment pire. Culturellement isolés par une exception absurde censée nous protéger du froid, nous ne sommes même plus capables de parler des films du seul endroit d'où ces films sont envisagés et produits : l'industrie mondiale des jeux vidéo. Les textes de ce petit recueil viennent du froid. Ils ont été écrits au jour le jour, contre l'amnésie progressive des " spécialistes " du cinéma. Il suffit de fermer les yeux et de se souvenir. Un jour, il y a eu des films. Un jour, ils ont fait rêver des filles et des garçons. Et si on jouait au docteur ?
    L. S.

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