• L'Église est en pleine révolution depuis cinquante ans. À la suite de Vatican II et sous la houlette des papes qui ont suivi, le clergé enseigne des doctrines autrefois condamnées (liberté religieuse, oecuménisme...) et fraternise avec les autres religions. Les sacrements ont été transformés pour faciliter les échanges interreligieux. La morale des familles a été bouleversée (annulations de mariage facilitées et tolérance du divorce, régulation des naissances généralisée et allègement des peines de l'avortement, tolérance de l'homosexualité...). Non seulement les hérésies se multiplient, mais l'apostasie est générale et le catholicisme semble voué à la disparition.
    De fait les papes d'aujourd'hui contredisent ceux d'hier. Comment est-ce possible ? Les papes ne sont-ils pas infaillibles ? Confrontés à ce paradoxe, de nombreux fidèles s'interrogent sur la légitimité des pontifes qui ont prôné ces changements.

    Scrutant les décrets des papes, des conciles, ainsi que les écrits des grands théologiens et canonistes du XVIe au XXe siècle, Maxence Hecquard mène une enquête théologique rigoureuse sur cette légitimité. Il rappelle la doctrine de l'Église sur l'infaillibilité pontificale et sur l'hypothèse du Pape hérétique. Puis il passe en revue les principales tentatives d'explication de la situation présente. Certains estiment que les doctrines nouvelles ne sont pas couvertes par le charisme de l'infaillibilité, d'autres jugent qu'elles ne contredisent pas véritablement la doctrine antérieure de l'Église, les derniers pensent que l'élection des papes de Vatican II était invalide car ils appartenaient à des sectes interdites. L'auteur pèse les arguments et relève les incohérences.
    Dans la dernière partie de l'ouvrage, il livre une explication inédite en montrant que la situation présente de l'Église est décrite dans les grands livres prophétiques de la Bible (Livre de Daniel, Apocalypse) qu'il commente à la lumière des Pères de l'Église et des exégètes médiévaux.

  • La démocratie est aujourd'hui une valeur sacrée, une véritable religion. Dans un ouvrage «passionné, passionnant [ ... ] où toute l'histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître» (P. Magnard), Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière. L'antique ordre du monde s'est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un État de droit fondé sur une ... vérité scientifique: le progrès.
    Qui contesterait un tel régime? La cohérence remarquable du système apparaît ainsi à l'énoncé de la métaphysique sous-jacente: celle d'un univers en évolution peint par Condorcet et Teilhard de Chardin, mais véritablement pensé par Kant, Hegel et Darwin. La démocratie est le moment politique de ce progrès. Hasard et liberté, droit et morale, intérêt et bien commun forment désormais autant de couples indissolubles. Le lien social devient essentiellement économique.

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