• « Les voilà donc réunis, ces deux récits, qui, à treize années d'intervalle, se complètent sur la question de la fin de vie et de la mort choisie. Tous deux, oui, sont désormais inséparables. Ils devaient se retrouver. Se répondre. Car l'un et l'autre sont nés d'une semblable évidence, pour ne pas dire d'une même exigence d'écriture. » N.C.

  • On ne tourne pas autour de la problématique du corps pendant cinquante ans sans que le corps se rebiffe ! C'est ce que Noëlle Châtelet va enfin admettre en se retrouvant un jour clouée au lit, au point de déposer une main courante contre X, à travers un dialogue brillant et enlevé, sans concession. Mais pas n'importe quel dialogue, puisque c'est à elle-même qu'elle s'adresse.

    « As-tu l'intention de m'interrompre ainsi sans cesse ?

    - Il me semble qu'il serait raisonnable d'établir d'emblée une règle du jeu, une sorte de méthode entre nous, non ?

    - Certainement pas ! Il n'en est pas question ! Ni règle du jeu ni méthode ! Je te signale que tu tesollicites toi-même ! Et tu veux que je te dise ?... Tu as bien fait ! Je suis la bonne personne, et c'est le bon moment ! » Grâce à ce procédé original, Noëlle Châtelet s'autorise à « jouer perso », comme elle dit, et fait un inventaire approfondi des questions qui l'obsèdent. Elle nous entraîne dans les coulisses du processus de création, éclairant avec sincérité le sens à la fois intellectuel et intime de son parcours.

  • Noëlle Châtelet La Femme coquelicot Marthe a soixante-dix ans. On pourrait croire que ce n'est plus l'âge de la passion. Pourtant, elle va s'autoriser à la vivre avec Félix, l'homme aux écharpes multicolores, son aîné de dix ans... Une passion faite de l'émerveillement des âmes et aussi celui des corps. Tout ce qu'une longue vie d'épouse et de mère ne lui a pas donné.
    Enfants et petits-enfants, qui l'avaient assez vite rangée à la rubrique « troisième âge » et « grand-mère gâteau », devront assister à la métamorphose de Marthe en cette femme coquelicot, éclatante et fragile, toute au bonheur d'aimer et d'être aimée.
    C'est un sujet tabou sur lequel la romancière de La Femme en bleu lève ici le voile, dans une époque où la vieillesse se voit intimer l'ordre d'être honteuse ou vaincue. Elle le traite avec une grâce, une émotion, un humour aussi, qui lui ont valu un accueil enthousiaste de la critique et du public.

    Quand on quitte Marthe, que le sourire de Félix fait rougir, on se dit que l'avenir est glorieux pour celles qui auront le courage d'être de vieilles dames.
    Josyane Savigneau, Le Monde.

    Noëlle Châtelet poursuit une oeuvre romanesque, poétiquement féminine, qu'habite une grâce légère et où souffle cependant le feu des passions.
    Dominique Bona, Le Figaro littéraire.

  • - C'est un événement banal et universel : une femme entre dans la " grand-maternité ".Devenue une jeune grand-mère, Noëlle Châtelet s'interroge sur son propre parcours et sur la relation filiale. Car en s'adressant à sa petite-fille, elle est comme précipitée de l'autre côté du miroir, et c'est aussi sa propre enfance qu'elle tente de redécouvrir. Entre empathie et transmission, ce récit est celui d'une Alice qui aurait bien grandi.

    - Noëlle Châtelet, universitaire et écrivain, est née en 1944. Elle élabore depuis plus de trente ans une réflexion originale sur la question du corps, à travers ses essais, nouvelles et romans, dont Histoires de bouche, Prix Goncourt de la nouvelle 1987. Ses ouvrages sont traduits dans une douzaine de langues.

  • La derniere lecon

    Noëlle Châtelet

    Madeleine, 92 ans, décide de fixer la date et les conditions de sa disparition. En l'annonçant à sa fille Diane, et à son fils Pierre, elle veut les préparer aussi doucement que possible à sa future absence. Mais pour ses enfants, c'est le choc, et les conflits commencent. Jusqu'à la fin Madeleine gardera comme ligne de conduite la dignité, l'humour et la passion de la vie, pour leur donner à tous, et en particulier à Diane, une émouvante "dernière leçon".

  • Noëlle Châtelet La Dame en bleu Sur le boulevard encombré, une vieille dame vêtue de crêpe bleu marche tranquillement, à son rythme, ralentissant l'écoulement du flot pressé...
    Pour Solange - cinquante ans, toujours belle, un métier qu'elle aime, un amant, bref, une vie bien remplie -, cet instant imprévu bouleverse tout. Elle se prend subitement à envier ce rythme tranquille, cette autre saison de la vie... à l'étonnement de son entourage, elle va désormais s'appliquer à devenir, elle aussi, une vieille « dame en bleu », à découvrir de nouveaux privilèges, des délices inconnues. Et affirmer une autre liberté, à l'écart des modèles obligés de l'époque...

    Noëlle Châtelet, dans ce conte qui se veut souriant, pointe un doigt gentiment dénonciateur sur la frénésie de notre temps.

    Chloé Radiguet, Bonne Soirée.

    La gourmandise et la tendresse, la gaieté, l'impertinence : toutes les qualités de Noëlle Châtelet sont au rendez-vous.

    Dominique Bona, Le Figaro littéraire.

    Insolite, original, souvent drôle, ce récit est un régal.

    Christine Arnothy, Le Parisien.

  • Noëlle Châtelet La Petite aux tournesols Un été. Une maison en Provence. L'odeur de lavande et de confitures. Mathilde, six ans, découvre un nouvel univers. Autour d'elle, des femmes : sa mère, une amie de celle-ci, également accompagnée de sa fille. Quant à son père, il téléphone. parfois.
    C'est alors que surgit Rémi, sept ans, la tignasse en bataille et les jambes couleur pain d'épice. Et Mathilde va découvrir l'amour. Un amour fait de jeux, de rires, puis de baisers, puis de caresses. Un amour où la sensualité se découvre et s'émerveille. Un parcours initiatique où chaque instant est éblouissant comme le jaune des tournesols.
    Noëlle Châtelet nous révèle les secrets de cet amour enfantin avec une délicatesse, une justesse de touche, une hardiesse aussi, qui ont fait le succès de La Dame en bleu et de La Femme coquelicot - précédents volets d'une «trilogie des couleurs» pleine de charme et de tendresse.

    Conte philosophique et roman d'amour au sens noble du terme, La Petite aux tournesols transporte là où l'on n'est plus allé depuis longtemps, sur les genoux de maman, sur la balançoire, puis sous la tente ou derrière la piscine, quand, pour la première fois, le coeur et les sens ont fait ensemble le grand 8.
    Claire Fleury, Le Nouvel Observateur.

  • Madame George

    Noëlle Châtelet

    Médecin, psychiatre et psychanalyste, Jean-Marc est troublé par une de ses patientes qui prétend communiquer avec un fantôme. Par principe rétif aux phénomènes occultes, il accepte cependant son invitation à Nohant, dans l'ancienne demeure de George Sand : il entre alors en contact avec l'esprit de l'ancien palefrenier du domaine. Et ce dernier a des révélations à lui faire.

  • La courte echelle

    Noëlle Châtelet

  • Le 27 novembre 2005, la première greffe du visage est réalisée à Amiens sur Isabelle D., défigurée par son chien. A partir des entretiens avec les équipes médicales, et surtout, grâce à la confiance qui la lie à la patiente, N.C. reconstitue cette odyssée des temps modernes, depuis l'accident jusqu'au 6 février 2006 où le monde entier découvre le nouveau visage d'Isabelle.

  • De Sade on connaît surtout...
    Le sadisme, et la démesure d'une oeuvre considérée parmi les plus noires de la littérature. Cet entretien fictif entre Noélle Châtelet et le marquis de Sade (questions inventées et réponses puisées dans les écrits du marquis) permet de dépasser les a priori, les procès hâtifs que Sade a lui-même entretenus par ses provocations et sa complaisance dans la cruauté, et de faire la part entre la complexité de sa personne et l'outrance de ses personnages.
    Grâce aux questions stimulantes de Noëlle Châtelet, on découvre comment Sade s'inscrit, à sa façon, dans l'aventure intellectuelle des Lumières, et le rôle théorique qu'il joue pendant la Révolution française et lors des premiers pas de la République. Avec le pessimisme d'un homme le plus souvent privé de liberté, il se plaît notamment à disserter sur les grands débats du siècle : le despotisme, la religion, la place de l'homme dans la nature, la toute-puissance de l'instinct sur la civilisation, la relativité des lois, la liberté sexuelle des femmes, la suppression de la peine de mort, le principe de laïcité, etc.
    Autant de sujets qui interrogent encore notre époque. Converser avec Sade aujourd'hui, deux siècles après sa mort : une manière nouvelle et originale d'approcher l'homme et sa pensée.

  • Douze ans après, Noëlle Châtelet revit les étapes majeures de son expérience la plus intime et la plus fondamentale : la mort volontaire que s'est donnée sa mère. Car le combat de société qu'implique ce geste n'est pas terminé. Et l'adaptation de La Dernière Leçon au cinéma éclaire tout cela d'un jour nouveau.Suite au succès de La Dernière Leçon, Noëlle Châtelet s'est très fortement engagée pour la mort volontaire et l'assistance en fin de vie. Le livre qu'elle propose ici est une réflexion au fil des jours et des mois, jalonnée par l'actualité sur le sujet (l'affaire Vincent Lambert, et d'autres reportages au fil des jours) mais aussi et surtout par les différentes étapes de la préparation du film tiré de La Dernière Leçon : car transposer le livre à l'écran, c'est un peu refaire vivre sa mère, et c'est en même temps faire l'épreuve d'une forme de dépossession.

  • Un voyage en l'étrange colonie de ces hommes et femmes, qui, de leur plein gré, livrent leur visage et leur corps à de cruelles pratiques sacrificielles par le biais de la chirurgie esthétique. L'auteur démontre ainsi que faire appel à cette chirurgie n'est pas un acte innocent, mais en dit autant sur le désir de l'individu que sur la relation sociale entre l'être et le paraître.

  • Le baiser d'Isabelle

    Noëlle Châtelet

    • Seuil
    • 1 Octobre 2007

    La première greffe mondiale du visage, réalisée le 27 novembre 2005 à amiens, a passionné le monde entier.
    Par son caractère spectaculaire, ce nouveau tournant dans l'histoire des greffes suscite, au-delà du milieu médical, des questions qui concernent la société tout entière. noëlle châtelet a eu le rare privilège d'interroger longuement la patiente elle-même, isabelle d., ainsi que les deux équipes des chu d'amiens et de lyon, qui ont mis en commun leur savoir-faire et leurs compétences pour accomplir cette oeuvre inédite.
    Grâce au récit croisé de leurs témoignages, noëlle châtelet reconstitue les neuf premiers mois de cette odyssée des temps modernes, depuis la longue attente de la greffe jusqu'à ce 6 février 2006, où la presse internationale découvre le nouveau visage d'isabelle d. un récit qui tient le lecteur en haleine comme un roman d'aventure, avec l'exigence constante de serrer la vérité au plus près. une histoire profondément humaine qui éclaire d'un jour nouveau la complexité des dons d'organes pour lesquels ce roman vrai constitue, aussi, un plaidoyer vibrant.

  • L'émancipation féminine, la maîtrise de la fécondité, l'explosion du divorce et la procréation médicalement assistée ont transformé en profondeur la structure familiale, les liens de filiation et, par conséquent, l'ensemble des familles. Le métier de parent est devenu paradoxalement plus libre, on ne reproduit plus les modèles des générations antérieures, et plus inquiétant, il faut bien en inventer d'autres ! De ce point de vue, nous sommes tous devenus de "nouveaux parents". Comment le paysage culturel et social actuel a-t-il fait évoluer la fonction de parent ? A-t-il modifié la répartition des rôles entre père et mère ? Quelle influence a-t-il sur notre conception de la filiation et de la transmission ? Anne Lanchon est allée à la rencontre de trois auteurs, sociologue, psychanalyste et écrivain, pour tenter de répondre à ces questions et d'éclairer ainsi l'identité de ces "nouveaux parents", les enjeux auxquels ils se trouvent confrontés aujourd'hui et les questions ancestrales dont ils sont les héritiers.

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