Arts et spectacles

  • Cinéma hermetica

    Pacôme Thiellement

    • Super 8
    • 7 Janvier 2016

    En mars 2014, un photographe estonien publie les ahurissants clichés d'un cinéma égyptien abandonné au milieu du désert du Sinaï. Si la construction de l'édifice est attribuée à un excentrique homme d'affaires français du début du XXe siècle, aucun film n'y a jamais été diffusé et il a été depuis détruit.
    Il n'en fallait pas plus à Pacôme Thiellement pour plonger dans les arcanes du cinéma et proposer des analyses déjantées de Nosferatu, Nosferatu fantôme de la nuit, Freaks, Le Locataire, Possession, Suspiria, Céline et Julie vont en bateau, M. Arkadin, Chinatown, Opening Night, Nymphomaniac et Shining.
    Autant de films étrangement cultes, autant de chefs-d'oeuvre à voir ou à revoir autrement, grâce aux lumières d'un érudit pop quelque peu magicien pour qui le cinéma est devenu, le temps d'une parenthèse enchantée, la façon la plus sûre de discerner l'invisible.
       

  • Pop yoga

    Pacôme Thiellement

    • Sonatine
    • 14 Novembre 2013

    Dans cet ouvrage kaléidoscopique, à la fois rigoureux, intense et farfelu, Pacôme Thiellement nous propose soixante-quinze textes consacrés à la culture contemporaine et à l'expérience pop. On y trouvera des exégèses des grands musiciens de rock (les Beatles, les Beach Boys, Dylan, Bowie, Gainsbourg, les Pixies), mais aussi des évocations de grandes chanteuses aux larmes sucrées (Peggy Lee, Amy Winehouse), plusieurs enquêtes subjectives sur des cinéastes démonologiques (Roman Polanski, Lars von Trier), des séries théophaniques (Fringe, Lost) et des assassins archétypes (Mark David Chapman, le Zodiaque) ; enfin, des fragments poétiques sur Marilyn Monroe, plusieurs textes polémiques très violents sur l'époque contemporaine, quatre fictions burlesques autour du fantôme d'Elvis Presley et une pièce de théâtre mettant en scène Frank Zappa alchimiste. On y retrouvera surtout les obsessions magico-gnostiques de l'auteur, nourries de la tradition hermétique et d'une bonne dose de théologie alternative. Oh yeah !

  • Le 17 septembre 1969, Tim Harper publie dans le journal de l'Université de l'Iowa un article intitulé « Is Paul McCartney dead ? ». Épaulé par des indices glanés dans les trois derniers albums des Beatles, il y expose une théorie selon laquelle le bassiste du groupe aurait trouvé la mort lors d'un accident de voiture. Les trois autres du groupe se seraient empressés de le remplacer par un imposteur. .Et c'est ainsi qu'apparut cette étrange légende urbaine : une théorie de la conspiration vérifiable au sein d'un message crypté introduit par les conspirateurs eux-mêmes dans leur production pour révéler ce qu'ils cachent à ceux qui ne doivent rien en savoir. Poppermost fait l'exploration de ce phéomène.

  • Considéré par Cyril De Graeve (qui l'a mis en couverture de Chronicart) comme
    une des « pop-stars méconnues » de notre temps, par Philippe Nassif (qui l'a
    encensé dans les pages de Technikart) comme « notre Greil Marcus », ou par
    Philippe Manoeuvre (qui a édité son dernier livre, Cabala - Led Zeppelin
    occulte, chez Hoëbecke) comme un véritable prophète du rock, Pacôme Thiellement
    est peut-être notre pop-critique le plus important, auteur d'une oeuvre
    inclassable, à mi-chemin de la philosophie, des cultures populaires (musique,
    cinéma, bande dessinée) et de la littérature. Après s'être intéressé à Paul
    McCartney, Frank Zappa, le Président Schreber, Mattt Konture, Gérard de Nerval
    et Led Zeppelin, il a aujourd'hui jeté son dévolu sur celui que beaucoup
    /> considèrent comme l'un des plus grands cinéastes contemporains : David Lynch.
    Dans La main gauche de David Lynch, il offre une lecture décapante, au style
    éblouissant et à l'érudition vertigineuse, d'une des oeuvres-clé du cinéma (la
    série et le film Twin Peaks), tout en en tirant d'étonnants philosophèmes
    relatifs au médium télévisé, dont Twin Peaks était à la fois une méditation et
    un produit. Et si Twin Peaks représentait un moment-charnière dans l'histoire,
    non seulement des séries télévisées, mais de la télévision en général ? Et si
    Twin Peaks marquait le moment où la télévision atteignait enfin sa fin secrète,
    capitaliste et gnostique, et en l'atteignant, signait sa fin tout court, c'est-
    à-dire son autodestruction ? Telle est l'hypothèse que soutient Pacôme
    Thiellement, s'adjoignant au passage l'aide inattendue de musiciens de jazz, de
    mystiques iraniens, d'actrices disparues, d'amateurs d'occultisme - et de
    Walter Benjamin. Une seule chose est sûre : après avoir lu ce livre, il ne sera
    plus possible de regarder la télévision comme avant. Pacôme Thiellement est
    essayiste, cinéaste et critique. Collaborateur régulier de nombreux magazines,
    il est l'auteur de cinq essais remarqués, dont, dernièrement, L'homme
    électrique. Nerval et la vie (MF, 2009) et Cabala. Led Zeppelin occulte
    (Hoëbecke, 2009).

  • Economie Eskimo a été écrit pour répondre à la question suivante : le bonheur est-il accessible aux terriens ? Et, si oui, comment ?
    Dans une pratique qui allie à la fois l'expérience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'a ecter et d'être a ecté. Dans la continuité conceptuelle et la constitution de la bulle singulière. Frank Zappa répondrait :
    Dans la musique. Economie Eskimo est un livre sur la pensée de Zappa : un héros énigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur.

  • Considérant la Vallée des Merveilles (Parc national du Mercantour) comme un proto-musée en plein air, sans artiste, sans commissaire, sans public ni communication, l'artiste Philippe Durand en fait le lieu d'un développement de son travail, qui porte habituellement sur l'espace public et les traces d'expression que l'on peut y trouver.

  • Après avoir travaillé sur Twin Peaks, l'auteur, dans ce nouvel essai, s'emploie à démontrer que Lost, à mi-chemin du projet tout public et de la narration complexe, dépasse le clivage historiquement connu du grand récit mythique et de la fiction d'avant-garde, et ouvre de plain-pied l'art du XXIe siècle. Pour ce faire, il convoque des penseurs aussi différents que Raymond Abellio, Henry Corbin, René Guénon, et des poètes tels Artaud, Daumal, Gilbert-Lecomte, Nerval.
    Thiellement démontre comment la série Lost est une machine de guerre anti-occidentale, dans le sens où elle représente, pour l'Occident, une tentative de faire un saut hors de son projet « progressiste », « impérialiste » et destructeur, pour se réorienter vers la source de la connaissance, à l'instar des récits initiatiques.
    Incarnant la fin de la séparation entre le spectateur et le spectacle, Lost nous dit que nous pouvons désormais vivre notre existence non plus comme une catastrophe mais comme un combat collectif pour la réalisation du poème archaïque qui nous fut autrefois confié.

  • Traversée de formes empruntant à trois sources fondamentales (blues, musiques celte et orientale) Led Zeppelin reste le symbole sans équivalent d'une société secrète rock. Plongeant dans le corpus zeppelinien des neuf albums mythiques, Pacôme Thiellement propose une relecture gnostique de l'OEuvre au Noir de Jimmy Page, sorcier vite dépassé par les forces principes mises en branle par son groupe. Aujourd'hui encore, Led Zeppelin exerce une fascination sans équivalent sur la culture pop. En voici les raisons profondes...

  • Ce livre soulève le drap spectral de l'oeuvre picturale d'Amandine Urruty pour en traquer la singularité pop hantée d'un carnaval d'inspirations classiques et contemporaines. Du cinéma de Lynch et de Kubrick à la Mesnie Hellequin et au Carnaval, de Où est Charlie ? au Jardin des délices, Pacôme Thiellement décrypte et inscrit l'oeuvre sombre et fourmillante d'Amandine Urruty dans une lignée historique et géniale où s'épousent arts populaires et art majeur dans le tourbillon des nuances de gris de l'artiste.

    À travers trente-cinq reproductions, dont la plupart inédites à ce jour, ce livre invite au grand plongeon dans le foisonnement fascinant d'une oeuvre singulière et obsédante.

  • Inspiré du roman de Tom Perrotta, The Leftovers (2014-2017) est la série héritière de Lost (2004-2010) : les deux oeuvres partagent le même showrunner Damon Lindelof et peuvent être vues comme les deux faces d'un même disque. Si Lost suivait le destin de disparus après le crash d'un avion, The Leftovers se consacre à ceux qui sont restés derrière à la suite d'un événement singulier et inexpliqué : la disparition soudaine, le 14 octobre 2011, de 2% de la population humaine.
    Au sein d'un monde hanté par le doute, le mystère et l'ambiguïté, la série présentent des personnages qui pensent parfois avoir compris le sens de leur vie, à tort. Les spectateurs, eux, sont emmenés sur un très grand nombre de fausses pistes, alors que l'évidence est sous leurs yeux. The Leftovers met en scène non seulement la fin de l'humanité, mais surtout le déni des êtres humains devant l'extinction du vivant, dont ils sont eux-mêmes responsables.
    Dans notre monde en crise, The Leftovers, le troisième côté du miroir interroge la capacité de la fiction à résoudre les maux des humains et à les aider dans les combats nécessaires à venir.

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