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  • Bilqiss

    Saphia Azzeddine

    Ils l'ont déjà jugée et condamnée : Bilqiss sera lapidée. Alors pourquoi ce procès mascarade qui n'en finit pas ?
    Elle est coupable aux yeux de tous, elle ne nie pas les faits. Elle aime les poèmes, la lecture et la musique, elle aime faire la cuisine et choisir ses légumes, elle se maquille et porte de la lingerie fine sous sa burqa. Et bien d'autres choses encore que ces hommes ignorent. Elle en rajoute même lorsqu'elle a droit à la parole pour se défendre, elle blasphème et montre une liberté de pensée qu'il faut museler à jamais. Mais le juge n'arrive pas à rendre enfin le verdict. Quelque chose l'en empêche. La fantaisie de l'accusée peut-être ?
    Saphia Azzeddine signe avec ce livre l'histoire éternelle de la vie sous le règne de la loi islamique. Elle nous fait entendre des voix aussi différentes que celles de l'accusée, du juge et de cette jeune Américaine qui imagine qu'elle pourra faire bouger les mentalités parce qu'elle est occidentale. Elle souligne les paradoxes entre le livre sacré et la loi, entre l'amour impossible d'un juge islamiste et de sa condamnée.

  • Sa mère

    Saphia Azzeddine

    Marie-Adélaïde, née sous X, a la rage au ventre ; elle a un destin, mais ne sait pas encore lequel. Pas celui de caissière à La Miche Dorée. Pas non plus celui de ses rares copines, certaines connues en prison, d'autres camarades de galère et d'errance. Serait-ce celui de nounou des enfants impeccables de la Sublime ? Ou celui de retrouver sa mère coûte que coûte ? Son destin, elle va le chercher avec les moyens dont elle dispose : le culot, la parole qui frappe, l'humour cinglant, l'insoumission à son milieu, la révolte contre toutes les conventions. C'est une héroïne de notre temps.

  • Confidences à Allah

    Saphia Azzeddine

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    • 24 Avril 2019

    Jbara, petite bergère pauvre des montagnes, en veut un peu à Allah de l'avoir plantée là. Réduite au rang de servante par un père ignorant, elle se prostitue parfois pour quelques friandises. Son destin bascule le jour où une valise tombe d'un car de touristes américains.
    Itinéraire d'une jeune fille musulmane d'aujourd'hui, Confidences à Allah est une histoire crue et cependant pleine de poésie et d'humour. Arrivé au bout de son récit, le lecteur découvre que le cri de révolte de Jbara était avant tout une bouleversante prière.

  • « Il aurait voulu être un patriarche. Il n'a été qu'un bon père. Au fond de lui sommeille un petit dictateur qu'il aurait aimé nourrir pour devenir le genre d'homme que l'on craint déjà derrière la porte. Cette assurance que le pouvoir confère et qu'annonce un pas souverain avant d'entrer dans une pièce. Ceux qu'on redoute même quand ils sourient. Il aurait voulu être plus tout et moins quelque chose. Plus riche et moins pauvre en fait. ».

    Dans ce roman autobiographique, Saphia Azzeddine nous livre l'histoire de son père. Cet enfant élevé par des femmes au beau milieu de la plus grande palmeraie du Maroc, alors sous protectorat, qui débarquera jeune homme, comme beaucoup dans les années 1960, à Paris pour se faire une place. Mais il ne la trouvera jamais vraiment. Entre deux pays, deux cultures, à la fois fier et honteux, tour à tour infirmer, couturier, c'est en père au foyer qu'il sera le plus heureux et se donnera corps et âme à l'éducation de sa fille, son trésor.
    Avec beaucoup de piquant, d'émotions et d'humilité, Saphia Azzeddine retrace sa relation avec son père, ses moments de grâce, ses rébellions et ses excès.

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