• "Ma dernières séance. Marielle, Broca et Bemondo" ne ressemble à aucun autre livre sur le cinéma. Thomas Morales brouille les pistes et s'amuse avec ces trois "bornes existentielles" et "réalise" un objet littéraire détonnant.

  • Ce merveilleux petit ouvrage, condensé d'émois balnéaires et autres plaisirs paradisiaques aujourd'hui censurés, est à lire après les vacances de juillet-août. Un « after » en quelque sorte, un petit plus qu'on n'avait pas prévu - pris dans la routine des jours qui redeviennent gris et sérieux - mais auquel il sera impossible de résister. La Première gorgée de bière n'a qu'à bien se tenir. Car Un été avec Max Pécas fera bien plus que prolonger l'effet radieux de la belle saison tout juste achevée. Il ne se contentera pas d'imiter le traditionnel album-photos figé aux dates de vos derniers congés mais se transformera en distributeur d'étés à volonté : celui qui vient de passer et que vous regrettez aux premiers ciels d'octobre, celui que vous croyiez ne plus jamais revoir, l'été disparu des années 80, 70, 60 : l'été qui ne cesse de rajeunir et de vous rappeler à mille joies.
    Qui dit été, dit plage, bi(ou no)kini, apéro, barbecue, bob, slow, Tour de France, carte postale, etc.
    Des « réalités », des trésors nationaux que l'on croyait immuables, intangibles, mais qui sont en danger pour ne pas dire en voie de disparition. Depuis que les moeurs subissent une lente mais sûre glaciation idéologique hérissée d'interdictions non écrites et dictées par la grande peur (écologique, paritaire, etc.).
    Thomas Morales, mû par un devoir citoyen, apprendra au lecteur à se libérer de nouveau, dispensera quelques conseils pratiques, jouera, quand il le faut, les pédagogues, parfois les sexologues, en tout cas les sociologues, n'oubliant personne - hommes, femmes, jeunes ou vieux, modernes ou anciens - ne snobant aucune catégorie de vacanciers désireux de rejoindre l'été, le vrai, le mythique. Celui de Max Pécas (Les Branchés à Saint-Tropez, Deux Enfoirés à Saint-Tropez et surtout On se calme et on boit frais à Saint-Tropez) Leçon de désinvolture et de sensualité autant que de style, Un été chez Max Pécas se déguste au diapason d'un Michel Audiard revisité, à la fois sensible, poétique et truculent, détournant à qui mieux mieux les formules du politiquement correct pour les mettre au service des grands petits riens de l'existence.

  • Qu'est-ce qu'un homme ? Ce livre tente de répondre à cette question existentielle au travers d'objets rattachés à l'univers masculin.
    Mais pas n'importe quels objets, des produits de qualité qui existent pour certains depuis plus d'un siècle, témoignage d'un travail soigneux et d'un amour des belles choses. Ces objets sont des petits sésames pour mieux connaître et sonder l'âme masculine. A leur simple évocation, l'homme vacille. Il suffit de prononcer certains mots comme "mocassins Weston", "duffle-coat Gloverall", ou "Porsche 911" pour que son cerveau confus se mette à gamberger.
    Ces produits, basics comme disent les anglais, font toujours rêver et surtout ils résistent formidablement à la standardisation des goûts et des moeurs. Ils sont anciens et pourtant leur modernité est évidente. Ces objets n'ont pas de lien entre eux mais leur diversité donne une idée très précise de la nature des rêves masculins. L'homme s'imagine successivement rebelle insouciant, gentleman brumeux, romantique nostalgique ou play-boy aventurier, et parfois, dans une même journée, il endosse ces différentes panoplies.
    Découvrez le dressing idéal, le garage fantasmé ou la bibliothèque secrète de l'homme dans toute sa splendeur.

  • À rebours des « belles âmes » qui mettent l'automobile à la casse de nos vies, Thomas Morales refuse ce diktat d'époque. En guise de réponse, il lui offre une déclaration d'amour et célèbre le plaisir que les voitures lui procurent. Les jolies Françaises et les belles étrangères. Les sportives et les berlines. Les « vintage » et les futuristes.Dans sa symphonie mécanique, Morales nous parle de modèles disparus, de lignes à se damner, de musique de chambre (de combustion), de rêveries d'enfant, de notre roman national. L'automobile ne se résume pas à une tonne d'acier et à un moteur à explosion. Il y a de la féerie sous les capots. L'auto, c'est de l'histoire, de la culture, du mouvement, de la vitesse et de l'introspection.L'essai de Thomas Morales pétarade comme une Bugatti sortie de grange, il ne respecte rien, il file sur la bande d'arrêt d'urgence. Le temps nous est compté ? Alors il est urgent de saluer l'auto passion, l'auto nostalgie, l'auto sans laquelle notre monde serait si triste et terne.
    Journaliste passionné par les Hussards et le cinéma des années 1960/1970, auteur d'essais littéraires et créateur de Joss B., un détective privé, aux Éditions du Rocher (Les Mémoires de Joss B., 2015, et Madame est servie !, 2016), Thomas Morales a publié Mythologies automobiles (L'Éditeur, 2011) et Dictionnaire élégant de l'automobile (Rue Fromentin, 2013).

  • "Notre béguin pour les voitures fantasques, les actrices racées, les plats en gelée, l'odeur saturée des chais, les romans amers des Hussards, les films d'Audiard, le profil d'une lycéenne aperçue dans un jardin public, toutes ces choses dérisoires et essentielles qui rendaient la vie si piquante disparaîtraient. Qui se souviendrait après nous des Alfa Giulia enchantant la Riviera, du charme vénéneux de Porfirio Rubirosa, des comédies mélancoliques de Philippe de B., des larges lunettes de Monica V., des seins conquérants de Sophia L.
    Ou du sourire mauresque de Claudia C. ? Notre alphabet du coeur. Nous savourions ces derniers instants et protégions jalousement les images fugaces de nos glorieuses années comme le plus précieux des trésors. Nous ignorions tous les profanateurs de notre nostalgie qui nous encerclaient, nous enserraient." Thomas Morales ne se contente pas de nous livrer, clefs en main, le panthéon d'une très longue jeunesse, la malle aux trésors éblouissante d'où jailliraient soudain non-stop tous les livres, toutes les B.D., les émissions de télé et les films culte qui ont marqué notre imaginaire depuis les fifties jusqu'aux eighties.
    En artiste-né, c'est carrément le frisson qu'il nous donne. Quand il fait crépiter en rafales le portrait d'un monstre sacré et, crevant l'habituel décor de carton-pâte où il végète, ouvre à notre mémoire tout un horizon inattendu où les moindres gestes résonnent tout à coup si juste qu'on les croirait proches à nous toucher. Voyez ce que Thomas Morales fait de l'accent d'Arletty, des cavales de Jean-Paul Belmondo, du sexe chez Tinto Brass ou de cette satisfaction qui fait subitement ressembler l'académicien Maurice Druon à un homme de la Renaissance.
    En subtil metteur en scène qui ne néglige ni les coups de génie ni les petits riens de l'existence, Thomas Morales remet toujours tout en place et fait tourner le monde, "notre" monde !

  • L'automobile, c'est du passé ? Non, des souvenirs, nuance ! Un mode de vie et une passion partagés par des millions de personnes dans le monde depuis des décennies. Echappement libre, le dictionnaire élégant de l'automobile porte un regard à la fois érudit et accessible, documenté et personnel, passionné et nostalgique sur cet univers. Avec un mot d'ordre tout au long du livre : élégance et chic ! A comme Aston Martin ou Woody Allen ; C comme Cadillac, Jean Carmet ou le chanteur Christophe ; D comme Dauphine ou Georges Descrières ; F comme Ferrari ou Fellini ; P comme la sublime Peugeot 404 coupé ou la (moins sublime mais "divine") Papamobile. Thomas Moralès exhume des modèles méconnus, revisite des classiques, convoque des acteurs et écrivains cultes pour parler des grandes années de l'automobile.

  • La Porsche 356 de James Dean ou de Steve McQueen, La BMW 528 i dans laquelle fut tué Mesrine, les Cadillac de Franck Sinatra et du Rat pack, les DS Citroën du général de Gaulle, la Peugeot 404 dans laquelle Lino Ventura débarque de Montauban au début des Tontons flingueurs, la Méhari de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, la Lamborghini Muira, outil indispensable du séducteur italien, la Ford Mustang de Trintignant dans Un homme et une femme, jusqu à l'Estafette de Louis de Funès dans la série des Gendarmes... Ce sont ces voitures et beaucoup d'autres que Thomas Moralès évoque avec humour et nostalgie dans Mythologie automobiles. Chacun retrouvera ici une voiture qui a enchanté son enfance ou nourri ses rêves. Le texte est magnifiquement accompagné d'une dizaine de dessins originaux de l'illustrateur français José Corréa, qui a également réalisé la couverture de l'ouvrage.

  • « Un patachon dans la mondialisation », c'est un être égaré, inadapté, ne souhaitant ni convaincre, ni séduire à tout prix, juste témoigner de la beauté fugace de certaines oeuvres... » Patachon peut rimer avec passion et action... La preuve ! Cette lettre tout feu tout flamme que Thomas Morales adresse au malheureux (et misérable) écrivain qui tente sa chance : « Vous auriez été une femme, je ne dis pas, issu d'une minorité visible, encore mieux, victime d'un génocide ou, à la limite, de violences conjugales, bingo, votre cas aurait pu intéresser les masses téléphages et les annonceurs. Sur ce terreau fertile, quelques addictions (drogue, sexe, religion, etc...) auraient pu allègrement se greffer, de quoi nourrir votre personnalité, la consolider, alors là, je vous assurais les plateaux de Busnel, Hanouna et Ruquier ». Suivons notre patachon en folie... Quand il ne fait pas l'apologie quasi criminelle (susceptible de poursuites non automobiles celles-là !) de l'automobile - Ecrire ou conduite, il faut choisir - en nous citant l'exemple de Paul Morand, frappé d'addiction automobile pour le meilleur ( de son talent), c'est au cinéma X - La Haie d'honneur - que va sa nostalgie d'une certaine fraicheur dans l'âme, « Un cri d'amour surtout pour cet autre cinéma, sorte d'itinéraire bis, flirtant avec les limites de la loi et parfois celles du bon goût, réalisé avec très peu de moyens et dégagé de toutes valeurs bourgeoises, qui déshabillait les femmes et en disait finalement long sur ces années 70/80.
    (...) C'était bien avant l'arrivée de la VHS et du virus du Sida. (...) On ne parlait pas d'industrie du sexe, de viagra, de chirurgie plastique et d'artifices pour soutenir notamment la courbe des ventes. Un cinéma pratiqué entre copains consentants, 100 % d'origine naturelle, où la fesse s'ébattait librement dans le champ de la caméra. » D'ailleurs c'est sa haine du marketing qui anime notre patachon comme en témoigne son commentaire haut en couleurs sur le marathon saisonnier des auteurs de la rentrée - « Pour un passage à la télé, certains sont mêmes prêts à se mettre à nu, voire à dénoncer la pauvreté, le cancer et la pollution. » Comment se consoler dans ses conditions sinon par la contemplation émue des territoires perdus ? À commencer par les bistrots, « derniers refuges avant l'inventaire, [qui] permettaient d'étancher sa soif et ses peines», la poésie d'une banlieue encore champêtre, sans barres d' HLM à perte de vue, les rapports hommes-femmes qui devaient encore tout au hasard amoureux et non à la défense des droits de l' « homme » ... Ce savoir-vivre d'antan s'applique même au chroniqueur mondain qui « n'était pas encore le ramasse-crottes des « pipoles » à la botte de quelques maquignons. (...) Ce dandy des salles de rédaction pouvait parler chiffon avec un premier ministre, mécanique avec une call-girl et politique étrangère avec sa concierge. Rien à voir avec l'archétype du journaliste formaté et tout juste sevré. » Parmi d'autres coups de gueule, on ne résistera pas à : « Place à Javel-sur- Saine ! La propreté, cette nouvelle maladie des classes dirigeantes, a sorti les pauvres en dehors du périphérique. » Voilà ! Maintenant que vous connaissez l'état d'esprit de notre patachon, à vous de découvrir les précieuses pièces à conviction - les oeuvres !- et les innombrables témoins à charge nommés Doisneau, Boudard, Audiard, Simonin, Nucéra, Brassens , Aymé et tant, tant d'autres...

  • « Le chroniqueur écrit pour lui, pour se regarder dans la glace sans rougir, pour le beau geste de ne pas avoir trahi une pensée, pour se sentir vivant dans une époque rance. Peu importe qu'il soit lu par dix ou dix mille personnes, il aura essayé de servir la littérature, le cinéma ou les arts en général, en quelques lignes. Le chroniqueur condense l'actualité du moment, sans la résumer. Il met ses mots dans la peau des autres. Quand une oeuvre l'a touché, il a le devoir, en retour, de la cajoler, de la faire briller et de ne pas décevoir son auteur. Il a lu, il a aimé, à lui la tâche difficile et excitante d'éclairer un talent. Dans ce recueil, j'ai réuni quelques fragments de 2017, un millésime cruel avec la disparition de Claude Rich, Jean Rochefort ou Johnny Hallyday, de belles reparutions dans des maisons courageuses et son lot de polémiques minables et d'emballements risibles. ... » Avec sa verve, son bagout, son art du portrait et des atmosphères, sa connaissance des moeurs, Thomas Morales fera faire au lecteur, une fois de plus, d'inoubliables rencontres. On aura ses entrées partout grâce à lui : cinéma, chanson, littérature, politique...et à toute époque !
    Pour s'en convaincre, et en guise de mise en bouche, savourons un extrait de son hommage à Jean d'O :
    « Nous sommes probablement quelques-uns à avoir aimé Jean d'O pour d'autres raisons que purement littéraires. Il fallait le voir circuler, au volant de son cabriolet Mercedes SL, dans les rues étroites de la Rive gauche. Quel spectacle ! Le teint halé, la cravate en tricot légèrement desserrée sur une chemise en oxford, le sourire avenant et le brio de la Grande Vie. . »

  • Récemment élu meilleur stripteaseur, Kyle est enfin décidé à sortir du milieu de la nuit pour une vie plus stable, pour le plus grand plaisir de sa copine. Mais c'était sans compter sur une nouvelle proposition qui s'offre à lui : travailler dans le futur plus gros club de striptease au monde. Le choix de Kyle s'orientera-t-il vers son avenir personnel ou professionnel ? Arrivera-t-il encore longtemps à concilier sa carrière et sa relation amoureuse ?

  • Madame est servie !

    Thomas Morales

    • Rocher
    • 3 Mars 2016

    La télévision perd son sang-froid, c'est la panique sur les plateaux ! Une jeune étoile montante du petit écran vient d'être sauvagement assassinée. Et quand l'image se brouille, il n'existe qu'un professionnel pour démasquer les faux-semblants : c'est Joss Beaumont.

    Le détective privé, flegmatique et nostalgique, reprend du service dans cette nouvelle enquête. Au volant de son break usé, il fouine partout à la recherche d'indices, se trompant souvent mais n'abandonnant jamais. Amours impossibles, ambition, jalousie... Dans ce road-movie décalé, au parfum des années soixante-dix, les sentiments se bousculent. Aidé par ses fidèles Merlin et Tabourin, secondé par la fantasque Samira, Joss B. découvre un monde où la lumière des projecteurs aveugle. Meurtre, complot et suicide en prime time : la notoriété aurait-elle le prix du sang ?

  • Ancien journaliste, Joss B est devenu détective privé presque par hasard, par romantisme et nostalgie. Lui qui n'aime que les longues voitures américaines et les rôles flamboyants du cinéma français d'après-guerre, n'a ni le courage ni la détermination nécessaires pour mener à bien ses enquêtes. Et pourtant... Sans course-poursuite ni fusillade, ce quinquagénaire au charme suranné arrive toujours à ses fins.
    Dans ces mémoires en deux actes, Joss B va croiser la route, parsemée de morts, de toute une galerie de personnages aussi fantasques qu'intrigants : un homme d'affaires hispanique, une ambitieuse call-girl, un brocanteur des bords de mer mais aussi une troublante voyante, une assistante berbère au franc-parler, une douce avocate et un cercle secret de personnalités peu recommandables... Un hymne à la variété française, à Belmondo, aux dialogues d'Audiard, à la presse d'antan, qui n'oublie pas l'amour ni les amitiés indéfectibles.

  • Break Volvo 240

    Thomas Moralès

    • Etai
    • 14 Mars 2009

    Il y a des constructeurs connus dans le monde entier pour leurs décapotables, leurs citadines ou encore leurs limousines. Mais dès que l'on évoque la carrosserie "break", Volvo s'impose comme la référence absolue du secteur. La série 240/260 construite entre 1974 et 1993 incarne par son incroyable longévité une exception dans la production automobile moderne. Les breaks 240 sont des voitures pratiques, sûres, confortables, familiales mais surtout très attachantes. Ils furent pendant 19 ans des modèles en matière de sécurité active et passive offrant une protection optimale à leurs occupants en cas de choc. Plébiscités sur le marché américain, déclinés en berlines et en coupés, les 240 sont des machines robustes faites pour défier le temps et les modes.

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