• Cet ouvrage, devenu un classique, se présente comme l'introduction au vaste courant que l'on peut appeler la « nouvelle communication », dominant dans le paysage des sciences sociales anglo-saxonnes : la communication n'y est plus définie comme une simple affaire à deux, mais comme un système circulaire, un orchestre dont chacun fait partie et où tout le monde joue en suivant une partition invisible.
    Une ample introduction est ici suivie d'un choix de textes fondamentaux et d'entretiens.

  • Nombreux sont ceux qui font des gammes sur la communication : sur ce qu'elle est, sur ce qu'elle n'est pas, etc.
    Mais beaucoup plus rares sont ceux qui, une fois la construction théorique mise au point, descendent sur le terrain de la vie en société et observent la communication à l'oeuvre, en acte, in situ. le pari d'une anthropologie de la communication est précisément celui-là : apprendre à voir la communication dans les paroles, les gestes, les regards de la vie quotidienne. parce qu'une approche anthropologique de la communication, c'est avant tout un regard à la fois entomologique et empathique sur la curieuse société des humains.

  • De pseudo-sciences comme la PNL ou la lecture des expressions du visage, des pratiques instrumentales telles que les relations publiques ou la presse d'entreprise: voilà à quelles portions incongrues les études en communication pourraient se trouver réduites si les réformes en cours du paysage universitaire ne rencontrent pas de forces de résistance. Toutes les universités d'Europe planchent actuellement sur la mise en application de la Déclaration de Bologne : insertion des programmes dans le système LMD (ou 3/5/8), conversion des cours en ECTS, etc. Derrière ces sigles se cache une stratégie de privatisation des universités, tenues de devenir des entreprises livrées aux lois du marché. En s'appuyant sur deux exemples américains de formation mercantilisée et sur l'histoire institutionnelle des études en communication, Yves Winkin indique une voie alternative, tout en restant réaliste : la formation universitaire en communication est en bonne voie, hélas, de devenir une marchandise comme les autres.

  • En apparence, tout va bien : il n'y a jamais eu autant de musées en France et jamais autant de monde dans les musées. Mais quelques musées, comme le Louvre, ne cachent-ils pas la forêt?? Une forêt de musées qui vivent encore au XXe, sinon au XIXe siècle. À travers 12 idées de rituels à instaurer, l'auteur invite à repenser le rôle des musées dans notre société, pour les réconcilier avec le politique et l'écologie, avec le siècle qui avance sans les attendre.

  • Le XXIe siècle connaît un véritable renouveau de la marche urbaine. Partout dans le monde, à des rythmes différenciés, la question de la marche revient, véritable lame de fond sociétale, sur le front des politiques urbaines. Derrière la remise en question de nos mobilités, pointent les interrogations liées à la cohésion sociale, la santé et le bien-être, la durabilité, bref, l'urbanité au sens plein du terme : comment cohabiter, comment partager l'espace, comment synchroniser nos activités, comment faire in fine pour vivre ensemble ? Ce livre, abondamment illustré d'exemples en Europe et à l'étranger, vous invite, élu, technicien, concepteur... à porter un autre regard sur votre ville, ses rues, ses places, ses parcs, son réseau de transports, ses interfaces. Est-ce une ville hospitalière pour la marche ? Comment offrir les meilleures conditions pour qu'elle puisse le devenir ? Puisez votre inspiration dans cette boîte à outils. Volontairement, elle se veut un bric-à-brac de toutes sortes de matériaux, parfois grands, parfois petits, parfois étranges, parfois amusants, voire loufoques, souvent inattendus, où chacun trouvera, c'est le cas de le dire, chaussure à son pied. Car toutes les villes sont différentes, et les situations de marche y sont aussi singulières que les marcheurs. Il ne s'agit donc pas de copier telle ou telle démarche, mais de l'adapter au contexte pour que l'interprétation qui en résulte soit vivante et évolue organiquement avec la cité. La condition première de marchabilité que toute ville doit viser est simplement celle de donner envie... Quant à marcher, cela vient finalement tout naturellement aux bipèdes que nous sommes !

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