• Une trentaine de contes par la spécialiste et traductrice reconnue de la littérature persane, délicatement illustré de miniatures orientales.

    Les Contes des sages perses réunissent des anecdotes et récits spirituels inspirés des oeuvres de poètes qui furent aussi des mystiques ou des sages reconnus de leur temps. Ces oeuvres ont contribué à forger l'imaginaire des persans. Ces récits sont souvent devenus des récits populaires et des sources d'inspiration aussi bien pour les lettrés que pour les populations moins érudites. Ils proposent, par l'art de la parabole, un chemin de sagesse et de dépassement de soi. Ils mettent en lumière les faiblesses humaines et le moyen de les combattre, par l'exemple, l'effort ou le rire. Ils invitent à réfléchir sur la condition humaine et au destin de l'âme dans ce monde et dans l'autre. Malgré les siècles écoulés, ils ont gardé leur force et leur fraîcheur ainsi que leur pouvoir de persuasion.

  • "C'est ici la demeure du seigneur Sindbad, qui a parcouru toutes les mers que le soleil éclaire." Alors que le pauvre Hindbad se plaint à Allah des injustices d'un monde qui permet aux riches de vivre avec largesse tandis qu'il doit travailler d'arrache-pied pour nourrir sa famille, le seigneur du palais au pied duquel il se repose l'entend. Il s'agit du riche Sindbad, dont la fortune est légendaire.
    Il invite Hindbad à sa table et lui conte les mille aventures qui ont fait sa richesse. Combien de dangers, de tempêtes et de monstres a-t-il su braver ? Combien de terres inconnues a-t-il parcourues ? C'est ce que découvre le lecteur, émerveillé par le récit de ces péripéties extraordinaires. Objet d'étude : Récits d'aventures ; Dossier pédagogique spécial nouveaux programmes ; Prolongement : Lecture comparative d'images.
    Classe de sixième.

  • Ce recueil de contes irrévérencieux, oeuvre d'un des plus grands prosateurs de langue arabe, nous introduit par une porte dérobée dans l'univers des intentions cachées, des ruses ourdies dans l'ombre, des apparences masquées que le « malin » s'ingénie à déjouer en mettant à nu la suffisance des gens en place, l'hypocrisie des dévots qui campent à tous les étages du labyrinthe social.

    Ce malin se nomme Abou-Zayd chez qui le goût de la crapule et du travestissement est poussé à si haut degré qu'il semble incarner à lui seul toute la canaille de Bagdad et d'ailleurs.

    Ce livre vaut toujours d'être lu, d'autant qu'il nous permet de découvrir, avec un étonnement émerveillé, un visage insoupçonné de l'islam, lequel professait alors à l'ombre des minarets une philosophie amie de la beauté et des plus douces des libertés.

  • Après le succès des Contes de Perrault illustrés par Doré, des Contes du Nord illustrés par Kay Nielsen, des Contes d'Andersen illustrés par Edmund Dulac, des Contes de Grimm illustrés par Arthur Rackham et des Plus beaux contes de notre enfance choisis et présentés par Boris Cyrulnik, les Voyages de Sindbad le marin et autres contes des Mille et une nuits illustrés par Edmund Dulac explorent l'univers des contes merveilleux d'origine arabe, persane et indienne (IXe siècle).

    A la suite de Sindbad ou d'Aladin, le lecteur est entraîné dans des aventures qui plongent le lecteur au coeur d'un Orient captivant et haut en couleur. Ce que nous disent aussi, en filigrane, ces récits de voyages et d'aventures, c'est l'importance des histoires. Ainsi se souvient-on que les Contes des Mille et une nuits, récités chaque nuit sans relâche, permettent à Shéhérazade, la fille du vizir, d'avoir la vie sauve...

    Dans cet ouvrage inspiré d'une édition « de luxe » de 1919 conservé à la réserve des Livres rares de la BnF, les contes sont servis par l'oeuvre magistrale de l'artiste Edmund Dulac (1882-1953), dont les illustrations inspirées des miniatures islamiques et indiennes, mais aussi de l'art tibétain et japonais, contribuent à magnifier l'univers orientalisant dans lequel ils se déploient.

  • Ce recueil de contes - qui date de la première moitié du xvii e  siècle - puise aux mêmes sources que les Mille et Une Nuits. L'auteur a rassemblé en un volume tous les récits extraordinaires que l'imagination arabe colportait depuis des siècles.
    Le lecteur se trouve transporté dans les rues du Caire ou de Bagdad où le prodige est monnaie courante. En effet, pour Qalyoûbî, comme pour tous les grands prosateurs arabes, la vraie merveille n'est-elle pas simplement d'exister sous le soleil, dans un monde où, pour peu qu'on veuille s'abandonner au courant de la vie, tout peut arriver ?
    Avec les Histoires étranges et merveilleuses, on se retrouve en présence d'un des représentants majeurs de ce courant immémorial, venu du plus lointain Orient, qui conjugue, pour le plus grand bonheur du lecteur, à la fois divertissement et enseignement.

  • Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible des contes populaires libanais. Le présent ouvrage rassemble trente de ces contes, des histoires de femmes, racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes. On y retrouve la faconde des conteurs, la sagesse féminine, et de l'humour à toutes les pages...

  • Les mille et une nuits

    Collectif

    L'édition intégrale des Mille et Une Nuits pour la première fois en livre audio !

    Rusant pour échapper à son exécution, la belle Chahrazade entame un récit qui durera mille et une nuits : aventure, humour, poésie, cruauté et sagesse composent ces histoires empruntes d'une fascinante atmosphère propres aux contes orientaux, qui ont marqué l'imaginaire collectif depuis des siècles. Un vrai voyage littéraire à la rencontre du monde arabe du XIIIe siècle, un monde où les princesses et les khalifes côtoient les djinns et les voleurs, où la passion parle haut et où la magie fait corps avec le quotidien.

    Cette traduction de René R. Khawam, établie à partir des manuscrits originaux des XIIIe et XIVe siècles qu'il a étudiés pendant près de 40 ans, est une des seules au monde à être rigoureusement fidèle au texte arabe et à en restituer pleinement les vertus natives : impertinence, âpreté visionnaire, voluptueuse crudité.

  • "Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisait claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle, de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l'expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coquetterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l'exiguïté des organes des Chinoises à l'ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l'Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances...
    Extrait de la 679e nuit.

  • Merveilleux, facétieux ou animaliers, ces contes sont extraits d'un vaste corpus provenant de différents recueils collectés dans la tradition orale palestinienne.

    Le lecteur reconnaîtra dans certains récits une parenté avec des contes célèbres du répertoire international, d'autres textes l'étonneront par leur originalité de ton ou de motif - tous sont le fruit d'un métissage millénaire, une alchimie que seul un pays comme la palestine, oú se sont succédé et croisés tant de peuples, de religions et de cultures, pouvait nous offrir.

  • Les Mille et Une Nuits ont été traduites une première fois par Antoine Galland, à l'époque de Louis XIV. Il en est résulté un chef-d'oeuvre de la littérature française classique, une "belle infidèle" , aussi éloignée de l'original que le Shakespeare de Letourneux ou le Milton de Chateaubriand.
    À la fin du XIXe siècle toutefois, les exigences littéraires étaient différentes. Le symbolisme et la littérature décadente avaient aiguisé le regard des lecteurs et sensibilisé le public aux raffinements et aux nuanes de la poésie arabe. Ainsi, le Dr Mardrus a donné une nouvelle version de ces contes merveilleurs, jamais égalée à ce jour.

  • Voici des histoires extraites du Masnavi que Rûmi, le grand poète persan sou , dicta à ses disciples il y a plus de sept cents ans. Aujourd'hui encore, son enseignement nous touche au plus profond de notre qualité humaine.
    Perroquets, souris, ours et lions animent ces plaisantes paraboles qui croquent avec humour nos joies, nos efforts, nos ruses ou nos orgueils.
    À savourer malicieusement pour grandir en sagesse.

  • Désespéré de ne pas avoir d'héritier pour lui succé- der, un sultan turc quitte son palais pour se retirer des affaires du monde. Peu de temps après, il fait la connaissance de quatre derviches, trois princes et un riche marchand, en route pour la Turquie, guidés par une force surnaturelle qui avait prophétisé leur rencontre. Les cinq hommes vont alors passer toute une nuit à se raconter des histoires plus étonnantes les unes que les autres : histoires d'amour perdu ;
    Histoires nous conduisant dans les contrées les plus lointaines et fantastiques ; histoires pleines de féeries et de créatures étonnantes dans lesquelles les djinns jouent un rôle essentiel ; histoires qui nous mènent dans les jardins les plus luxuriants et merveilleux ;
    Histoires prenant pour cadre les fêtes les plus somp- tueuses...
    Élaborées au XIV e siècle, ces aventures ont été pro- fondément remaniées en ourdou (langue de l'Inde musulmane et du Pakistan) en 1803 par un érudit du nom de Mir Amman.
    Ce livre est aujourd'hui l'un des plus importants héritiers de l'univers des contes fantastiques orien- taux. Peut-être même est-ce là le premier témoignage d'un genre littéraire aujourd'hui en vogue : la fantasy.

  • Robinson de Guadix

    Jean-Baptiste Brenet

    • Verdier
    • 27 Février 2020

    Écrit en arabe au XIIe siècle par le penseur andalou Ibn Tufayl, Vivant fils d'Éveillé (Hayy ibn Yaqzan) est un chef-d'oeuvre de la philosophie.
    L'épître dévoile sous la forme d'un conte les secrets de la « sagesse orientale ». Traduite en latin en 1671, elle connaîtra un immense succès dans l'Europe des lettres. Jean-Baptiste Brenet en propose ici une adaptation qui recompose le récit et donne la parole au personnage principal.
    Voici l'histoire d'un homme sur une île déserte, élevé sans père ni mère, qui découvre par sa raison seule la vérité de l'univers entier, puis qui rencontre un autre homme, religieux, mais sagace, venu d'une terre voisine. « Sorte de Robinson psychologique », écrivait Ernest Renan à propos du livre. Son premier auteur, Ibn Tufayl, est né à Guadix.

  • De la Kabylie à la Syrie, en passant par la Palestine, un puissant récit circule de pays en pays. Celui d'un roi trop épris d'amour, d'un peuple terrorisé, d'une femme dévorante et d'un enfant sorti du ventre de la terre.
    - Oh roi, c'est moi : le moustique. Pas n'importe lequel, puisque je parle. J'ai un marché à te proposer: je sors de ton nez, si tu divorces de tes sept femmes, et si tu te maries avec moi.
    - Me marier avec un moustique ? Jamais !
    Une histoire monstrueusement forte, pour oser s'exprimer dans un monde sous petites ou grandes dictatures, et prendre le risque de grandir.

  • Neh Manzer, que l'on peut traduire par Les Neuf Pavillons, fut composé entre les XVe et XVIe siècles et fut porté à la connaissance des lecteurs français en 1808 grâce à la traduction du baron Daniel Lescallier.
    Ce livre, qui rassemble neuf historiettes, prend pour point de départ un argument similaire aux Mille et Une Nuits, à savoir, une condamnation à mort différée de jour en jour grâce à une série de contes. L'imminence de la mort est donc l'élément déclencheur de la création, sauf que, dans l'histoire qui nous intéresse, ni la vie de la conteuse n'est menacée ni même sa condition de première reine. Ce qu'elle entend sauver par ses histoires est la vie de son père contre lequel le roi a de grands griefs : « Vous savez que votre père a fait périr ma mère ; d'après la loi du talion il a mérité la mort, et je ne puis me dispenser de lui faire subir cette juste loi. »

  • La « Science des femmes et de l'amour » dont il s'agit ici trouve son origine dans les contes que les femmes du Maghreb aiment à raconter entre elles. Elle est, pour l'essentiel, puisée à la source des contes populaires d'Algérie, et plus précisément dans le corpus parti- culier des contes réservés aux adultes. Y sont mis en scène des maris ivres de jalousie et immanquablement trompés, des amantes amou- reuses, des épouses naïves... le tout, orchestré par une gent féminine rouée comme il se doit !
    Le beau prince de ces contes, sorte de Shahrazade au masculin, est lancé dans une série d'aventures et de découvertes étonnantes. Il parcourt de lointaines contrées, livré aux facéties de l'amour et du hasard. Chacune de ses rencontres est une promesse, mais aucune ne lui livre l'absolu du « secret des alcôves ». ..
    Emporté par un tourbillon d'histoires aux senteurs orientales, le prince finira-t-il par découvrir la science des femmes ? Laquelle de ces belles lui fournira la clé du savoir ultime qui lui permettra d'accéder au royaume de ses ancêtres ?

  • Taos Amrouche a recueilli, réuni et traduit des contes, poèmes et proverbes kabyles qui ont enchanté et marqué son enfance. Dans ces récits, dont la version fixée ici est celle de sa mère Marguerite Fadma Aït Mansour, le réalisme le plus cru et l'humour y côtoient le fantastique et le merveilleux. « Si un poème, un proverbe, grâce à leur forme arrêtée, peuvent être transmis par n'importe qui, en revanche [...], le choix du conteur est primordial dès qu'il s'agit d'une histoire : c'est la beauté, la composition et l'authenticité mêmes du récit qui sont en jeu, une légende pouvant être appauvrie ou enrichie selon la personne qui perpétue la tradition, une légende étant l'oeuvre d'une chaîne ininterrompue de conteurs à travers le temps », écrit Taos Amrouche, qui a restitué avec passion, dans cette anthologie, une poésie, un patrimoine, une civilisation, ceux du monde kabyle.



  • Parce que le roi a perdu une fille de quinze ans chère à son coeur, un aveugle entreprend, pour le consoler, de lui rappeler à quel point les femmes sont séductrices et perfides.
    Il lui raconte l'histoire de 'Arûs al-'Arâis, la plus gracieuse jeune femme que le monde ait portée, dont le destin est de causer le malheur autour d'elle par sa fourberie, sa ruse et sa vilenie. Nul homme ne peut l'approcher sans être frappé d'un désir dévorant, qu'elle l'invite volontiers à satisfaire, mais la plupart périssent ensuite, victimes de la soif de pouvoir et de liberté de la Belle... En 1933, H.
    Ritter découvrait à Istanbul un manuscrit de contes intitulé Livre des histoires étonnantes et des anecdotes surprenantes ne faisant pas partie des recensions des Mille et Une Nuits, à l'exception de quatre textes. Les deux recueils semblent bel et bien issus du même atelier de fabrication : même public visé, même registre de langue, même matériau composite mêlant cultures indienne, arabe et persane.
    Le manuscrit annonce quarante-deux contes, dont seulement dix-huit sont conservés, mais même ainsi tronqué il est exceptionnel par sa valeur documentaire, littéraire et linguistique, et par son ancienneté (XIIIe-XIVe siècles). Inédit en français, ce long conte est saisissant d'audace, de sensualité et de cruauté.

  • Toutes ces histoires, recueillies récemment dans le Sud marocain, donnent une image du monde assez cohérente, poétique et ludique, perpétuée pendant des siècles par la tradition orale qui n'est pas près de disparaître. L'inspiration islamique marque par son empreinte l'univers merveilleux où les oiseaux dissertent à volonté sur l'amour et la fidélité autour d'une fontaine dans un jardin parfumé.
    On apprend aussi que l'amour et la folie sont inséparables parce que, lors d'une querelle, Folie rendit Amour aveugle, et le juge condamna Foie à guider éternellement Amour.
    Ce volume joue beaucoup sur les relations texte/image : les illustrations originales représentent la transcription calligraphique de contes qui forme un dessin évocateur. Réalisées par un artiste marocain, elles égayent ces histoires parfois amusantes, parfois tristes, mais toujours pleines d'humour.
    Les contes ont été enregistrés et présentés par Najima THAY THAY, Najima THAY THAY, professeur des universités et ex-secrétaire d'État chargée de la lutte contre l'analphabétisme, a publié chez l'Harmattan Au pays des ogres et des horreurs.
    La première édition, chaleureusement accueillie par la critique et les lecteurs, est épuisée depuis plusieurs années.

  • La fontaine à Bagdad

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    • Orients
    • 19 Octobre 2015

    Au VIIIème siècle Ibn al-Muqaffa traduit en arabe le Pantchatantra, immense succès d'Inde. Repris sous le titre de Kalila et Dimna, ces contes animaliers sans morale énoncée doivent rendre sage les rois. Neuf siècles plus tard La Fontaine dira leur devoir une grande partie de son inspiration.

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