Flammarion

  • « Le petit chat est mort. Les mots sont une détonation. Les choisir pour l'annoncer aux enfants n'a pas été chose facile, alors je me suis résigné à faire simple, cinq mots et un point final. Court, cruel, monstrueux. » Des petites choses et des plus grandes pour mieux vivre sous les orages à la saison des hécatombes.

  • Leur couple est une légende, leur biographie une épopée. Pourtant, rien ne prédestinait cette fille d'un soldat de la Wehrmacht et ce fils d'un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de « chasseurs de nazis » que l'on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien entre une jeune fille au pair allemande et un étudiant de Sciences Po. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné pour empêcher d'anciens nazis d'accéder à des postes à haute responsabilité. Sa méthode : le coup d'éclat permanent. Elle traite ainsi de nazi le chancelier Kurt Georg Kiesinger en plein parlement, puis le gifle en public lors d'un meeting à Berlin, geste qui lui vaut de devenir le symbole de la jeune génération allemande. Leur combat les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et ont un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations - notamment lors de leur tentative d'enlèvement de Kurt Lischka, ancien responsable de la Gestapo - ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé jusqu'à aujourd'hui.
    Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.

  • " Il y a quelques années, j'ai quitté un métier qui ne me rendait pas heureuse et je suis devenue accueillante familiale pour personnes âgées. Cela consiste à vivre avec deux ou trois pensionnaires au sein de ma famille, dans ma propre maison. Il s'agit d'une alternative aux EHPAD encore méconnue. L'expression "accueillante familiale" le dit bien : dedans, il y a le mot "famille", c'est-à-dire des sentiments, du réconfort, de la chaleur humaine, bien au-delà des simples services.
    J'exerce le plus beau métier du monde. Je n'aurais jamais cru pouvoir appeler "travail" des gestes quotidiens qui me sont si naturels. Bien sûr, je donne, mais je reçois tellement ! Certes, mon quotidien n'est pas qu'un chemin semé de roses, on vit parfois des moments compliqués, voire des deuils, mais chaque jour, je me lève avec le sourire, parce que je vais donner du bonheur à mes pensionnaires.
    Mon expérience m'a prouvé qu'on peut rester heureux jusqu'au bout, peu importe son âge. " Dans ce témoignage, Séverine Bellier raconte avec émotion, humour et générosité, son quotidien haut en couleur au service de nos aînés. Un vent d'espoir et de gaieté sur un sujet qui nous concerne tous.

  • Peut-on être croyant et exercer son esprit critique sur le livre sacré de l'islam ? L'homme et le penseur auquel cette biographie est consacrée est l'une des plus belles intelligences que le monde musulman a produite. Né en 980 à Afshana (aujourd'hui en Ouzbékistan), Avicenne, de son vrai nom Ibn Sînâ, ne fut pas seulement le médecin dont l'enseignement a traversé les siècles, mais un philosophe engagé, curieux de tous les savoirs, en particulier des grands penseurs grecs.
    Son oeuvre ne fut pas un vain mot. Pour lui, la philosophie islamique, à laquelle il donna une armature théorique, était un enjeu historique : trois siècles après la mort du Prophète, il s'agissait d'enraciner la raison et la logique en islam, de donner les moyens au croyant de résister au rigorisme des théologiens et autres docteurs de la loi. Cette histoire raconte ainsi l'impérieux combat qu'Avicenne mena pour réformer l'islam au tournant du XIe siècle.
    Sans faire école, il a eu de nombreux disciples, mais son athéisme supposé, plus sûrement révolutionnaire que la pensée païenne selon ses détracteurs, aura durablement discrédité cette belle odyssée intellectuelle.

  • Étudiant à Normale sup, Jacob a négocié avec son école une année de césure pour expérimenter neuf mois de " vie sauvage ", loin des hommes et du monde. Une parenthèse au milieu de nulle part et en quasi-autosuffisance dans les Pyrénées, sur le plateau de Beille, à 1 700 mètres d'altitude, où le maire du village a mis à sa disposition une cabane à rénover. En racontant cette échappée sauvage, il veut montrer que l'on peut vivre en autonomie presque complète, se débrouiller avec peu de chose, en prenant juste ce que la nature nous offre. Assorti de conseils pratiques et d'explications scientifiques, accompagné de croquis et de dessins de l'auteur, le journal de Jacob donne des clés à qui serait tenté par une expérience en pleine nature.

  • Pour la première fois, une légende de la science - l'astrophysicien Stephen Hawking - se confie et raconte l'extraordinaire aventure de sa vie. La portée de son oeuvre scientifique est connue, grâce au succès planétaire d'Une brève histoire du temps. En revanche, l'itinéraire de cet esprit unique reste encore mystérieux, occulté par la maladie neuro-dégénérative qui meurtrit son corps depuis 50 ans.
    L'éducation qu'il reçut favorisa-t-elle l'éclosion de son génie ? Quelle fut sa formation intellectuelle dans l'Angleterre d'après-guerre, d'Oxford à Cambridge où il occupa longtemps la chaire de mathématiques ? Où a-t-il puisé la force de mener une recherche d'excellence, d'aimer deux femmes avec passion et d'élever ses trois enfants alors que la maladie continuait de frapper inexorablement ?
    /> Teinté d'une pudeur sensible et d'un humour corrosif, ce livre constitue avant tout un message d'espoir, une leçon de vie d'une grande puissance émotionnelle. S'il fascinera ceux que l'origine de l'Univers, les trous noirs ou les voyages dans le temps passionnent, il touchera tous les lecteurs désireux de faire un bout de chemin avec un être d'exception.

  • « Dites-leur que j'ai eu une vie merveilleuse. » C'est sur ces mots apaisés que s'éteint le philosophe Ludwig Wittgenstein à Cambridge. La destinée de celui qui fut l'un des penseurs les plus originaux du XXe siècle fut pourtant traversée de doutes et de combats perpétuels.
    Il naît à Vienne en 1889, dernier des huit enfants d'une famille richissime. Le père, industriel de grande envergure, et la mère, musicienne d'exception, reçoivent chez eux Brahms, Mahler ou Klimt, et dispensent à leurs rejetons une éducation élitiste, fondée sur le culte de l'excellence.
    Quant à Ludwig, le questionnement philosophique devient vite la grande affaire de sa vie : ce seront la rencontre avec Bertrand Russell, la découverte de la logique et la rédaction du Tractatus logico-philosophicus ; ce seront également des choix radicaux. En 1914, il s'engage sous les drapeaux austro-hongrois, connaît l'emprisonnement et découvre la foi chrétienne. Au sortir de la guerre, il renonce à la philosophie et devient instituteur, puis jardinier ; il envisage même un temps d'être moine... Avant de renouer avec ses premières recherches durant ses dernières années.
    Au terme d'une enquête précise, Ray Monk réussit ici le tour de force d'éclairer les contradictions et les zones d'ombre du personnage, sans sacrifier jamais la profondeur de sa philosophie.

  • L'auteur s'interroge sur la manière dont le jeune provincial William Shakespeare, sans réseau personnel ni éducation, a pu venir à Londres vers les années 1580 et devenir en peu de temps le plus grand dramaturge de son siècle. Mention spéciale (prix Pierre-François Caillé de la traduction 2015) décerné à M.-A. de Béru.

  • Nasser - archives secretes

    Nasser Hoda

    En vidant la maison familiale de Manchiyat el-Bakri, au Caire, Hoda Nasser a retrouvé les archives de son père, auxquelles personne n'avait touché depuis sa mort brutale, le 28 septembre 1970. Entremêlant ses souvenirs à ces documents, elle raconte l'étonnant destin de l'enfant des bas quartiers d' Alexandrie qui devint, en 1956, le président d'une Égypte libérée après soixante-dix ans de domination britannique. Chemin faisant, Hoda Nasser plonge le lecteur dans les coulisses de la grande Histoire vues par l'un des leaders majeurs du tiers-monde et du non-alignement, porteur d'un projet de libération des peuples qui rencontrait alors un immense écho à travers la planète.
    Les notes, les brouillons et les carnets de Nasser sont comme les instantanés d'une vie politique. Sous sa plume, on côtoie les personnalités de l'époque, notamment américaines et soviétiques ; on entrevoit les intrigues qui se jouent, comme les arcanes de la question yéménite, dans laquelle l'Arabie saoudite était déjà impliquée, ou la précarité du Koweït, que l'Irak tentait d'absorber dès cette époque. On perçoit, en outre, les espoirs de Nasser pour les Palestiniens, mais ses inquiétudes à leur sujet sont à la mesure du traumatisme qu'a constitué pour lui l'agression franco-angloisraélienne de 1956. Enfin, en annexe, on découvrira son Journal de guerre en Palestine, en 1948. Inédit, ce texte sans caractère officiel se révèle d'autant plus précieux que Nasser s'y exprime librement.

  • Du tsar Alexandre Ier, son éternel rival, Napoléon en exil disait : « Il peut aller loin. Si je meurs ici, ce sera mon véritable héritier en Europe. » Napoléon est bien mort à Sainte-Hélène, en 1821 ; mais Alexandre le suivit dans la tombe dès 1825, à l'âge de quarante-huit ans. Et sa disparition brutale, survenue dans des circonstances troublantes, ajouta encore au mystère de celui que ses contemporains appelaient le « sphinx ».
    S'appuyant sur des archives jusque-là négligées et sur des documents inédits, cette biographie éclaire d'une lumière nouvelle le destin complexe d'Alexandre. Elle peint l'enfance du grandduc, couvée et régie par sa grandmère, Catherine II ; elle décrit son accession brutale au trône en 1801, à l'âge de vingt-trois ans ; les débuts brillants de son règne ; et surtout son duel avec Napoléon, qui culmine avec l'invasion de la Russie par la Grande Armée et l'incendie de Moscou en 1812. Sur l'échiquier titanesque qu'est alors l'Europe, le jeune tsar devient une pièce centrale.
    La gloire, pourtant, Alexandre en est las : à mesure que les années passent, son salut le préoccupe toujours plus. Une obsession qui prend d'étranges chemins, puisqu'il envoie à Rome, peu de temps avant de mourir, un émissaire secret au pape Léon XII. L'enquête de sa biographe montre que la tentation catholique a bien effleuré le tsar Alexandre... Est-il vraiment mort, d'ailleurs, en 1825 ? Le doute subsiste...

  • Jean-Sébastien Bach est l'un des compositeurs les plus mystérieux de l'histoire de la musique. Comment une oeuvre aussi sublime a-t-elle pu jaillir d'un homme si ordinaire et si opaque ?
    John Eliot Gardiner a grandi sous le regard d'un des deux portraits authentiques de Bach, conservé dans la maison de ses parents où il avait été caché pendant la Seconde Guerre mondiale. C'est depuis l'enfance qu'il étudie et joue Bach, dont il est aujourd'hui l'un des plus grands interprètes. Cet ouvrage exceptionnel est le fruit d'une vie passée à parfaire sa science et sa pratique de la musique de Bach. Nourri d'archives et d'analyses pénétrantes, il nous fait rencontrer « l'homme en sa création » : nous ressentons ce que pouvait être l'acte de faire de la musique, nous habitons les mêmes expériences, les mêmes sensations que lui.
    John Eliot Gardiner mêle avec un talent rare érudition, passion et enthousiasme. Richement illustré, salué comme un événement dans le monde entier, son livre est une somme inégalée et insurpassable.

  • «Trente ans après sa mort, à ma grande surprise, le nom de Françoise Dolto n'évoque pas grand-chose chez ceux qui sont nés dans les années 1980-1990 ou plus tard. Les trentenaires ne savent pas ce qu'ils lui doivent, alors même que leurs parents sont de la "génération Dolto", qui l'a écoutée à la radio. Comme ils sont en âge aujourd'hui d'être parents, il n'est peut-être pas inutile qu'ils découvrent que tant de choses qui leur paraissent aller de soi n'allaient justement pas de soi...» Qui était Françoise Dolto? Que reste-t-il de son oeuvre trente ans après sa mort? Au fil d'une journée fictive, Caroline Eliacheff évoque les multiples facettes de celle qui fut à la fois une clinicienne de génie, une théoricienne méconnue, la femme d'un seul homme, mère de trois enfants, et une citoyenne engagée dans son époque. Une journée particulière sans hiérarchie aucune, où la célèbre psychanalyste est tour à tour femme, mère et professionnelle...

  • Désormais lue et célébrée dans le monde entier, Nathalie Sarraute (1900-1999) aimait répéter qu'elle « n'avait pas de biographie ». En réalité, sa vie fut durablement marquée par les événements de son temps. Née en Russie, ballottée entre des parents divorcés, elle vécut une enfance solitaire, tirée entre deux vies, entre deux mondes : de la Russie tsariste à l'émigration russe à Paris, ou plus tard dans la clandestinité sous l'Occupation, qui lui imposa une identité juive. Cependant, la vie de Nathalie Sarraute fut ailleurs, tout entière tournée vers l'accomplissement de sa vocation d'écrivain. Réfugiée très tôt dans les livres, passionnée de littérature, elle élabore une forme d'écriture qui, dès la fin des années 30, ouvre la voie à la modernité avec ses Tropismes.
    Cette première grande biographie, nourrie d'archives inédites, montre l'émergence difficile de son oeuvre dans l'univers littéraire de l'après-guerre dominé par le couple Sartre-Beauvoir. Nathalie Sarraute a cheminé longuement avant d'être la figure de proue du Nouveau Roman, toujours inquiète de n'être pas comprise, ne cessant d'expérimenter, y compris au théâtre ou à la radio.
    Proche d'Hannah Arendt, militant pour le droit de vote des femmes, participant à Mai 68 et défendant le jeune État d'Israël, l'écrivaine fut aussi attentive à son époque : elle afficha ses engagements politiques avec la vigueur de la combattante qu'elle ne cessa jamais d'être, luttant là encore avec ses propres armes : les mots.

  • «On se demande parfois de quoi on se souvient. Mieux vaudrait se demander comment. Dans mon cas, je le sais, c'est avec les chansons. J'ai parfois eu l'impression qu'elles prenaient le pas sur la vie. Qu'elles la surpassaient. Qu'elles valaient mieux que moi et que ce qui pouvait m'arriver».

    À l' aube de ses cinquante ans, Dominique Ané revisite des moments importants de sa vie et de son évolution musicale en prenant comme point de départ une vingtaine de morceaux. Comprendre comment naissent les chansons, c'est revenir sur son oeuvre prolifique entamée au début des années 1990 mais c'est aussi renouer avec les traces d'enfance qui ne cessent d'habiter cet artiste, évoquer les rencontres marquantes, les doutes, les peines ; bref, c'est nous inviter à entrer dans son monde.
    Ma vie en morceaux vient confirmer la place de l'écriture dans le parcours du chanteur.

  • "La gloire est éphémère, seule la renommée est durable". Près de deux siècles d'histoires d'amour et de beauté, perlés de tant de parfums imaginés, se sont écoulés depuis qu'un jour de 1828 Pierre-François-Pascal Guerlain (1798-1864), parfumeur-chimiste de son état, ouvrit sa première boutique, rue de Rivoli, non loin du très chic hôtel Meurice, à Paris... Son destin avait été scellé bien des années auparavant, dans ce berceau d'odeurs où s'écoula sa petite enfance à Abbeville, auprès de son père, marchand d'épices et potier d'étain.
    Muscade, cannelle, vanille, poivre venus de terres lointaines avaient fait rêver l'enfant et nourri sa mémoire à jamais. Des velléités d'indépendance, le désir, encore fugace, de se réaliser poussèrent sur la route un jeune homme prêt à tout pour conquérir ses rêves, et qui allait se révéler bientôt en créateur visionnaire, doué d'un génie sans égal pour combiner d'heureuses alliances olfactives...
    Libre et audacieux, Guerlain suivit son intuition, offrant à une clientèle exigeante des fragrances inoubliables, encloses dans des flacons aussi élégants que raffinés, comme on n'en avait encore jamais vu. Après lui, Aimé, Jacques, Jean-Paul poursuivront l'aventure en la réinventant sans cesse, au point d'incarner le Paris du luxe et de la volupté. Une réussite familiale romanesque, que fait revivre avec talent la plume d'Elisabeth de Feydeau.
    Une histoire, enfin, où égéries et muses ne manquent pas, qui ont inspiré parmi les grands succès de la Maison.

  • Au jardin de ma vie

    Gilbert Montagné

    «Je veux essayer d'entrer dans les tout premiers instants de ma vie...» Pas vraiment attendu et né grand prématuré dans le modeste appartement familial, il est conduit toutes sirènes hurlantes vers l'hôpital de Port-Royal. Le petit Gilbert, 5 mois et demi, se bat et se débat contre la mort pendant plusieurs mois. Tout seul. Que reste-t-il de cette première vie passée dans une boîte en guise de berceau? Le chemin que l'auteur choisit d'emprunter pour confier tout ce qu'il n'a jamais analysé, jamais décortiqué, jamais révélé, nous éclaire aujourd'hui sur sa force, sa sérénité, sa foi en la vie et son optimisme légendaire. Son champ des possibles...
    Gilbert Montagné nous entraîne dans un tourbillon de réflexions intimes, une plongée abyssale et passionnante dans la réminiscence. Pour revivre son premier souffle. Retourner au jardin de sa vie, en quelque sorte. Et ainsi, comprendre comment il s'est construit en puisant dans ses forces vives.

    Auteur-compositeur-interprète, Gilbert Montagné n'est pas seulement un artiste à la cote d'amour incomparable, mais un citoyen vigilant et engagé qui veille à rester à l'écoute de ses semblables...

  • Une biographie qui a pour ambition de lever le voile sur certaines énigmes non résolues à la mort de l'écrivain : pourquoi il s'est engagé aux côtés des résistants français, son rôle dans l'organisation communiste de Buchenwald, son rapport à la culture de la Shoah en tant que non-juif, etc.

  • Un gars sympathique dont tout le monde connaît les plus célèbres refrains. C'est ainsi que l'on pourrait décrire Michel Fugain. Du haut de ses 75 ans, il est toujours aussi jovial et souriant. Comme il se décrit lui-même : «Je suis un train toujours à l'heure».
    Comment a-t-il construit sa vie, dépassé ses faiblesses, magnifié son potentiel? Quels événements a-t-il eu à affronter et à transcender? Quelles sont les valeurs qu'il a envie de transmettre? Comment la vie l'a-t-elle modelé? C'est ce que révèle l'auteur, qui a décidé tout petit que la vie n'était pas un problème.

  • J'ai hésité sur la première étape mais pas sur la nécessité d'entreprendre ce tour du monde en dix livres. Cette exigence s'était progressivement imposée à moi depuis que la Grande-Bretagne avait choisi de quitter l'Union européenne et les Etats-Unis de porter Trump à leur présidence. Si je ne voulais pas devenir aveugle et sourd, je devais quitter le confort d'un studio où je n'avais que des amis et une écoute à nulle autre pareille, abandonner ce fauteuil rouge, reprendre la route et vous emmener avec moi.
    Je devais retourner sur le terrain, entendre, voir, tenter de comprendre pourquoi le monde entier, partout, changeait de base. Voilà où j'en étais le 16 août 2018 en prenant le vol d'easyJet pour Budapest, première capitale avant Varsovie, Vienne et Rome de cette partie de l'Europe qui a choisi de porter l'extrême droite au pouvoir, et maintenant... J'écoute, observe, note et me tais, quoi que j'entende, voie et pense.

  • Il va d'abord tenter d'être réformé, invoquant des problèmes d'estomac qui gargouille, agitant ses radios sous le nez du médecin militaire.
    En vain. Alors il va écrire une belle lettre au député de la région, le piston imparable des gars du canton de Mauléon. Ça marche à tous les coups, assure-t-on.
    Quitte à partir, autant partir loin et au soleil, explique-t-il au député.
    Un corps lui plairait : la Marine ; une destination lui agréerait : Tahiti. Il se retrouvera à Cherbourg.
    « Si je reste ici, monsieur, je me suicide », annonce-t-il, à peine arrivé, au capitaine qui le reçoit.
    Ainsi commencent les aventures militaires de Jean-Michel Aphatie, un matin de février 1978, sous le crachin de la Manche, bonnet à pompon sur le crâne, ridicule et désespéré.

  • De la médaille Fields aux bancs du Palais-Bourbon, des théorèmes aux lois, c'est le pas qu'a choisi de franchir Cédric Villani en devenant candidat à l'élection législative en 2017, alors que la Ve République traverse un moment inédit. Il nous fait vivre l'aventure mouvementée qui l'a mené jusqu'à l'Assemblée nationale et nous fait pénétrer dans les coulisses de son quotidien de parlementaire. Immersion qui, tour à tour, dévoile les rudiments d'une campagne électorale, les méandres du travail législatif, le rôle du député sur sa circonscription, sans oublier son sentiment sur le fonctionnement institutionnel actuel, ses atouts et ses faiblesses.
    Récit passionné et intime, jalonné de souvenirs, mais aussi et surtout tourné vers l'avenir, cet ouvrage est pour lui l'occasion de rappeler les liens qu'il a tissés entre ses deux toiles : si les sciences peuvent être politiques, la politique peut et doit s'appuyer sur les sciences. Fort de ce constat, il y développe sa vision du progressisme et nous fait partager son amour de la France, de l'Europe, mais aussi de Paris et de sa région, avec conviction et sincérité.

  • Carmen Maria Vega a été adoptée alors qu'elle n'avait que quelques mois. Elle est née au Guatemala d'une mère activiste, elle le sait, cela fait partie de son histoire. Mais les questions se bousculent. Elle éprouve le besoin viscéral d'en savoir plus.
    De Colonia El Limón, un des quartiers les plus dangereux du Guatemala, à la Belgique, Carmen Maria Vega jongle avec une famille adoptive sonnée, une avocate guatémaltèque véreuse et un vieux fou passionné de généalogie. De découvertes farfelues en révélations folles, elle comprend qu'elle a été victime d'un trafic d'enfants et qu'elle va désormais devoir courir après sa vérité.

  • Jacques Prevel arrive à Paris durant l'occupation. Autour de Saint-Germain-des-Prés, il connaît l'isolement et la misère car il renonce à toute situation pour écrire. Il publie à ses frais trois recueils de poèmes. En 1946, la rencontre d'Antonin Artaud est son illumination. De ce jour jusqu'à la mort d'Artaud, en 1948, il écrit le roman de sa vie, la quête quotidienne de nourriture, de drogue, de poésie, recueillant les paroles d'Artaud, les textes qu'il lui dicte, les lettres qu'il lui écrit.
    "L'intensité de sa vie me faisait entrer dans un absolu, le sien. J'étais pris dans un tourbillon. Je le suivais comme un somnambule. Et quand je le quittais à Jussieu ou quelque part dans la nuit, je revenais ivre, étrangement obsédé par ses paroles, par les chants qu'il psalmodiait, par son visage unique." Epuisé par la tuberculose, Jacques Prevel meurt cinq ans jour pour jour après sa première rencontre avec Artaud, laissant un journal qui ne sera publié à titre posthume qu'en 1974.

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