À propos

« Je crois que le malheur peut flétrir les joues, mais il n'attaque pas l'esprit. » « Si le foie de ma femme était aussi infecté que son existence, elle ne vivrait pas plus longtemps que les minutes d'un sablier. » « Si je me suis trompé en échafaudant la conviction qui m'habite, alors la terre n'est pas assez solide pour supporter la toupie d'un écolier. » « Mais j'ai, ancrée ici, une blessure d'honneur plus brûlante qu'un ouragan de larmes. » « J'ai le sentiment que les dieux sont furieux de ce que nous nous apprêtons à faire et qu'ils nous jettent des regards noirs. » C'est un paysage onirique bouleversant que nous avons sous les yeux. D'une profondeur, d'une vérité à la fois troubles et infinies. Toute la pièce commence avec la jalousie du roi Léonte, comme un excès d'amour qui en un cillement se transforme en folie. Dès cet instant elle semble courir vers la catastrophe et l'écriture prend le rythme cataclysmique et malade de la psyché du roi.
Nous avons sous les yeux l'immensité du récit intime, le paysage diffracté de la douleur. C'est en cela que la pièce est une pièce-monde, qui nous révèle ce que nous sommes, en puissance, au plus profond de nous. Ce que nous perdons. Ce que nous retrouvons. C'est peut-être cela l'hiver du conte : le feu qui brûle sous la glace et qui s'apaise (peut-être) quand le Temps a accompli son oeuvre.


Rayons : Littérature > Œuvres classiques > Période moderne (< 1799)


  • Auteur(s)

    William Shakespeare

  • Traducteur

    JEAN-RENE LEMOINE

  • Éditeur

    Belles Lettres

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Date de parution

    18/03/2022

  • EAN

    9782251452821

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    384 Pages

  • Longueur

    20 cm

  • Largeur

    13 cm

  • Épaisseur

    2 cm

  • Poids

    414 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

William Shakespeare

Fils d'un gantier devenu bailli de Stratford, Shakespeare put étudier, mais des revers de fortune familiaux et un jeune mariage semblent l'avoir conduit à arrêter. On le suppose établi à Londres dès 1588, mais sa réputation dramaturgique naît en 1592. Son premier mécène est le comte de Southampton à qui il dédie des poèmes, genre dans lequel il excelle au vu de ses 'Sonnets' (1609). Il joue ses pièces à la cour d'Elizabeth 1ère, puis de Jacques 1er, ensuite il devient successivement actionnaire du théâtre du Globe et du Blackfriars (1608). En 1612, il rentre à Stratford. Auteur d'une oeuvre unique et intemporelle, il s'attacha à décrire les jeux du pouvoir et les passions humaines, mêlant joie et douleur, emprisonnant la vie dans ses vers. Les premières oeuvres furent marquées par leur caractère historique ('Richard III'). A partir de 1594, il développa ses comédies ('Beaucoup de bruit pour rien') et délivre sa première tragédie majeure, 'Roméo et Juliette', qu'il fera suivre d''Hamlet', d''Othello' et du 'Roi Lear'. Sa dernière pièce, 'La tempête', est une oeuvre remarquable, baignée d'ésotérisme.

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