Mots du libraire

  • Entre les jambes

    Huriya

    Marrakech, années 70. Un petit garçon intersexué est abandonné par sa mère et confié à ses grands-parents. Sa grand-mère, musulmane, et son grand-père, officier français à la retraite, se détestent et s'opposent sur tous les plans : principes, éducation, religion, sexualité... C'est la lutte du Coran contre "Les Fleurs du mal".
    "Entre les jambes" est le récit de cette enfance écartelée entre fausses pudeurs et non-dits, mosquée et hammam, ivresses et amants, enfants des rues et prostitution forcée.
    Dans un style de feu, qui rend hommage aux rues du Maghreb, Huriya montre comment les pièges et hypocrisies de la religion se referment sur les femmes, au point de transformer certaines victimes... en bourreaux.

    Liberté, j'écris ton nom !

    Un enfant intersexe raconte ses jeunes années marocaines, et la guerre ouverte que se livraient ses grand-parents, lui alcoolique et proustien, elle bigote et roublarde. Une autobiographie menée tambour battant, et un réquisitoire contre les normes, qui passe au vitrol toute la société marrakéchoise. EXCEPTIONNEL !

  • Le jour avant le lendemain

    JoRn Riel

    Une vieille femme, Niniok, et son petit-fils Manik sont restés tous les deux sur une île pour veiller au séchage de la viande et du poisson. L'hiver venu, leur tribu ne vient pas les chercher. Serait-il arrivé quelque malheur ? Niniok est terrifiée à l'idée qu'ils soient les seuls êtres vivants sur terre. Plus encore, que Manik soit bientôt le dernier. Abordant un épisode méconnu du passé du Groenland, Jørn Riel, l'auteur des fameux racontars arctiques, nous conte une histoire cruelle et tragique, où mythes et poésie s'entremêlent. Prix de la littérature nordique et prix Millepages 1998. 

    Enfin réédité !

    Au Groenland, une vieille femme décide de passer l'été avec son petit-fils, pour lui transmettre son savoir-faire. Mais septembre arrive, et la tribu tarde à revenir les chercher... Un roman qui rend un vibrant hommage à la spiritualité Inuit, et fait entrer son personnage au panthéon des héroïnes universelles !

  • À travers les péripéties politiques et intimes d'une palette de personnages tous liés les uns aux autres, du chauffeur au haut gradé, de la domestique musulmane au bourgeois copte, El Aswany livre le roman de la révolution égyptienne, une mosaïque de voix dissidentes ou fidèles au régime, de lâchetés ordinaires et d'engagements héroïques.

    Pharaonique !

    Le Caire, 2011. Excédé par la corruption, le peuple se rassemble sur la place Tahrir. Ebranlé mais debout, le régime organise sa réaction. Un incroyable roman choral qui nous plonge dans les coulisses du pouvoir, et embrasse tous les aspects de la société et de la révolution égyptienne.

  • Les Quichottes, c'est le récit d'un voyage de 2 500 kilomètres à travers les 65 000 km2 du plus grand désert démographique d'? Europe - après la région arctique de Scandinavie -, qui s'étend à travers les provinces de Guadalajara, Teruel, La Rioja, Burgos, Valence, Cuenca, Saragosse, Soria, Segovie et Castellón, et où l'on recense 1 355 municipalités. Paco Cerdà, journaliste-écrivain, nous entraîne sur les routes impraticables de ce territoire froid et montagneux, au sud-est de Madrid, que l'on surnomme aussi " Laponie du Sud " ou " Laponie espagnole ", parce que, comme en Laponie, moins de huit habitants au kilomètre carré y vivent.
    Dans toute l'Europe, il n'y a pas d'endroit aussi extrême et vide. Une région abandonnée des pouvoirs publics, où 1 % de la population occupe 13 % du territoire. Loin de l'idéalisation d'un monde rural bucolique, Paco Cerdà relate le manque d'infrastructures, de perspectives, l'absence d'écoles, de soins, de structures culturelles ou sportives. Enfin, Les Quichottes offre un regard sur la difficulté de s'? inscrire, aujourd'hui, pour bon nombre d'entre nous, dans un monde globalisé.

    D'âpres vies que la mienne

    Envoûté par le désert espagnol, un journaliste se lance à la rencontre de ceux et celles qui, bravant l'isolement et l'âpreté des paysages, ont choisi d'habiter le vide. Une galerie de portraits pittoresques qui révèle le charme intemporel du territoire, offrant au passage une magnifique leçon d'humilité !

  • Un imagier grand format pour découvrir le quotidien joyeux et fantasque d'une ville peuplée de chats. Le temps d'une journée, suivez-les chez eux, au marché, au musée, en train de faire la fête ou bien de manger ! Il y a mille détails à observer, et autant d'histoires à inventer.

    Graphique ! Coloré ! Miaou !

    Un album cartonné, dont les dessins colorés et riches en détails permettent de mettre des mots sur ce qui nous entoure. On peut accompagner l'enfant dans sa découverte, mais aussi le laisser en autonomie avec son livre, pour regarder vraiment, et inventer ses premières histoires.

  • Marie Pavlenko est née à Lille en 1974. Elle a étudié les lettres à la Sorbonne Nouvelle, a vécu un an en Jordanie, et a été journaliste de presse écrite. En 2010, elle a commencé à écrire des scénarios (télé, cinéma, BD), puis des romans pour jeunes adultes : Un été avec Albert (Flammarion, 2021), Et le désert disparaîtra (Flammarion, 2020 ; J'ai Lu, 2021), Un si petit oiseau (Flammarion, 2019), Je suis ton soleil (Flammarion, 2017 ; J'ai Lu, 2019), La Fille-Sortilège (Gallimard Folio SF, 2017), la trilogie Le Livre de Saskia (Scrineo, 2011 - 2013). Tous ont connu un vif succès critique et remporté de nombreux prix. Elle publie aussi des livres de littérature générale : Bientôt minuit (Flammarion, 2021), La Mort est une femme comme les autres (Pygmalion, 2015 ; J'ai Lu, 2018), pour enfants : La plus belle crotte du monde (Little Urban, 2020), Zombies zarbis (Flammarion jeunesse, 2018, 2019, avec Carole Trébor), et collectifs : Elle est le vent furieux (Flammarion, 2021). Elle est traduite dans une dizaine de pays (Allemagne, Brésil, Russie, Espagne, Hongrie, Corée, Chine...). Marie vit en Seine-Saint-Denis, aime les arbres et les araignées. Elle se consacre désormais à l'écriture de ses romans pour petits et grands, étudie l'ornithologie, le yoga, la céramique, et marche en montagne dès qu'elle le peut.

    Quel talent cette Marie Pavlenko !

    Soledad se voit obligée de passer l'été chez sa grand-mère, dans une maison qui grince, perdue dans la campagne avec les moutons. A travers le regard cynique et drôle de son héroïne, Marie Pavlenko nous mène par le bout du nez et livre un polar saisissant de finesse. Ce roman est formidable, et Albert est un arbre !

  • Annie Muktuk Et autres histoires Norma Dunning Traduit de l'anglais par Daniel Grenier J'ai appris quelques trucs importants au cours de mes trente et quelques années de vie. Ne tombe pas en amour. Baise-les lentement. Baise-les fort. Et ne les baise jamais deux fois. Le sexe, c'est ma matière forte. Ca me donne de la puissance. Ca m'apporte un étrange réconfort. Annie Muktuk, les hommes la désirent et se l'arrachent.
    Elle règne avec sa beauté légendaire et sa gloire chimérique sur le petit monde d'Igloulik. Des visages hauts en couleur prennent aux tripes. Josephee, se fiant à la ruse des Esprits, amène sa femme Elipsee sur le territoire dans l'Arctique pour la guérir du cancer. Husky, agent de la Compagnie de la Baie d'Hudson, vit rondement avec ses trois épouses, Tetuk, Alaq et Keenaq jusqu'au jour où ils partent ensemble en vacances dans le Sud.
    Ces récits drôles et crus disent le colonialisme, l'aliénation, mais aussi la tendresse, le sexe et l'humour. Annie Muktuk touche au coeur de ce que signifie être Inuit. Romancière inuit, Norma Dunning écrit les légendes de ses ancêtres et creuse les chemins de son identité. Elle vit à Edmonton où elle enseigne les savoirs autochtones. Acclamé par la critique, Annie Muktuk est son premier livre.

    Inouis Inuit !

    Des histoires puissantes qui portent un regard Inuk - pétri de spiritualité et d'humour - sur un monde moderne qui est loin d'être tendre avec les peuples autochtones. Une fascinante voix du Grand Nord !

  • Plus qu'un hommage, c'est bien d'une célébration qu'il s'agit. Car André Hardellet (1911-1974) est, pour l'auteur, un phare, un saint patron, un modèle et, plus que tout, un ami. Petit maître pour les uns, écrivain modeste pour d'autres, ce promeneur mélancolique a marqué pour toujours ses amateurs par sa "prose ouverte, savante, mais aussi sensuelle, subtile, rigolarde et populaire. Sa prose inquiète et visionnaire, dotée du petit matériel indispensable de l'humour en ruine".
    Patrick Cloux, en chef de file de la société (secrète et fraternelle) de ses lecteurs, entend faire découvrir son oeuvre providen- tielle et paradoxalement cachée, et lui rallier quelques inconditionnels supplémentaires. "Donnez-moi le temps" implorait un titre d'Hardellet ! C'est ce que fait ici, sans réserve, le bel essai d'un admirateur enthousiaste et reconnaissant.

    Promenade poétique

    « La planche du rêve devient alors celle de la vie. » Une merveilleuse invitation à la découverte d'un grand petit maître littéraire. C'est un jardin extraordianire, caché au cœur d'une voix temporelle et poétique, fragile, constante et précieuse, comme une brise lourde et lente, « une étoile déposée par accident sur l'une des boucles du temps. » A (re)découvrir !

    Erik

  • « J'ai été bouleversée et inspirée par le courage de ces Saoudiennes, qui ont fui un pays où l'émancipation des femmes semble encore impossible. Les féministes du monde entier doivent entendre les voix de ces héroïnes en lutte contre le patriarcat le plus rigide. » Leila Slimani Un nombre grandissant de jeunes filles fuient chaque année l'Arabie saoudite dans l'espoir d'une vie meilleure. Hélène Coutard est partie à la rencontre d'une quinzaine d'entre elles, qui ont tout quitté - famille, travail et parfois enfants - pour échapper aux lois du tutorat saoudien. Malgré l'image moderne cultivée par le royaume, le pays continue en effet d'appliquer les principes d'un islam wahhabite rigoriste déniant toute liberté aux femmes.

    À travers ses longs portraits de « fugitives », l'auteure décrit avec beaucoup de sensibilité le quotidien de ces vies volées ainsi que les stratégies étonnantes pour préparer, dans le plus grand secret, les départs. Un matin, faire comme si on partait tranquillement pour son cours d'anglais et demander au taxi de foncer vers l'aéroport.

    Mais l'exil n'est pas toujours le refuge attendu ; à l'étranger, elles sont déracinées, avec la peur au ventre d'être retrouvées par des familles prêtes à tout pour laver l'affront, et par les services saoudiens furieux que ces jeunes femmes, en prenant la parole, ternissent l'image du royaume. Loin des clichés, des destins de femmes aux vies et aux personnalités parfois très différentes qui ont pourtant une chose en commun : elles ont toutes eu la force de fuir et de se réinventer.

    Quitter l'Arabie

    Elles s'appellent Selma, Samah, Sara, Munirah, ... Loin des "damnées de la mer" rencontrées par Camille Schmoll en Méditerranée, elles vivent pourtant la même urgence et partagent le même rêve de quitter leur pays pour une vie meilleure, libre. Ce pays, c'est l'Arabie Saoudite ; complexe et très méconnu de nous. Hélène Coutard a rencontré ces jeunes femmes pour qui la liberté est une question de vie ou de mort et le retour - comme tant d'autres - n'est pas une option. Un document rare, hors du champ du fantasme, grâce à la parole de ces Fugitives que nous avons le devoir d'écouter et dont les vies sont, à elles-seules, une leçon d'émancipation pour nous.

    Anaïs

  • Petite

    Edward Carey

    1767, Berne.
    La jeune Anne Marie Grosholtz, qui vient de perdre ses parents, est recueillie par le docteur Philip Curtius, un excentrique sculpteur sur cire qui décide de la prendre comme apprentie. En proie à de graves difficultés financières, le duo doit bientôt s'exiler à Paris. Là, ils y rencontrent Charlotte Picot, une veuve autoritaire, et son fils Edmond. Ensemble, ils transforment un asile d'aliénés abandonné en hall d'exposition pour têtes de cire.
    Avec le succès, Marie est reçue à Versailles, où elle prodigue des leçons à la princesse Elisabeth et sauve la vie de Marie-Antoinette. Mais bientôt, la capitale entre en ébullition : la foule exige des têtes. Or, les têtes sont précisément ce que Marie et le docteur Curtius fabriquent... Sauront-ils sortir indemnes de ces temps tourmentés ?

    Joyeuse cire pour tristes sires !

    Entre les mains d'une artiste de la cire, la petite histoire des corps rejoint la grande histoire des idées. Sous le crayon-plume d'Edward Carey, la révolution française devient étrangement drôle !

  • La grand-mère de Mai mène une vie solide et calme dans la montagne au milieu des chênes et des noisetiers. Mai, 13 ans, ne veut plus retourner en cours, oppressée par l'angoisse et la souffrance intérieure, a été envoyée auprès d'elle pour se reposer. Cette grand-mère un peu sorcière va lui transmettre les secrets des plantes qui guérissent et les gestes bien ordonnés qui permettent de conjurer les émotions qui nous étreignent.
    Ce n'est pas le paradis, même si la lumière y est si limpide, car la mort habite la vie et, en nous, se débattent des ombres comme la colère, le dégoût, la tristesse. Mais auprès de sa grand-mère, Mai apprendra à laisser derrière elle son mal-être pour faire confiance aux forces de la vie, et aussi aux petits miracles tout simples qui nous guident vers la lumière.

    Sans balai, s'embellir ?

    Un été pour forger son caractère, penser le monde, s'émerveiller... Tout en simplicité et en beauté, une parenthèse enchantée aux côtés de la grand-mère de Mai, sorcière très-aimée !

  • Vivre

    Elisabeth Revol

    Vaincre, en plein coeur de l'hiver et sans oxygène, le Nanga Parbat, cette montagne nue qui culmine au Pakistan à 8 125 mètres, c'est l'exploit qu'ont réalisé en 2018 Élisabeth Revol et Tomasz Mackiewicz.
    Mais arrivé au sommet, Tomek est frappé de cécité. Dès lors, comment espérer survivre, quitter cette altitude extrême où l'oxygène se fait rare et où le froid et le vent sont si violents que le gel menace à tout instant ?
    Dans ce récit captivant, Élisabeth Revol met ses propres mots sur cette tragédie et l'extraordinaire opération de sauvetage dont le monde entier s'est fait l'écho. Elle affronte ses souvenirs, sa terreur, sa douleur immense, le déchirement d'avoir survécu, seule, en un hommage poignant à son ami Tomek.

    Vivre

    Le récit, comme si vous y étiez, de l'ascension et du sauvetage qui a défrayé la chronique. Un récit émouvant et captivant, pour découvrir une des plus grandes figures de l'alpinisme contemporain.

  • New York, la « cité des morts », regorge de crimes atroces et de fous dangereux. Paul Konig, médecin légiste, règne sur une morgue où défilent cadavres, enquêteurs et familles en deuil. Autopsiant, disséquant, analysant chaque indice sur les macabres dépouilles qui lui sont confiées, il observe la terreur qui baigne la ville... Une ville dans laquelle sa fille, Lolly, a mystérieusement disparu depuis quelques mois. Herbert Lieberman atteint le sommet du roman noir.

    Grosse pomme = Grande faucheuse ?

    Un polar obsédant et très documenté, qui nous fait visiter la plus grande morgue du monde, lieu de tous les enjeux politiques de New-York !

  • L' île de Staten Island, à New York, a hébergé de 1948 à 2001 ce qui devint peu à peu l' une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde.
    Mordor urbain, la décharge de Fresh Kills - que l' on disait visible de l' espace - ne devait initialement être opérationnelle que pour trois ans. Mais au fil du temps, des montagnes d' ordures, littéralement, s' y sont érigées. La dernière barge de déchets y sera déposée en mars 2001.
    C' est là qu' on stockera les débris issus des attentats du 11 septembre.
    Aujourd' hui, le site de Freshkills se transforme en un parc verdoyant, parmi les plus grands de New York, construit au-dessus des déchets enfouis.
    /> Dans ce récit-documentaire à la croisée des genres, Lucie Taïeb remonte aux origines de cette décharge de Babel pour « penser le problème de manière poétique » et comprendre ce lieu qui, à l' apogée de sa production, traitait jusqu' à 29 000 tonnes d' ordures par jour.
    S' intéresser à l' histoire de ce site et à la façon dont nous traitons nos déchets est aussi pour l' autrice l' opportunité de questionner l'usage du langage technocratique et marketing pour influencer notre perception du réel.

    Déchets et des hommes

    De la décharge de Fresh Kills, à New York, au projet de Freshkills park qui viendra la recouvrir, Lucie Taïeb interroge avec poésie et philosophie notre rapport au rebut, au déchet, et notre façon d'enfouir physiquement ou linguistiquement ce qui nous dérange. Un récit de voyage habité, qui invite à réinventer notre regard, notre esthétique de l'ordre et du désordre, et veut croire qu'on peut surmonter nos dénis.

  • Les Aventures de China Iron, second roman de Gabriela Cabezón Cámara, célébré par la critique et finaliste de l'International Booker Prize 2020, est l'épopée radieuse et lumineuse d'une femme qui se libère et emporte avec elle les paysages sans limites de la pampa. Prenez Martín Fierro, un gaucho qui donne son nom à un poème épique, un mythe fondateur de l'Argentine. Imaginez maintenant qu'il ait une femme, China, et que ce soit elle qui parte à la conquête d'une nouvelle façon de vivre ensemble. Vous tenez là à la fois une merveilleuse histoire d'amour et d'aventures, un western queer, et un appel à fonder un monde où toutes les créatures s'embrasseraient avec désir et jouiraient du même amour pour les rivières, les oiseaux ou les arbres, et où elles ne se sentiraient plus jamais seules. Gabriela Cabezón Cámara s'empare d'un canon de la littérature argentine, le subvertit et fait des Aventures de China Iron un mythe universel et contemporain, empli de joie, d'amour et de liberté.

    Esplendida !

    Une odyssée féministe dans la pampa, épique, utopique, organique...et orgasmique !

  • Raconté par un homme vieillissant que la vérole a défiguré mais qui reste précieux car il sait inséminer les fleurs du vanillier, Les Tortues nous plonge dans un épisode dramatique de la vie de ce survivant :
    Une épidémie qui ravagea l'équipage d'un bateau de trafiquants transportant des tortues géantes. Au son des carapaces s'entrechoquant, dans l'angoisse d'un navire noir qui les poursuit, les hommes ont vécu dans l'espoir d'un trésor sans cesse plus éloigné. Incapables de se libérer de leur prison sur les eaux, ils ont dû affronter leur propre terreur, la variole et enfin la mort tapi dans l'ombre.
    Inspiré par Melville, envahi par les vapeurs alcoolisées qui rappellent Lowry, dans une ambiance à la B.Traven, ce roman symbolique est un des diamants noirs de la littérature du XX° siècle.

    Ecailles de rêve !

    Dans l'odeur suave des manguiers, le marin se souvient de l'énigme de "La rose de Mahé". Une traversée dantesque dans les mers du sud qui nous transporte corps et âmes au large des rêves les plus fous, là où l'or vire au noir. Magique !

  • Dans ce coin du XXe arrondissement de Paris, on les remarque sans les connaître. Ils portent les mêmes noms, ne se mêlent pas aux autres. Au café, à l'école, Suzanne entend des rumeurs sur ces troublants « cousins ». Alors elle cherche, interroge. Et peu à peu, les pièces du puzzle s'ajustent pour former un tableau sidérant. Depuis 1892, huit familles ont décidé d'unir leur destin pour n'en former qu'une, soudée par la religion, le secret et des règles de vie strictes. Entre eux, ils se nomment « la Famille ». Dans cette communauté qui rassemble plusieurs milliers de personnes, on habite les mêmes immeubles, on s'épouse entre soi. Les règles y sont nombreuses, les vies toutes tracées. Il y a aussi les fêtes, la solidarité. Ceux qui veulent s'affranchir sont contraints de partir.

    Hallucinant !

    Plongez dans le monde clos de ce clan qui, durant des décennies, n'a vécu que par et pour lui-même. Une enquête minutieuse sur les dérives sectaires et ses répercussions.

  • Dans la chaleur exaltante de l'été 1977, la jeune Calista quitte sa Grèce natale pour découvrir le monde. Sac au dos, elle traverse les États-Unis et se retrouve à Los Angeles, où elle fait une rencontre qui bouleversera sa vie : par le plus grand des hasards, la voici à la table du célèbre cinéaste hollywoodien Billy Wilder, dont elle ne connaît absolument rien. Quelques mois plus tard, sur une île grecque transformée en plateau de cinéma, elle retrouve le réalisateur et devient son interprète le temps d'un fol été, sur le tournage de son avant-dernier film, Fedora. Tandis que la jeune femme s'enivre de cette nouvelle aventure dans les coulisses du septième art, Billy Wilder vit ce tournage comme son chant du cygne. Conscient que sa gloire commence à se faner, rejeté par les studios américains et réalisant un film auquel peu de personnes croient vraiment, il entraîne Calista sur la piste de son passé, au coeur de ses souvenirs familiaux les plus sombres.
    Roman de formation touchant et portrait intime d'une des figures les plus emblématiques du cinéma, Billy Wilder et moi reconstitue avec une fascinante précision l'atmosphère d'une époque. Jonathan Coe raconte avec tendresse, humour et nostalgie les dernières années de carrière d'une icône, et nous offre une histoire irrésistible sur le temps qui passe, la célébrité, la famille et le poids du passé.

    Quel scoop !

    Jonathan coe fait son cinéma avec Billy Wilder et c'est tout simplement sensationnel !

  • Djalli mourut le premier d'une méningite, Ingimar fut emporté au fond de l'eau par un filet de pêche, on retrouva le corps de Staffan dans la commune libre de Christiania à Copenhague, Fríðrikur fut lâchement assassiné, Olaf mourut d'une maladie interdite et Kári fit leur éloge funèbre. Sur plus de quarante années, de l'éducation religieuse à la révolution sexuelle, en passant par les luttes pour la culture féroïenne à l'exil sur le continent européen, le roman suit la destinée de six garçons de la classe de 1952 de l'école Saint-François de Tórshavn, capitale des Îles Féroé, dans l'Atlantique Nord. Entrelaçant devenirs intimes et collectifs, Les collectionneurs d'images déploie une fresque sociale et familiale qui retrace avec émotion l'entrée dans la modernité de cette partie isolée et méconnue du royaume du Danemark. Jóanes Nielsen offre un chef-d'oeuvre de vie, de rires et de larmes à la littérature nordique.

    Lisez Nielsen !

    Entre féerie paysagère et mille et un récits colorés, les îles Féroé dévoilent ici toute leur beauté contrastée. Exceptionnel !

  • Argent brûlé

    Ricardo Piglia

    Buenos Aires, mercredi 27 septembre 1965, 15 h 11. Une voiture lancée à toute allure bloque un convoi de fonds. Beretta au poing, Bébé Brignone et le Gaucho Dorda mitraillent le fourgon, s'emparent du magot et laissent trois flics à terre. La cavale commence, de planque en planque... jusque dans la souricière tendue à Montevideo par l'inspecteur Silva. Assiégée mais décidée à résister jusqu'au bout, l'improbable bande de forcenés défie en une nuit tous les jeux de pouvoir - et ses propres démons.
    Argent brûlé élève le « casse du siècle » argentin au rang de mythe. Un roman halluciné, sur fond d'agitation péroniste et de corruption, aussi étourdissant qu'inoubliable.

    Anatomie d'un braquage !

    Piglia s’empare du « casse du siècle » pour balancer un uppercut littéraire, sans-filtre et de sang-froid, dans la tourmente Argentine des années 60. Un texte dont on sort difficilement indemne !

  • Long de plus de trois mille kilomètres, le Yukon traverse le Canada et l'Alaska avant de se jeter dans la mer de Béring. Chaque été, depuis la nuit des temps, les saumons royaux (ou chinooks) remontent ses eaux pour retourner pondre et mourir sur leur lieu de naissance. C'est l'un des derniers endroits sauvages de la planète.
    En entreprenant ce long et difficile voyage en canoë afin d'accompagner les saumons dans leur migration, Adam Weymouth souhaitait constater les effets du réchauffement climatique sur une nature presque vierge et coupée de tout. A terme, c'est l'existence même du saumon royal qui est menacée, mais aussi celle des communautés autochtones qui dépendent de lui, et dont l'auteur dresse un portrait inoubliable. S'interrogeant sur notre relation de plus en plus complexe avec le monde vivant, il nous offre le récit captivant d'une aventure extraordinaire, et nous invite à une immersion élégiaque au coeur des mystères de la vie.

    Oh mon saumon !

    À la fois récit de voyage, documentaire animalier et enquête de terrain, Adam Weymouth fait revivre toutes les légendes du Grand Nord à l’occasion d’une descente du Yukon en canoë. Un texte captivant qui rappelle l'urgence à préserver les ressources naturelles et les grands espaces !

  • Le livre Marthe vit à la ferme avec ses parents et son frère Léonce. Le père est mutique et violent, mais l´amour de la mère, l´enfance de Léonce et la chaleur des bêtes font tout le bonheur de vivre.

    À seize ans, elle rencontre Florent et découvre que les corps peuvent aussi être doux. Deux ans plus tard, le drame survient. Les fleurs sont piétinées, mais la catastrophe laisse intacts l´amour du petit frère et celui des mots.

    Une histoire bouleversante et charnelle, une langue d´une puissance étincelante : la voix de Marthe, musicale et nue, accompagnera le lecteur pour longtemps.

    « Je voulais une mère avec des épaules pour poser mes joues brûlantes. Je voulais un père avec une voix pour m´interdire de faire des grimaces à table. Je voulais un chien avec un passé de chat pour ne pas oublier qui j´étais. [...] Je n´ai pas eu tout ce que je voulais mais je suis là, avec mes zéros, ma vie soldée du jour qui vaut bien ma vie absente d´avant. Je tombe rond ; mon compte est bon. »   L'auteur Nicolas Clément est né en 1970 à Bourgoin-Jallieu. Agrégé de philosophie, il enseigne en lycée et en classes préparatoires.

    ...

    C'est la fragilité épargnée et la pureté magnifiée. Les coups, comme autant d'épines paternelles, n'y feront jamais rien : après la rudesse de l'hiver, la vie éclôt de son plus bel éclat. Un court texte comme un bouquet d'orties enrubanné d'amour et servi dans une langue brute et SUBLIME!

  • L'incroyable épopée d'un Australien pour restituer un crâne aborigène à sa tribu : un chemin de connaissances, d'ouverture et de rédemption.John Danalis a grandi avec un crâne aborigène dans son salon. C'est seulement à 40 ans qu'il comprend l'horreur de la situation. Emporté par l'élan de sa prise de conscience, John décide de tout mettre en oeuvre pour restituer Mary - puisque c'est ainsi que le crâne a été affectueusement renommé - à son peuple. Pour cela, il va devoir déconstruire ses préjugés d'homme blanc sur la culture aborigène et se plonger dans l'histoire ancienne de l'Australie. Commence alors une quête qui va entrainer des rencontres extraordinaires et une profonde révolution dans la manière dont John et sa famille envisagent la vie et leur rapport aux autres.

    Mal de crâne !

    Restituer un crâne Aborigène : une démarche qui témoigne d’une réconciliation possible entre les cultures. Avec sincérité et émotion, Danalis nous fait le récit de cette euphorisante prise de conscience, rendant au passage un magnifique hommage aux vibrations de l’Ile-Continent.

  • Zakaria vient quand il veut, et s'en va à sa guise. C'est l'amant imprévisible, mais qui apporte quelque chose d'unique. Pas tout à fait l'amour et pas seulement le sexe. La rencontre d'un soir est peu à peu devenue une liaison qui se cache mais qui dure. Jusqu'à ce que l'interdit religieux et les fantômes s'en mêlent. Et que la complicité se grippe. Quelle relation inventer alors pour ne pas tout perdre ?

    Chaud dedans !

    Par-delà le récit des étreintes se dresse la question de l'identité, du désir qui mène parfois à sa perte ou de l'interdit qui souvent la conditionne... Une réflexion sensuelle et addictive sur ce que le corps nous dicte et que la tête réfute... Ou tout l'inverse !

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